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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:06

 

Tiens, les gamers étaient en manque d'os à ronger mais ils sont heureux, ils ont eu un nouveau jouet grâce à Arte. Ils peuvent à nouveau refaire leurs pleureuses. J'imagine qu'ils étaient en manque. Mais bon, ne même pas reconnaître qu'en général, on a des têtes d'abrutis devant un écran pour la simple et bonne raison qu'on est puissament concentré dessus, ça relève d'une très haute naïveté. Ils devraient se prendre plus souvent en photo quand ils sont à fond sur un truc devant leurs écrans. Je crois qu'ils réaliseraient un peu mieux que non, ils ne respirent pas l'intelligence dans ce cas-là. M'enfin bon, dès que des "élites" sont un peu taquines, le populisme de bon aloi sait toujours ressortir de terre pour défendre la pauvre dignité outragée de ces gamers. 'fin bref, parlons du festival ! \o/

 

 

 

Le festival est passé tellement vite que je n'ai pas pu voir le quart de ce que je voulais voir. Ma plus grande déception reste de ne pas avoir vu "Les Citronniers". J'espère avoir une occasion de le revoir.

 

Le festival est fini depuis... Plus d'une semaine sans doute et les résultats sont consultables ici.

 

 

 

Alors, qu'est-ce que j'ai vu dans tout ça :

 

 

 

99 francs :

Pas mal. J'ai bien aimé les différentes reprises de pub/musiques/autres.Le rythme du film est un peu déjanté ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas devant. Mais d'un autre côté, je comprendrais aussi que certains n'accrochent tant le film aborde un côté destructuré au niveau de sa narration. Mais plaisant. Et putain, se dire que 500 milliards partent dans la pub chaque année, ça a quelque chose de démoralisant Y_Y

 

 

La nouvelle vie de Monsieur Horten:

Mon souci pour ce film, c'est que j'ai dû en manquer 20 minutes. J'ai vu les 5 premières minutes et j'ai eu une absence de 15 minutes... Mais ceci dit, j'ai quand même trouvé qu'il y avait une agréable athmosphère qui se dégageait de ce film, mélange de burlesque, d'humour discret, d'expériences originales et de doux sentiments. On suit donc Odd Horten, cheminot depuis 40 ans qui mène une vie réglée comme du papier à musique et qui, le soir de son départ en retraite, dévie un petit peu de son habitude. Ce qui va bousculer sa petite vie habituelle. Le personnage ne va pourtant pas en sortir transformé, mais il réalisera des choses sur lui-même, fera des rencontres plus ou moins particulières. Un peu comme si ce jour de départ de retraite devenait une nuit de folie. Mais une nuit de folie pour un type de 60 ans, ce n'est pas la même chose qu'une nuit de folie d'un type de 20 ans :D

On se laisse aisément porter par cette histoire, qui a, finalement, un petit côté "Conte de Noël version Retraite"

Comme vous pouvez vous en douter, j'ai particulièrement bien aimé.

 

 

Valse avec Bachir:

J'en avais entendu du bien avant de le voir et, effectivement, je n'ai pas été déçu. Le film se présente comme un documentaire d'animation. Autobiographique, ce film a pour centre le massacre de Sabra et Chatila. En discutant avec un ami, le réalisateur réalise d'un coup qu'il a comme un trou noir sur toute la période qu'il a passé au Liban et que le seul souvenir qu'il en garde, est un rêve qui commence tout juste à le hanter. Il va donc partir sur les traces de son passé, retrouvant d'anciens militaires qui ont fait partie de son unité pour recroiser les souvenirs de chacun, rencontrant des psys qui vont lui expliquer pourquoi il a un tel trou noir et pourquoi ce rêve est le seul souvenir qu'il garde de cette guerre. Et petit à petit, sa mémoire va se recontruire et il va retrouver ce qu'il a oublié et surtout, pourquoi il l'a oublié. Ce film dresse donc un constat effarant sur la capacité du cerveau humain à faire le ménage dans ses souvenirs et sa capacité à bloquer ou libérer ses derniers. Cette histoire qui raconte la réelle reconquête d'un homme de ses souvenirs oubliés, a un côté envoûtant.

Au niveau du dessin, le cell-shading offre vraiment un bon rendu avec des visages magnifiquement détaillés, par contre l'incrustation du cell-shading dans l'univers 3D plus classique, n'est pas parfait, on a parfois l'impression que les personnages marchent un peu dans le vide. Dans le même registre, ils font parfois un peu rigides. Mais le côté plaisant du scénario fait rapidement oublier ces petits défauts.

A noter qu'au Liban, ce film fait par "l'ennemi" (le réalisateur est israëlien) a eu un certain succès en étant distribué sous le manteau. Les gens voulaient voir l'autre point de vue. Et globalement, il semble avoir été apprécié en tant que tel. Il laisse quand même un goût amer pour un nombre de personnes, car le film n'esquisse pas une once d'excuse envers ceux qui ont été massacrés. Il est vrai qu'il sonne un peu "Ben ouais, y'avait un génocide sous nos yeux, on n'a rien fait. Comme on se sentait coupable, notre mémoire a donc préféré nous faire oublier la chose. Voilà quoi."

Et ça s'arrête là. Vu les massacres que ça a été, je comprends que certains libanais leur en gardent rancoeur....

 

 

Un baiser s'il vous plaît : J'ai A-DO-RE ce film ! Le plot du film se base sur la conséquence que peut avoir un simple baiser, normalement sans conséquences sur un couple. Et c'est drôlement bien foutu. La BO est pleine de musiques classiques qui sont un délice à l'oreille, l'histoire est bien menée, j'ai GRAVE surkiffé. J'ai adoré les dialogues entre les deux personnages principaux qui parlent de leur relation de manière totalement distante et qui sont incapables de lutter contre elle, de la façon dont tout s'agence. J'ai adoré. Je ne trouve pas d'autres choses à dire, tout garde un petit côté tellement authentique et tellement décalé que j'ai aimé. Et la conclusion est tout simplement magnifique !

 

 

 

  Le silence de Lorna : Encore un film dont j'ai raté le début, mais ce coup-ci... Je me suis fait atrocement chier. Au point que je n'ai pu continuer plus de 30 minutes. C'est long, c'est mou. Je me suis totalement ennuyé. Mais affreusement.

 

 

 

 

Du côté des courts-métrages, je n'ai pu en voir que trois (on peut les voir jusqu'à samedi, profitez-en ! ) :

 

 E-Pigs : Mon préféré des trois, sans nulle doute. Un film dont on sent l'inspiration de la Cité des Enfants Perdus de Jeunet avec un beaaaaaau filtre jaune, et qui a sans aucun doute bénéficié d'un budget plus que conséquent. Avec des cochons qui m'ont fait penser au délire de Masamune dans les derniers tomes incompréhensibles de Ghost In The Shell, j'ai juste été totalement aux anges !

 

 Vasco : Court-métrage d'animation, ce dernier part un peu en live. Je n'ai pas cherché à comprendre toute l'histoire, mais j'ai bien aimé la technique d'animation, ou plus précisément ces dessins avec un crayon gras. J'y ai trouvé un petit charme assez irrésistible.

 

 The night I became a doll : En fait, ce film m'a fait penser à ce qu'aurait pu être une histoire paralèlle à Evangelion : Et si Asuka avait choisi de devenir la poupée de sa mère. Sans compter qu'en plus que les persos sont roux, c'est difficile de ne pas faire le lien. Après, l'histoire n'a pas grand chose à voir. Mais bon... Pour le reste, c'est... Particulier quand même. Ca se regarde, mais je pense que c'est celui qui m'a moins intéressé des trois. Après, certains à-côté rappellent aussi  aussi cette sinistre affaire....

 

Et pis voilà, rien d'autre à ajouter ^^

Je suis plutôt satisfait de ce que j'ai pu voir, mais j'aurai aimé pouvoir en voir plus. Tant pis !

 

La bonne blague du jour : j'ai mis 5 heures en voiture à faire un chemin que je fais habituellement en 30 minutes en moto. La neige, ça ne pardonne pas... Sans compter que j'ai découvert un PV qui date du 4 Avril en arrivant chez moi. On a connu plus glorieux comme journée...

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
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commentaires

fv.cpp 11/12/2010 15:32



je pourrais te le preter... une fois qu'il sera ressorti des cartons XD



fv.cpp 10/12/2010 17:17



les citroniers, j'ete alle le voir au cine et j'avais ete tres decu (ma copine aussi d'ailleurs). le theme est bon, j'aime plutot bien l'actrice principale, mais le scenario n'est pas a la
hauteur. c'est tres decousu, relativement previsible et peu subtile. un peu comme la vraie vie en mal filmee quoi. c'est un peu tout le probleme des films "realistes" je trouve, d'un cote ca
reflette apriori plutot bien ce qu'ils veulent montrer, mais d'un autre cote quel ennui.


 


pour valse avec bachir, pareil, vu au cine. Interessant. certains passages un peu psycadeliques me sont passe un peu loin, et un peu decu par les images "reelles" a la fin. cela me donne
l'impression que tout ce qui est raconte en image de synthese a moins de valeur que ce qui est raconte par des images en prises de vue reelles. un peu comme si pour apporter la credibilite au
film il fallait montre les images a la fin, alors qu'a mon humble avis, ce n'etait pas necessaire et il aurait ete possible de "dessiner" le massacre pour cloturer le film. pour les excuses, faut
quand meme pas trop en demander XD de plus le soldat y est pas pour grand chose, c'est politique tout ca.


 


dans le meme "genre" (film israelien sur la guerre du Liban), je recommande Beaufort (pour ceux qui ne sont pas clostro) : un peu la meme problematique : une troupe israelienne confronte a une
guerilla, a des civils... Le bouquin est bien aussi, mais dans un style tres cru. Ca plaira pas a tout le monde.



Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 10/12/2010 17:52



Je note "Beaufort" pour plus tard ^^



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