Oui, oui, j'avais dit que j'updaterai plus souvent mon blog puisque je suis de retour de vacances. Mais bon, Muramasa quoi.
Ainsi donc, j'ai fébrilement récupéré cette galette en début de semaine dernière (galette qui va vite devenir collector comme le Okami vu comment ça part et surtout vu le faible nombre de galettes
tirées) et j'ai attendu avec patience la venue du we qui me permettrait de me noyer dans l'onirisme de ce monde.
Et le we tomba, fatal au bout d'une courte semaine de travail permettant de mesurer toute la plénitude de la vie empli de visionnage de Gurren-Lagann, et enfin, ma Wii, parée de sa virginale
couleur blanche, put s'alimenter d'une douce tranche de plastique trouée à coup de photons. Et cette fente suave sut goûlument ingurgiter cette succession d'information codée par un vieux procédé
physique afin de la restituer sous nos yeux ébahis, avalés par la déferlante d'image de qualité défilant sous nos pupilles écarlates, tandis que nos oreilles se satisfassent d'un son doux comme une
brise printannière qui réchauffe notre coeur et notre âme par le truchement de notre peau. Le délicat frisson de plaisir ne puit que parcourir notre échine.
Surtout quand la poésie des pixels superposées les uns aux autres, se mèle à une histoire qui perd les sens du spectateur qui doit muscler sa matière grise afin de comprendre tous les tenants
et les aboutissants de cette tragédie qui frappent deux destinées opposées, qui se croiseront et se décroiseront au fil du périple subi par les agents de notre gloire.
Ici, point de guerre et de batailles sanglantes, ici le brave fraie sa voie seul, entouré d'une verdure hostile et nourricière. Et le brave se doit d'être fort, tandis que de pernicieux
belligérants vous tendent des embûches devant vous empêcher d'accomplir votre destinée. Mais grâce au fait que votre brave soit télémanipulé par un être omniscient, la route s'avérera moins
redoutable que prévu, la stupéfaction laissant place à un sentiment mitigé portant par ailleurs la lueur écarlate du plaisir.
Ce délectable parcours serre le coeur de joie et de tristesse, nul autre combattant son ennemi ni le battant, coexistant sous la forme du Yin et du Yang, dans une harmonie de lenteur
fascinante.
Punaise, j'arrive pas à écrire dans ce style d'écriture, on va revenir au mode normal :
- J'ai foutu le jeu dans ma Wii
- J'ai joué
Reprenons un peu le tout. Les
graphismes sont clairement toujours aussi beaux.
Personnellement, je ne les ai pas trouvés supérieur à Odin Sphere. Plus lisses sans doute, mais de quoi frapper un canard à trois pattes. Le souci est aussi que, comme j'ai commencé par Odin
Sphere, je n'ai pas repri une claque dans la gueule avec Muramasa. J'osais espérer que Vanillaware serait capable de me remettre une autre claque dans la face, en repoussant les limites et en
réinventant encore la 2D. Mais non. Ce qui n'empêche pas le jeu d'être effectivement très beau et bourré d'animations splendides. Mais comparé à Odin Sphere, il n'y a pas masse de différence dans
l'esprit.
Le gameplay est bien foutu par contre. Complètement différent de celui d'Odin Sphere, mais avec une même fin (poutrer de l'ennemi par paquet de 15), on a un réel plaisir à
combattre avec les sabres et switcher entre ces derniers. On a trois sabres au combat et on switche
entre ses derniers en fonction de l'usure, de la possibilité d'utiliser des attaques rapides ou tout simplement pour utiliser une technique spéciale précise. Sachant qu'à la fin, on finit avec 108
sabres, ça laisse de quoi faire - même si au final, le dessin des sabres n'est pas très varié au final, sans compter que les vieux sabres sont pourris donc ne servent plus à rien assez
rapidement.
Le fait que les sabres aient une usure au combat, donne un soupçon de pression nécessaire afin d'alimenter notre concentration. Car, une fois qu'on a pêté nos trois sabres, on ne possède plus de
défense et tous les coups ennemis portent. Et à haul-level, vos 8 000 pv partent TRES vite. Genre si vite que le temps de choisir un objet de soin adapté, on est mort. C'est donc une situation
qu'il vaut mieux éviter, même si la mort n'est pas pénalisante du tout vu que l'on réapparaît au début de l'écran que l'on explore.
Mais globalement, en mode normal, il faut en vouloir pour mourir. Ca m'est arrivé rarement. Même très rarement. Je trouve dommageable que le monde normal soit si facile, un peu plus de challenge
n'aurait pas fait de mal. Mais, on verra ça quand je le verrai en difficile. A noter que comme pour Odin Sphere, on peut changer la difficulté n'importe quand. Je conseillerai donc de commencer en
difficile, quitte à redescendre en cours de route si besoin est. En mode normal, c'est un peu trop une promenade de santé.
Jusqu'ici, on peut penser que je suis satisfait du jeu. Moins que prévu au final. En cause ? La durée de l'histoire.
Comptez un peu plus de 12 heures pour boucler les deux histoires. C'est court. 5/6 heures plus tard, vous aurez débloqué toutes les fins. Ca fait à peine 20 heures au final. C'est quand même
méchamment court. Odin Sphere avait bien 50% de vie en plus au moins.
Et concernant l'histoire par elle-même, ben.... Je l'ai trouvé moins bien agencé et passionnante que Odin Sphere. D'une part, parce qu'on a moins de persos à jouer. D'autre part, parce qu'un des
reproches mineurs que j'ai contre Odin Sphere (un manque de fluidité au niveau narratif par instants, ce qui fait qu'on n'est plus trop sûr de qui fait quoi et comment), se retrouvent dans
Muramasa. On se retrouve un peu perdu sans tout comprendre ce qui se passe. Ne faites pas mon erreur et prêtez une très grande attention aux rares morceaux de dialogue dont vous pouvez profiter.
Sinon, des pans entiers de l'histoire vous passe à côté.
C'est un peu le cas pour le début de la fille. On nous balance des trucs comme ça et ça n'est pas forcément simple à piger. Je deviens ptêt bête en vieillissant, ou j'ai trop pris l'habitude des
jeux qui ont un rythme plus clair, mais...
D'un autre côté, ça donne un effet de style qui peut être plaisant : essayez de comprendre ce qu'il se passe quand on a raté le début. Car c'est un peu comme ça que se déroule les choses. En tout
cas, Odin Sphere possédait quelques cinématiques avec des dialogues permettant de fluidifier l'histoire, là, elle sont si peu nombreuses et si courtes que vous pouvez faire une croix dessus pour
vous aider. Surtout qu'au contraire de Odin Sphere, il n'est pas possible de refaire l'histoire des personnages pour revoir ce qu'on a mal compris, malheureusement.
Mais j'ai l'impression que Vanillaware ne sait pas faire des histoires parfaitement limpides. Ils m'avaient paumé aussi lors de la fin de GrimGrimoire.
Une autre chose mal gérée dans Muramasa, c'est l'esprit. Pour forger un sabre, on a besoin de deux choses :
- de l'esprit
- des âmes
Quand j'ai joué, le facteur bloquant était les âmes que l'on récupère en tuant des ennemis ou en les cueillant dans la nature.
Par contre, l'esprit... Il caracolait avec un chiffre en plus que la demande. Comprendre, si j'ai besoin de 100 en esprit, j'en possède déjà mille. Et ce, sans forcer. L'esprit est alimenté par la
bouffe (et par chaque niveau que l'on passe, j'ai l'impression). Et rien, qu'avec des plats simples, c'est déjà la fête de l'esprit. Ce dernier est clairement mal évalué, car quasiment inutile vu
qu'on ne s'en préoccupe vu qu'on a toujours de l'esprit. Et s'il en manque, pour pas grand chose, on peut le faire exploser.
Ce qui entraîne une perte de l'intérêt pour la bouffe. Alors que dans Odin Sphere, elle était vitale, là franchement, c'est à se demander ce qu'elle fait là. Il y a éventuellement les bonus offerts
par les plats préparés par nous, mais bon... Il manque clairement un peu d'équilibrage. Une carac censée être bloquante et qui ne l'ait jamais, elle ne sert à rien.
Dernier petit défaut à Muramasa, on se retrouve maintenant avec des arènes fermées en combat, alors qu'avant elles étaient cycliques, ce qui permettait de courir partout et d'échapper à l'ennemi,
voire de le prende à revers (mais là, le rêve). Là, l'arêne est fermée.... et on se retrouve donc avec un problème lié à nombre de "Beat Them All", les bords des écrans.
Imaginez, vous êtes en train de tatanner un ennemi et vous êtes en train de battre votre record de combos.
La joie. Votre ennemi tombe et... Sors de
l'écran. Vous pouvez vous coller au bord et frapper dans le vide, mais c'est pas top quand même. Je trouve ça particulièrement chiant. Genre très chiant.
En fait, Muramasa a un défaut à mes yeux : être arrivé après Odin Sphere. Si ça avait été dans l'autre sens, j'aurai été beaucoup plus enthousiaste. Autant niveau graphisme, il est supérieur à Odin
Sphere (j'dis ça pour faire plaisir aux gens, mais soyons honnête, je n'ai absolument pas repris une claque graphique, même si c'est vrai que c'est quand même magnifique), autant pour les bastons,
il n'a strictement rien à envier à son aîné, autant pour la durée de vie et l'histoire... Il échoue lamentablement. L'histoire reste intéressante, on peut facilement se laisser porter par ce japon
médiéval, mais.... Elle est sympa. Et c'est tout.
Après, si je voulais vraiment faire ma langue de pute, je dirai que maintenant, ce qui compte c'est de faire de jolis graphismes et le reste, on s'en fout, Muramasa a rempli son contrat.
....
Naon, je peux pas dire ça quand même. Certes, ça reste un bon jeu. Mais comme les graphismes sont plus un bonus à mes yeux qu'autre chose au vu des standarts actuels, je ne puis m'empêcher d'être
un peu déçu. Avec une histoire plus longue de cinq heures, ptêt que ça serait mieux passé. Car là, avoir toutes les fins du jeu en un we.... Ca fait quand même abuser. C'est toutefois compenser par
le fait que le jeu ne se vend qu'à 40 euros.
Sinon, l'autre manière de rentabiliser le jeu et d'en profiter est... De prendre son temps. Ce que je n'ai pas fait et que j'ai de plus en plus de mal à faire. Mais avec héros qui courent comme des
dératés aussi, difficile d'avoir envie de les arrêter pour regarder la scène en arrière-plan (et là, j'enchaîne sur le fait que les graphismes sont trop mis sur le devant de la scène aujourd'hui
(enfin aujourd'hui, ça doit dater depuis.... Longtemps en fait), mais ce sera pour un autre article que j'arriverais bien à faire un jour).
A noter que les dialogues sont en japonais. Si on a l'oreille un peu habitué à ce langage, on sent bien que le doublage se veut très solennel (comme le narrateur des OAVs de
Lodoss (l'AMV spoile à mort)).
En conclusion :
- si vous avez aimé Odin Sphere, achetez Muramasa sans souci.
- si vous n'avez pas aimé Odin Sphere, vous pouvez tenter Muramsa (on sait jamais ^^ - enfin, reconnaissons que c'est peu probable qu'il vous plaise)
- si vous hésitez entre Odin Sphere et Muramasa, prenez Odin Sphere. A mes yeux, il est bien plus complet.
N'empêche, vous savez ce qui me frustre le plus là-dedans ? C'est que j'ai encore envie de jouer à Muramasa. Sauf que je n'ai quasiment plus rien à faire dessus, sur la partie où je suis rendu
(excepté faire le monde difficle, mais pour ça, faudrait que je le recommence, histoire de profiter de tout). Ou alors, c'est bien caché. Sauf que tuer du monstre pour dropper un artefact de merde,
j'ai passé l'âge. Il faudrait que l'histoire continue.
Ptêt que ce sera dans le deuxième volume. Certaines fins sont suffisament ouvertes pour offrir une suite. D'ailleurs, la dernière fin du héros, est assez drôle quand on voit ce que dit le
narrateur.
En tout cas, les sous-titres pour chaque histoire sont particulièrement bien trouvés.
Muramasa reste une belle expérience, n'en doutons pas. Muramasa, c'est comme marquer un essai au rugby. Et l'essai transformé, c'est Odin Sphere. La logique aurait voulu qu'Odin Sphere soit l'essai
et Muramasa, sa magnifique transmation, mais ce n'est pas le cas.
Tant pis.
Ne boudons pas pour autant notre plaisir de gamer. Muramasa, c'est quand même bien fun. Et en y jouant,
on nique un anglosaxon qui veut y jouer (ce post contient une partie de ségrégationnisme
primaire. Sauras-tu le retrouver ?)
Et je ne sais plus si je l'ai déjà dit (un peu de mal à être à jour en ce moment), mais le boss de fin de Metroid Prime Corruption est une honte. Une affreuse honte. Un blasphème. Un juron
déicide.
Car oui, ce boss est... Honteusement facile à battre. C'est un vrai échec critique à mes yeux.
Et j'ai acheté le troisième coffret de Gurren-Lagann. J'ai la série complète chez moi. Joie. Même si j'aime moins la deuxième partie que la première, mais j'y reviendrais une autre fois.
Et putain, la manette Wii fait mal aux bras ! Je regrette la manette de la playstation tiens.... :/
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