J'erre dans les méandres de la convention. J'ai suffisament profité de la veille pour placer mes billes, je peux me permettre de me détendre un peu. Le moment est propice, les kikoolols et
emo-gothico-loli-freehugueuses - une nouvelle race assez pernicieuse qui vous saute dessus au détour d'un stand, heureusement qu'une clé au bras suivi d'un coup à la nuque suffit à s'en débarasser,
mais leur nombre extravagant pose toujours problème - sont tous au concert de J-Pop de seconde zone trop kewl et kawaï, comme ils disent. Si on peut trouver mignon un type qui a tant de gel dans
les cheveux qu'il pourrait offrir une épilation totale à tout son public. Enfin, tant qu'ils ne s'approchent pas de moi, ils font ce qu'ils veulent.
Je flâne entre deux stands conscacrés aux origamis, oasis de fraîcheur et de paix dans cet univers gras. Un brouhaha soudain me fait tourner la tête. Le concert a fini. Merde. Une horde de zombies
décharnés s'approchent de moi. Je me dois de protéger mon intégrité physique. C'est bien la raison pour laquelle je sors toujours couvert. Je charge Bernerd Minet dans la mini-chaîne qui traîne au
fond de mon sac, volume à fond. Le résultat ne se fait pas attendre. Sous leurs cris d'orfraie et de waponais, ces erreurs de la nature retournent dans la salle sombre d'où ils n'auraient jamais dû
sortir. J'achève les plus lents d'une frappe au plexus, pour être certain qu'ils agonisent de longues minutes au sol. La meute infecte est dans la salle. Tenant ma chaîne à bout de droit, je
dégoupille une grenade fumigène, la lance dans le tas et ferme les portes. Je coince ces dernières avec des ganivelles. Du boulot comme je les aime, un gazage dans les règles de l'art. Avec un peu
de chance, la sécu va les foutre à la porte pour avoir "perturbé le bon déroulement de la convention."
Je ricane... S'ils savaient. Et là, je réalise que j'ai baissé ma garde. Tout un cosplay groupe Naruto arrive sur ma droite, un des pires que j'ai pu croisé que ce soit au niveau des vêtements que
ceux qui l'habitent.
Shit.
Je plonge sous le premier stand qui me fait face. Erreur. Grossière erreur. C'est un stand HK. Ils s'y jettent dessus la bave aux lèvres, ces incultes. Pas le choix. Je déballe mon couteau de
cuisine d'Higurashi spécialement importée du Japon et je coupe les tendons des chevilles qui passent. Leur étonnement et leurs cris de goret me donnent le temps de me dégager. J'en profite pour
couper quelques petits doigts à la mode Yakusa, ça leur fera les mains.
Je m'enfuis rapidement, il est temps de trouver une retraite sûre. Je finis par arriver au stand de NoLife. Pas mal de glaireux mais une occasion en or se dévoile devant mes yeux. Je sors ma
thermos de thé vert, en remplit le gobelet et me dirige innocement vers les tables. Passé maître dans l'art du "Je-fais-semblant-de-tomber-et-je-raccroche-au-dernier-instant" de maître Mario,
j'envoie valdinguer ma tasse de thé sur la correspondante japonaise de la télé tout en me rattrapant à la table. Tout suit alors le plan, comme l'aurait prévu Gendô. La correspondante porte ses
mains à son haut pour tirer dessus et éloigner le thé brûlant de sa peau. Mon portable est déjà judicieusement placé, mitraillant l'ouverture du décolleté via ma main tendu pour apporter de l'aide.
J'expédie les excuses et je me réfugie plus loin et je check la chose. Bonne pioche. On peut même voir le type de sous-vêtement. Je vais me faire un sacré paquet de blé sur le marché noir des
otakus.
Tiens, un appel. Un de mes contacts internes. Quand il m'annonce la nouvelle, j'ai du mal à y croire. Un frisson électrique parcourt mon corps. La pôle est dispo sur la scène du cosplay groupe. La
pôle.... Le surnom de la place qui permet de prendre les meilleurs panty-shots des scènes. Apparement son possesseur a eu un accident "malheureux". Encore un n00b qui ne connaît pas les règles du
jeu.
Quoiqu'il en soit, il me faut cette place. Pouvoir narguer toute une pelletée d'otaku glaireux et gras qui ont des téléobjectifs pour réussir les panty-shots sur lesquels ils se touchent toute
l'année, est un plaisir qui ne se refuse pas. Surtout que je vais les rendre fou de voir que je gâche cette mythique place en prenant des photos avec... Mon téléphone portable qui ne possède que 16
couleurs et 100 000 pixels. Comparé à leurs numériques à 30 millions de pixels et 256 couleurs, je vais produire des photos de qualité merdique. Photos qui s'écouleront quand même à plusieurs
milliers d'euros sur le marché vu que ce seront les seules à avoir l'angle le plus profond. J'ai hâte de voir leurs mines dépitées. Il me faut cette place. Je cours à l'amphi. Je vois déjà des tas
amorphes qui réclament la place aux orgas. Je souris. Il n'y connaisse vraiment rien. Je trouve vite mon homme. La place sera bientôt mienne.
Vocab : C'est plus ou moins voulu, si on veut.
Scénario : Normal, j'ai foiré la mise en place de l'athmosphère
Citation : Passe pas ton trackback :(
Et quelle citation ? O_o
Et arrivera ce soir si je me plante pas.
Ah, et je l'ai inséré dans le texte pour tester, tout pareil. Manque pas un morceau dans ton trackback