[HS]Groumph. Je voulais me coucher tôt. Mais les trop nombreuses choses dites ici où là, ont tellement fait monter mon taux d'adrénaline que pas moyen de dormir tranquillement. [/HS]
Une petite (pas comme si le net français du manga était si grand que ça) cabale s'est mise en place contre l'éditeur Soleil, il y a peu. Ce ne sera ni la première, ni la dernière, Soleil est bien
loin d'être l'éditeur le plus aimé, que ce soit en manga ou en BD franco-belge. La cause ici ?
Une soit-disant censure du manga NHK truc. La mise en cause trois pages où des images pédophiles ont été brouillées.
Les trois images.
La version "censurée", à la place des images pédophiles, vous avez des écrans brouillés comme la neige sur votre télé plus ou moins (enfin pour celle que j'ai vu).
Et de là, des puristes ont commencé à crier à la dégradation de l'oeuvre originale, à la censure et tout le toutim' (pour précision quand même, ces pages n'ont quasiment aucune valeur au niveau de
l'histoire, montre juste une autre facette de la déchéance dans son parcours d'hikkimori (*CPM)).
Personnellement, je n'ai vu que les six premiers épisodes de la série TV et ça a suffi pour que je la foute à la poubelle. il y avait quelques bonnes idées qui faisaient sourire (genre le type qui
découvre le X sur le net et qui va jusqu'à effacer des fichiers systèmes pour sauvegarder des images ou la conception de l'eroge(*EPM) mais le fond était tellement à chier et cousu de fil blanc que
j'ai préféré arrêter les frais. Dire de l'intérêt que je porte au manga. Finalement, c'est un peu comme la polémique
School
Days, c'est vraiment du vent, mais la bêtise crasse qui a parcouru les "accusations de censure" m'ont passablement énervé (ça
m'a fait rire et pleurer aussi suivant les intervenants).
Reprenons la base. Qu'est-ce que la censure ?
On peut, grosso-modo, la séparer en deux parties. L'une est la censure imposée par une tierce partie avec des moyens de pression puissant (en général, l'Etat et les religions ainsi que des
lobbies), l'autre couvre l'auto-censure, consciente ou non réalisée par l'auteur/rédacteur/autres.
Commençons par la première. Grande ennemie de Voltaire, que ce dernier a rendu classique via sa phrase :
"Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrais pour que vous puissiez le
dire."
Au vu de l'époque, Voltaire s'intéressait à la liberté d'opinion et la liberté du libre-arbitre. Mais, je me dois bien de devoir décevoir Voltaire, un état ne peut exister sans censure. Et ceci de
façon assez logique, vu que les lois sont des censures en elle-mêmes, qui diminuent donc la liberté d'opinion de chacun. On peut prendre comme exemple le fait d'outrage à un agent de l'état dans
l'exercice de ses fonctions (très à la mode ces derniers temps) ou bien le fait que le négationnisme ne soit pas toléré dans notre pays. C'est ainsi que fonctionne le pays, par micro-censure afin
de maintenir un état de loi. Sinon, bienvenue à AnarchyLand où chacun peut parler comme il le souhaite. Pas que ça me semble impossible à construire comme pays, mais vu l'intelligence et la
responsabilité du citoyen français, j'ai comme un gros doute. Evidemment, ces censures reposent sur le socle moral qui "unit", dirons-nous, le pays. Socle qui frappe directement chaque citoyen et
donc, un auteur.
Ce qui mène à la deuxième partie. L'auto-censure. Celle-ci peut être inconsciente ou consciente. Elle repose de manière inconsciente sur un auteur par son héritage culturelle et/ou moral, en
excluant de force certaines choses qu'il pourrait mettre dans son oeuvre. Pour prendre, un exemple, un peintre musulman un tant soit peu fondamentalisme n'imaginera même pas caricaturer le Prophète
par exemple. A ceci s'ajoute une censure de type consciente, des limites qu'il se pose de lui-même et finalement, limite son oeuvre. Cette censure peut s'exercer par plusieurs biais. Par exemple,
je collerais bien une balle dans la tête de notre cher président, mais je ne le ferais jamais. Car, à mes yeux, c'est mal de tuer même le plus crétin fini de tous les temps. Tout comme un type
explique clairement qu'il ne tuera jamais Hitler dans l'
Ultime Souper mettant un joyeux merdier dans la belle organisation
du groupe organisateur. Après cette auto-censure est clairement plus perverse que le premier type. Pour prendre un exemple commun rabattu à tout va sur le net pour prouver sa supériorité sur les
médias traditionnels : les médias traditionnels sont à la botte de quelques riches et donc s'auto-censurent.
Mais quoiqu'il en soit, quoiqu'il reste de ses censures à la fin de la rédaction de l'oeuvre, c'est SON oeuvre, l'oeuvre de l'auteur et seul lui peut décider de la modifier. Et c'est ce point qui
est intéressant à observer et qui à déclenché ma mauvaise humeur.
Maintenant que j'ai défini de manière très empirique la notion de censure et que je ne me suis pas résumé à la bête définition classique, revenons à nos pages "censurées".
Ce qu'a précisé Soleil, c'est que les pages ont été modifiées avec accord de l'éditeur et de l'auteur. On pourra éventuellement débattre du poids de l'auteur face à son éditeur pour accepter ou
non, les modifications proposées, mais c'est un autre échange à faire. Contentons-nous de considérer que l'auteur a été parfaitement libre de faire ce qu'il voulait. Et que l'éditeur japonais n'a
pas joué de rôle. Ou qu'il présente tous les deux un tout. Et que si l'éditeur a agi contre la volonté de l'éditeur et bien, il a été effectivement censuré. Mais vu que le débat n'a même pas réussi
à aller jusque-là, je ne vais pas me gêner pour la généralisation moyenne du consommateur de manga moyen : editeur + auteur = 1.
Donc ce dernier était d'accord pour ces modifications, dixit Soleil (enfin de son marketeux qui écume les forums :p Râhlàlà, obligé de défendre un marketeux, tout se perd Y_Y ) et supposons que
Soleil soit de bonne foi (y'a pas de raisons qu'il mente mais avec leur passif dans la BD franco-belge...), où est la censure ?
Ah oui, les gens ont ENCORE confondu adaptation et censure. C'est malheureux.
Résumons : l'adaptation, c'est l'étape (souvent bâclé dans le manga) qui permet d'offrir une oeuvre à un public. Ceci recouvre donc à 80% la traduction et quelques détails. Comme les images
brouillés dans notre cas. Ici, certains sont montés sur leurs grands chevaux, prétextant que le brouillage fait par Soleil dénaturait l'oeuvre de base.
Plein de choses à redire à cet argument, tout comme l'admin est le dieu d'un site, décidant de sa vie ou de sa mort et de ce qu'il publie, l'auteur est le seul dieu de son oeuvre. Seul lui, a
légtimement le droit (à mes yeux du moins) de choisir ce qu'il écrit ou non. Si un éditeur étranger lui dit que ça craint de laisser des filles de 10 ans à poil et qu'il préfèrerait les cacher, si
l'auteur avalise cette demande, alors les lecteurs du pays concernés n'ont qu'une seule chose à faire : la boucler ou s'en prendre, non pas à l'éditeur comme ils le font, mais à l'auteur qui a
accepté les modifications. C'est lui, le seul et unique responsable. Dans la paranoïa pédophile qui englobe notre pays, Soleil a préféré jouer la carte de la prudence, c'est leur choix. L'auteur a
avalisé, c'est son unique faute si c'est censuré. A ce que je sache, c'est encore l'auteur/éditeur qui tient la dragée haute aux éditeurs français. Ce sont eux qui décident (et qui sont souvent
super relous....).
Donc s'en prendre à Soleil, c'est complètement stupide.
La deuxième chose, c'est le côté : cela dénature l'oeuvre originale. Sachant que toute adaptation (y compris la traduction) dénature une oeuvre par défaut, ma réponse courte est : apprend le jap'
et lis l'oeuvre en jap'.
Mais vous savez quoi ? Je vais enfoncer le clou. Même la lecture jap' dénature l'oeuvre.
Et ceci pour deux raisons :
- votre traduction du jap'
- et plus pervers, la simple existence du support dénature l'oeuvre originelle. Cette dernière est dans la tête de l'auteur et est la seule vraie représentation de ce que devrait être l'oeuvre.
Mais elle est inaccessible (sinon le cerveau d'Einstein aurait livré un nouveau moyen de locomotion depuis le temps).
Ce qui
explique pourquoi plein de gens sont frustrés par les oeuvres qu'ils créent vu qu'elles ne correspondent jamais à ce qui est dans leur tête.
Bref, dire que Soleil a fait de la "censure", cela revient par ricochet à diffamer l'auteur.
C'est toujours le même souci. A qui appartient une oeuvre ? A ses lecteurs dans notre cas, ou à l'auteur ? On peut certes diffamer un auteur quand il a fait de la merde, c'est de bonne guerre, mais
là, on diffame un auteur sur son... Choix d'adaptation de l'oeuvre ? C'est quand même culotté. Alors quand je lis des types, qui "par principe" ne vont pas acheter le livre à cause de sa "censure",
je me dis qu'ils se sont mis le doigt dans l'oeil jusqu'à l'épaule.
A mes yeux, l'auteur est dieu. Il a décidé, il faut dire Amen. Car c'est ainsi que se construit son oeuvre par ses choix. Et ses censures automatiques. Donc, la soi-disant défense de la liberté
devient d'une absurdité comique. Surtout, que dans ces cas, on appelle ce bon vieux Benjamin Franklin à la rescousse avec sa phrase : "
Un peuple capable de sacrifier une
partie de sa liberté au profit de sa sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre". Haha, haha. Comme si ça avait quelque chose à voir. Si je devais sortir un argument fumeux, je dirai qu'il n'a
pas dit "
Un peuple capable de sacrifier une partie de sa sécurité au profit de sa liberté ne mérite ni l'un ni l'autre", donc rien ne dit qu'il ne le désapprouve.
Plus original, c'est un peu comme un philosophe s'extasiait sur la beauté des cadrages des films X et qu'il fallait que le réalisateur (aka l'auteur) lui dise : "Heu, c'est rien qu'un porno hein
!"
Donc l'appropriation des oeuvres par les lecteurs, c'est nada pour moi. On peut remarquer qu'on aurait préféré que les oeuvresn soient comme ci et comme ça, mais au final, l'oeuvre peut très bien
vivre sans eux. Il serait bon que certains lecteurs réalisent que ce ne sont pas eux qui font vivre les oeuvres. Elles vivent très bien sans eux. Ceux qui croient qu'une oeuvre a besoin de succès
pour exister n'ont strictement rien compris à la notion d'oeuvre. L'existence d'une oeuvre se suffit à elle-même. Après, elle peut ne pas suffire à l'ego de l'auteur qui peut souhaiter la voir
partagée et aimée. Mais c'est aussi un autre débat et j'ai suffisament disgressé.
Si je devais résumer les arguments des anti-"censures", ce seraient:
- Modification et dégradation de l'oeuvre originale : triple fail auquel je réponds par : adaptation, choix de l'auteur, et de toute façon, l'oeuvre jap' est déjà dégradée vis-à-vis de l'oeuvre
originelle
- C'est un manga pour adulte pas pour grand public, pas besoin de mettre du brouillage : donc, comme c'est pour adulte, on peut mettre de la pédophilie indirecte ? J'ose espérer que vous mettrez
autant d'ardeur à défendre le premier manga nationaliste japonais qui sortira. Ou le prochain bouquin négationniste. Et si le côté pédophile ne vous gêne pas (oui, ça en est) alors que notre
société est devenue extrènement tatillonne sur ce sujet, émigrez au japon et foutez nous la paix ! P'tain que j'en sois au point de dire la même chose que sur les commentaires du figaro quand les
types se plaignent des taxes et que je leur dis de se caser en Angleterre s'ils sont pas content, c'est que quand même, c'est grave ! Soleil aurait pu le mettre sous plastique. Certes. Mais ça
n'aurait rien changé au problème. Même si j'adore Angel et conte son interdiction d'exposition, y'a quand même une chose nette. Il y a un épisode sur la prostitution de mineure. Ce n'est pas rien
non plus. Et légitime un acte à son encontre.
Et puis bon... Le coup du "Bouhouhou, le manga est la cible des attaques alors qu'il y a plein d'autres bouquins qui le font". Faudrait m'en citer déjà et franchement, faudrait passer à autre chose
quoi. Je vais finir par croire les détracteurs des mangas d'une autre époque qui disait que ça rend bête quand on a une réaction aussi puérile.
- C'EST DE LA CENSURE !!!! : Non, c'est de l'adaptation aux moeurs d'un pays et à son cadre légal. Si tu ne captes pas ça, c'est que tu ne captes comment fonctionne ton pays et si tu ne comprends
pas ça, alors tu es comme
cette colombe. Soleil n'a aucune raison de se prendre un procès pour tes petits yeux.
Il y aurait éventuellement un dernier point à éclaircir sur la possession d'une oeuvre par son auteur. Le truc qui s'appelle "Tombé dans le domaine public". Une fois à ce stade, l'auteur "perd" son
oeuvre et elle devient le bien de tous. On peut la censurer, la détourner (comme moi
pour la Marseillaise).
Mais bon, cela n'arrive que dans des circonstances très précises. Et l'auteur mort depuis belle lurette, donc le maître de l'oeuvre n'existant plus, cette dernière est libre de voler où elle le
souhaite pour y subir les derniers outrages.
Putain, 1h30 Y_Y
Je pense avoir fait le tour, j'ai sûrement zappé deux/trois exemples àlakon... Tant pis. M'enfin, le prochain qui vient me parler de censure ou du respect de l'oeuvre originale, je lui fais bouffer
mon clavier.
Pourquoi j'ai pris ce sujet tant à coeur ? Parce qu'à mes heures perdues, je suis un peu auteur sur les bords. Non, le blog et tous les trucs que j'ai pu écrire sur le net, ça ne compte pas. Je
parle de bouquins. Alors si, un jour, un de mes bouquins sort et si, ô double miracle, il sort en Arabie Saoudite et que je décide de supprimer quelques phrases pour que sa publication soit
autorisée, ça me fouterai hors de moi que des gens critiquent cette censure. C'est tout.
Car j'emm***** le respect de l'oeuvre originale, JE suis l'oeuvre originale. Et si je veux m'auto-censurer de mon plein gré, je le fais, foutrailles ! Et si savoir mettre de l'eau dans son vin,
fais de soi un collabo, alors j'en suis un. BASTA ! Je préfère être un collabo, qui peut faire passer ses idées dans des versions expurgées, qu'un consommateur français moyen qui chouine dans son
coin et qui n'est pas foutu de construire un lobby efficace, chose que les consommateurs américains ont compris depuis bien longtemps. Le consommateur français moyen failed devant le consommateur
américain moyen qui est foutu de faire plier les entreprises qu'il veut. Je ne suis pas un consommateur français moyen,
JE SUIS DIEU SUR CE BLOG (enfin... Après tout ceux qui sont au-dessus de moi sur over-blog \o/ )!!! ( oui, ça n'a presque rien à voir avec le sujet. Enfin si un peu. Et pis zut, c'est encore MON
blog, saletés de lecteurs qui veulent s'approprier mes saintes écritures !!! )
Amen :D
Plus sérieusement, il n'y pas de notion de pureté en soit (ou j'ai foutu ce terme sans m'en rendre compte, la flemme de tout relire là, j'étais lancé hier soir), une version dégradée d'une oeuvre n'est pas forcément impur. Disons qu'il essaye d'approcher ce qu'il souhaiterait avoir. Mais que par défaut, l'oeuvre perd en substance (parce qu'il ne sait pas dessiner par exemple, genre moi :p ). Et si l'auteur accepte ça, bah voilà quoi, il peut sortir son truc.
Y'a de deux types d'auteur. Ceux qui le font pour leur gueule et ceux qui le font parce qu'ils veulent faire partager leurs pensées. Je ne vois pas les autres forces en présence qui peuvent exister. C'est même pas une question de pognon.
Pas pigé ton histoire de semi-taunt politique par contre.
J'avais commencé à cause de ton article à la base si mes souvenirs sont bons, mais si au bout de deux heures, malgré quelques sourires décrochés ici ou là, je n'étais pas emballé, ça ne valait pas le coup de continuer à mes yeux.
Après si tu as des détails susceptibles de me relancer dans la série, je suis preneur.
C'est quelque chose de récurrent et globalement, on est quand même de mieux en mieux servi d'années en années. Donc bon.
Pour moi, c'était juste une pauvre looseuse. Aussi looseuse que le héros. Ce qui fait qu'ils formeraient un "beau" couple.
Mais bon, si je n'ai pas ressenti quoique ce soit au bout de 6 épisodes, je doute que le reste me convainque :/
Le flou juridique qui pourrait exister sur ce point me laisse sceptique. Si une affaire sur des images lolis éclatait, la jurisprudence qui pourrait en découler, pourrait être tout aussi avantageuse que extrènement destructrice pour le loli.
Actuellement, on peut se gaver de loli hentaï chez soi et, à priori, être tranquille. Ce qui ne serait pas le cas forcément en ameutant devant la justice ce genre de cas.
C'est un peu comme être avec de gros sabots. C'est super pratique pour faire entendre sa voix et sa présence, mais quand on rentre dans une pièce emplie d'oeufs, il faut mieux mettre quatre paires de laines sur ses sabots.
Histoire de retarder l'inévitable. Car il arrivera, mais le temps gagné pourra permettre de préparer la société à ce genre de "travers". Car l'argument de base dans notre cas est facilement prévisible, ce sera : "le loli incite à la pédophilie". Tout comme le JV incite à la violence.
Le monde du manga français commençant enfin à nous sortir autre chose que du shônen du base, inutile de l'embarquer dans ce genre de polémique stérile comme celle qui a pu exister il y a 10 ans et a freiné ses possiilités de manière drastique.
Je suis du genre à calculer mes coups sur la décennie, pas sur la dernière sortie sulfureuse.
Le seul bémol que j'émettrais, c'est que oeuvre originale différente de oeuvre originelle. (oui, je sais, mon bémol est tiré par les cheveux).
Mais sinon, je peux prendre le pouvoir, déclencher une guerre et brûler toute la première oeuvre sortie.
Vi, j'ai de la suite dans les idées :p
Plus sérieusement, même si l'oeuvre originale existe et que donc, les lecteurs en ont approprié l'existence, si je décrète qu'il faut changer ça dans l'oeuvre originale pour qu'elle soit bonne, libre à eux de le faire. Et libre à eux de critiquer cette modification. Mais à partir du moment où ils critiquent la modification, ils renient l'idée que j'aurai voulu faire passer dans ce livre/dessin/autres, ou plutôt tel que j'aurai voulu le faire passer. Il ya une césure nette. On peut préférer l'originale, tout comme la modification. Que l'oeuvre soit figée ne change rien. C'est juste une vue matérialiste.
Tiens, le raton me fournit un exemple avec les pages X de GITS. Ca résume un peu la problématique. Donc maintenant, quelle version vaut mieux que l'autre ? Celle avec ou sans les pages X ?
Dans ce cadre-là, je choisirais la version de l'auteur quelque soit le cadre qui l'ait poussé à sortir cette version expurgée.
Merci pour la sollicitude sinon. Je te souhaite de même pour toi dans tes projets de... De... Quio au fait ? ^^"
Si ça ne te dérange pas de le dire, of course :)
- Dessiner est un acte. La portée de l'acte en tant que telle n'a que très peu d'importance sur ce point. C'est juste l'acte qui compte. Donc on peut parfaitement assimiler les deux.
- Editeur français qui force un éditeur jap'.... ? Soyons sérieux quelques minutes quand même ! :p Si les éditeurs avaient un tel pouvoir, je peux t'assurer que nos mangas seraient bien différents. Rien que pour les couvertures pour prendre l'exemple le plus parlant.
- Pour Iker, son point de vue n'évolue pas tant que ça quand même. Ca reste de la même lignée.
- Pour NHK, le gain de l'auteur est vite calculé, et dans une fourchette basse :p
- Pour la dignité d'une oeuvre, c'est faux. Mon exemple n'est pas le plus pertinent, mais Agatha Christie a sorti des oeuvres qu'elle a jugé pourri de A jusqu'à Z (me souvient plus de quelle histoire, mais y'avait une histoire de train. Y'a bien 15 ans que je l'ai lu). Mais fallait bien qu'elle bouffe à cette époque où elle était en train de divorcer (pas sûre pour la dernière affirmation, quoiqu'il en soit elle détestait cette oeuvre-là).
- Heu oui, mais là on parle d'un truc traduit non ? (va falloir que je relise mon article j'ai dû oublier des trucs que j'ai écrit dedans :p )
- Mon argumentation ne se casse pas la gueule sous le prétexte que Oiwa a récupéré son boulot d'un livre existant. Ca fait juste du N + 1. Au lieu de editeur fr/éditeur jap/auteur manga, tu passes à diteur fr/éditeur jap/auteur manga/auteur roman. Ca change rien à la problématique. Sauf que maintenant, faut pas engueuler Oiwa, mais Takimoto.
- Parce que tu trouves qu'en 15 ans, la censure n'a pas coooooonsidérablement baissé dans les mangas ? Tu veux que je te ressorte tous les doublages de l'époque du Club Do pour que tu voies la différence de tes yeux ? Entre le jus de fruit de Maison Ikkoku au doublage mythique de Ken ?
Punaise, il vous faut quoi ???
- Ouep. N'empêche que comme quoi, j'ai pas tord, dès que l'auteur approuve, le lecteur ne moufte plus. Et puis bon, résumer Mokoto à une cyber-orgie, euh ouais mais non quoi... Ca ne change rien au personnage. C'est du fantasme là.
Mais 3 000 exemplaires, ça me paraît déjà un tirage plus que correct. Faudrait que je rezieute les chiffres d'Heiji pour me faire une idée. Mais supposons. Par contre, j'aurai tendance à divisier la part de l'auteur par 2 ou 4, ce qui fait déjà chuter drastiquement le prix. Sans compter que je n'ai aucune de comment est rétribué un mangaka au Japon. Pas sûr qu'il ait un prorata sur les ventes, ça peut prendre une autre forme. De surcroît, tu prends le tirage brut et, dans ton calcul, ce qui va compter, ça va être les ventes effectives. Ce qui réduit d'autant le chiffre. Il y aurait éventuellement l'achat des licences pour les tomes, mais dans ce cas, la réponse est certaine à 90%, l'auteur ne touche rien vu qu'à ce moment, il n'a pas le droit sur son oeuvre. Donc bref. Après, je suppose que tu peux enlever plein de sous du fait de divers artifices comme les impôts et les indexations qui peuvent exister. Donc, ce n'est pas si "simpliste". A mon avis, il manque pas mal de retenues dans ton calcul. Et encore, 3600 euros sur un mois, ça en fait du bél certes, mais il est plus que probable que les 3600 euros seront étalés sur 3 ans, ce qui ferait au mieux 100 euros par mois. Ca permet de mettre du beurre dans les épinards, mais ça ne suffit pas à rendre riche :]
Ce qui a facilité mon argumentation, je le reconnais mais vu que 80% des échanges sur le sujet de "Contre la censure sur la NHK" le faisait, ça ne m'a pas gêné. Je n'ai que peu d'illusion sur la liberté des auteurs japs vis-à-vis de leurs éditeurs japs.
Il faut croire que j'ai l'esprit de contradiction et que j'ai tendance à taper sur le premier qui l'ouvre trop fort et de façon trop préemptoire sur le sujet. Il est plus que probable que s'il n'y avait pas eu une telle fronde sur NHK, mais juste des remarques, je ne serai pas monté sur mes grands chevaux ainsi. Bref, je suis un idiot qui répond aux provocations (ou à ce qui s'approchent à mes yeux) d'où qu'elle viennent. Modération wins quoi !
>>Peut être que écrire sur la non-activité socio-sexuelle, entretient la non-activité socio-sexuelle tu ne penses pas ?
Absolument pas. Au contraire même, vu qu'il y a production d'un écrit, ça entraîne forcément un échange à moins de le garder dans un coffre-fort chez soi. Et comme il y a un échange, ça nourrit un embryon social qui peut grandir ou mourir, certes.