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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 20:34
L'organisation d'une convention, c'est exactement comme l'organisation d'une armée. Sous-fifres, sous-fifres+1 , sous-général et général. Sans oublier les politiciens qui commandent le général. Le truc, c'est de s'assurer le soutien d'un sous-général compétent. C'est à lui que reviendra la tâche ingrate de convaincre le général. S'il est bon, ça passe facilement. Les politiciens n'ont guère d'importance, ils ne disent quasiment jamais rien, hochant la tête aux dires du général. Leur incompétence crasse ne leur permet guère de faire mieux. Et contrairement à eux, les sous-généraux sont accessibles.
Mon dernier sous-général efficace ayant renoncé à rempiler cette année - ce fourbe avait préféré se casser au Japon et y vivait maintenant comme SDF, bien fait pour lui - , je devais mettre le turbo pour en dégotter un à l'arrach'.
C'est assez simple finalement. D'abord repérer un troufion et lui extorquer les infos nécessaires. Ils sont tellement paumés qu'ils ne se rendent à peine compte des infos fondamentales qu'ils lâchent, infos que je sais utiliser jusqu'à la moëlle. Ne jamais croire que les troufions de base ne savent rien. Ils savent peu, c'est un fait. Mais c'était suffisant dans mon cas. Après deux/trois vérifications d'usage, j'ai réussi à dénicher la caméra planquée dans les vestiaires du cosplay féminin. De l'extérieur, elle était discrètement cachée sous une table. Renseignement pris, je file coincer le sous-général. Il est meilleur que ce à quoi je m'attendais. Le fait que j'ai découvert la caméra ne le choque pas, et des négociations âpres s'ensuivent.
On trouve un accord. Il m'assure la pôle pour le cosplay mais veux des photos de qualité correcte. Et il me filera une copie de la vidéo des vestiaires. Je le quitte satisfait. C'est un bon. Je repasse devant les otak' gras et libidineux qui se battent encore pour la place. Les imbéciles.

Je me réfugie dans un coin de la salle. Je m'arrange pour placer mon appareil de manière à ce qu'il prenne les panty-shots de l'intérieur du sac. Ainsi, je pourrai assurer les deux services, la qualité médiocre via les photos de mon téléphone qui laissera croire que ce sont les seuls photos que je prends, et la haute qualité via mon numérique. Je pourrai vendre la mauvaise came en premier et la bonne en deuxième. Double vente, double bénéf'.

Le temps passe. Mon téléphone sonne. Sûrement le sous-général qui vient confirmer la réussite de sa mission. Mais non. Un dégénéré de politicien véreux vient de foutre sa merde. Et impose SA personne. Je n'ai pas besoin de nom pour savoir qui est ce connard. Mon ennemi. Mon vieil ennemi. Ma némésis. Il n'y a que lui pour corrompre un de ces types. Je me demande ce qu'il a aligné cette fois-ci : le blé ou son corps ?
Mais s'il croit que je vais lui laisser la place si simplement, il se gourre. Je connais une de ses faiblesses. Il va être temps d'en profiter.

Je file au stand bandaï, choppe le chef et lui file mes ordres. Il refuse. Il sait que c'est un coup à se faire haïr et à perdre son poste. Je lui rappelle que j'ai encore la vidéo. Il regimbe. Je lui susurre à l'oreille que se taper des asiats de moins de 12 ans dans le treizième arrondissent, ça va bien chercher dans les 20 ans de taule. Bonne idée que j'ai eu ce jour-là de payer cette gamine pour coucher avec lui. Il ne se doutait pas qu'il aurait été filmé par un autre. Je le laisse abattu. Je sais qu'il fera le bon choix.

Je téléphone au sous-général et je le préviens que ça devrait s'arranger. Quand je le vois. Il est là. Juste devant moi. Mon ennemi. Chacun se regarde sardoniquement. Notre première bataille remonte à loin, lors d'une convention à Rennes où j'ai gagné la figurine Necrid à une compétition de Bomberman. C'était une victoire hônnete, mais il était persuadé que j'avais triché. Et depuis, de conventions en conventions, notre haine mutuelle a grandi. Le respect que nous avons l'un pour l'autre aussi. Ce qui ne nous empêche pas de nous livrer aux plus fourbes des coups bas afin de battre l'autre. Pas de pitié, seule compte la victoire. Il m'a bien coincé une fois entre plusieurs Sailor Moon à barbes pour acheter des figurines collectors de Final Fantasy VI que je convoitais. Ma revance avait été radicale cette fois-là, car je m'étais arrangé pour qu'il se retrouve enfermé dans les toilettes qui allaient exploser. Ca avait été un plaisir de le voir sortir couvert de merde.

Je commence à devenir fébrile. Mais qu'est-ce qu'il fout le type chez Bandaï ? Pendant ce temps-là, ma Némésis passe sa main sous son manteau ample. Que va-t-il sortir ? Il croit pouvoir m'acheter avec un quelconque truc collector ? Il croit que.... Oh le chien !!!!
Là, juste devant mes yeux, il me tend la version éditeur américaine de "Kumo no Mukou, Yakusoku no Basho". L'enfoiré ! Les versions éditeurs, ça ne se trouve pas dans le commerce !
Je ne préfère pas imaginer ce qu'il a fait pour l'avoir. Et je me maudis qu'il connaisse une de mes faiblesses. Je savais que j'avais montré trop d'intérêt pour Makoto Shinkai ces derniers temps. J'aurai dû me douter que ce rascal, plus geek que moi, n'hésiterait pas à scanner tous les ports de mon PC afin de vérifier tous mes accès et les proxys anonymes que j'utilise. Tout cela, dans le but de me suivre à la trace. Le fumier !!! Mon espoir repose sur ce lâche de Bandaï. Mon ennemi secoue la boîte négligemment devant lui. Si seulement, je pouvais le... Puis son téléphone sonne. Il décroche puis pâlit. Nous voilà à égalité, juste à temps. Je sais ce qu'il a appris. Le stand Bandaï vient d'annoncer qu'ils lanceront 5 figurines collector de Gundam dans le public. Des figurines à 1 000 euros pièce de la première série. Un fantasme quand on est un des grands du fandom Gundam. Et maintenant, il est tiraillé entre son désir d'otaku, son désir de prendre l'ascendant et le blé qu'il pourra se faire avec les panty-shot. Je ne suis guère mieux loti, avec cette édition ultra-rare qui me fait de l'oeil. il faut trouver une solution. Vite.

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Ecrits Sans Sens
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commentaires

Tanguy 11/11/2008 20:28

Moi aussi je trouve que c'est que du bon...
Vivement la suite

Gaum 10/11/2008 21:21

Passionnante, cette histoire. Suite?

Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 11/11/2008 04:27


Pas encore écrite. Sachant que j'ai de vagues idées pour cette dernière, elle mettra plus de temps à arriver.


Car j'avais déjà la deuxième partie en tête avant d'écrire la première. Mais j'ai pas la troisième en tête, malheureusement. Mais y'a pas de quoi s'inquiéter, je trouverais bien quelque chose.
Ecrire des rps, ça permait de s'adapter à tout :p


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