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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 21:15

En passant, les gens qui viennent sur mon blog via blogchan, vous devriez songer à utiliser un peu plus sama. D'une part parce que 90% des blogs qui sont sur le premier sont sur le deuxième et que ce deuxième a, de surcroît, une plus belle variété de blogs, et d'autre part, parce que je trouve sama plus user-friendly avec ses onglets et tout et tout. Et qu'il est maintenu contrairement à blogchan.

Enfin, je ne vous force pas, sinon il va y avoir une inutile levée de boucliers couplée avec des hallebardes vorpales et moi, avec mon ch'tit bouclier en bois, ma tenue verte et mon épée de 10 cm, je vais faire long feu. Vous faites comme voulez, mais je tenais à le signaler en passant.


 

15 ans.

15 foutues années.

 

C'est le temps qu'il m'aura fallu pour parcourir enfin cette histoire en son entier.

A la base, j'avais découvert ce shôjo via la version animée publiée par MangaMania (oui, encore une VHS, mais ce coup-ci, j'ai acheté les DVDs après, je progresse, je sais m'adapter un peu à la modernité). Et là, je viens tout juste de mettre la main sur la série complète en papier grâce à un ami (à qui je dois des sous ou un truc à acheter du coup) ce qui me permet enfin de combler cette lacune.

 

La série animée couvrait vaguement les 5/6 premiers tomes de la série, puis on avait le droit à une fin qui présentait rapidement quelques images-clés de la suite de l'histoire (entre autres : le réveil d'Alice en Mokuren ; Rin (qui devient Ring dans le manga, yo no sait pourquoi ) qui fait le con dans un hôpital, ... ). Inutile de dire qu'on en restait légèrement frustré vu qu'on ne savait pas ce que voulait faire Rin avec la tour de Tôkyo, comment Alice allait supporter son réveil en Mokuren, le futur de chacun et j'en passe. Et même si la magnifique voix d'Arai Akino berçait doucement nos coeurs lors de l'ending, il ne pouvait ressortir de ce visionnage qu'une impression de légère frustration.

 

Frustration qui ne pouvait être compensée qu'en lisant le manga. Qui sortait vaguement à cette époque. Mais bon, avec les VHS MangaMania qui consommaient l'intégralité de mon argent de poche, j'étais plus que limité sur mes autres achats et donc, bye-bye les mangas papiers de "Please Save My Heart". Et maintenant, 15 après, je peux enfin savourer cette histoire en son entièreté. Comme quoi, la patience, outre être la mère de toutes les vertus, finit toujours par payer.

 

hamtaro

 

Maintenant expliquons un peu l'histoire : Cette dernière tourne autour de la réincarnations. Les personnages principaux font des rêves dans lesquels ils découvrent une vie antérieure qui se déroule sur la lune. En effet, dans cette vie passée, des extraterrestres (totalement humanoïdes, of course) ont établi une base lunaire dont la fonction est d'étudier la terre (ou plutôt ZZKKXX01 ou un truc du style). Et les personnages principaux se retrouvent liés avec les sentiments des extra-terrestres, sentiments qui risquent d'influencer leur propre personnalité.

Ce qui forcément va provoquer moults et moults problèmes, surtout à cause du fait, que rien ne s'est terminé calmement sur la base lunaire - au contraire.

 

PSME base principalement son histoire sur la notion de karma et le prix à payer pour les fautes passées. Mais la question est détournée en : pourquoi devrais-je payer pour des fautes passées et qui ne me concernent pas ?

Ou, pour prendre un exemple concret : les allemands de notre époque devraient-ils encore payer pour les saloperies qu'ont fait leurs grands-parents ?

En occident, la tendance est de plus en plus dirigée vers le pardon, sûrement à cause de notre origine judéo-chrétienne (et d'ailleurs, on essaie d'imposer ça au reste du monde...), mais en asie, la thématique de ce manga a dû avoir une résonnance un peu plus forte compte tenu de l'implantation du karma dans leur vie de tous les jours.

Mais, soyez rassuré, ce n'est pas pour ça qu'on va trouver la thématique chiante par chez nous, ne serait-ce que parce que l'auteur maîtrise son récit et fourmille de bonnes idées.

 

D'ailleurs, d'entrée de jeu, elle part sur les chapeaux de roue. Totalement fangirl de Saint Seiya, elle n'hésite pas à costumer ses persos en Andromède, Shiryû ou autres afin de détourner les situations qu'elle a elle-même créé. Le quatrième mur est allègrement brisé et même violenté plusieurs fois. Et puis petit à petit, le récit devient de plus en plus sérieux et l'auteur part de moins en moins dans ses délires. L'histoire se complexifie et les vérités cachées de la lune se révèlent, commettant dégâts sur dégâts dans les relations du présent, qui sont loin d'être une gageure à gérer. Par exemple, un des personnages était une femme sur la lune et était amoureuse d'un dénommé Gyokuran. Et elle s'est réincarnée en homme et Gyokuran est, au moment de son réveil, son meilleur ami, donc un mec. Et il est lui aussi un mec. Il est facilement imaginable de comprendre que le personnage va se retrouver en situation conflictuelle, les sentiments du passé refaisant surface et avoir envie de coucher avec son meilleur ami, c'est pas franchement le truc le plus simple à gérer. Ainsi, les personnages doivent négocier avec les personnalités de ceux qui viennent se réincarner dans leurs corps, mais comment faire quand on a aucun contrôle sur l'arrivée de cette nouvelle personnalité et sur cette personnalité elle-même, sans que cela ne détruise leur personnalité actuelle ?

Certes, tout ne passe pas aussi négativement. Certains protagonistes cohabitant sans trop de soucis avec ce "nouveau-venu". Mais bien évidemment, l'auteur va s'attarder sur ceux qui ont des soucis. Le seul regret que je pourrais avoir, c'est que certains personnages (je pense au leader de la base lunaire par exemple) semblent un peu inexploité, mais cela est compensé par la vie des autres personnages.

 

Pour dynamiser le récit, l'auteure a sagement choisi de donner un léger côté fantastique à son oeuvre qui passe plutôt bien. Sauf que lorsque l'on plonge directement dans le passé des extraterrestres, le côté shôjo reprend le dessus, ce qui entraîne une légère baisse de rythme qui peut frustrer les lecteurs les moins amateurs de ce type d'oeuvre. Il n'en reste pas moins que, prise dans sa globalité, l'oeuvre reste d'excellente facture pour ses côtés scénaristiques. L'auteure réussit à garder une cohérence de bout en bout, les réactions des personnages sont logiques et les moments d'atermoiement ne s'étirent pas trop longtemps. Par contre, graphiquement, il est clair que ce n'est pas byzance, mais l'auteur s'améliore de volume en volume pour atteindre un style graphique plus que convenable sur la fin.

 

Tout comme Basara, PSME est un titre que je conseille pour tous ceux qui n'ont pas l'habitude des shôjos, si on est capable de passer outre des graphismes moyens. Pour la simple raison que ces deux shôjos se passent en dehors des lycées (lieu de base des shôjos classiques) ce qui évite d'enfermer les personnages dans des situattions plus ou moins prédéfinies et ce qui permet d'avoir des récits bien plus actifs (un peu de polar fantastique pour PSME et du médiéval épique pour Basara). Si ces deux shôjos ont une telle reconnaissance critique et public de manière générale, dites-vous bien qu'il y en a une raison.

 

hamtaro_2.jpg

 

Si vous hésitez pas à vous jeter à l'eau pour PSME (je comprends parfaitement que devoir investir dans une série de 21 volumes sans savoir si ça va plaîre n'est pas facilement très motivant), commencez par regarder l'anime, car celui-ci est très fidèle au manga et même si la fin est un peu expédiée, l'ensemble reste d'excellente facture. Et puis, à ce prix-là, vous n'aurez pas l'impression de jeter votre argent par les fenêtres. :D

 

Pis bon, une histoire d'extraterrestre qui font la taille de notre petit doigt, c'est forcément fun d'un certain point de vue :D

Bon, je vous rassure, ce point n'a aucune importance pour l'histoire, c'est juste quand j'ai vu cette remarque passer dans le manga, ça m'a fait marrer.

 

A noter qu'il existe une suite à ce manga. Mais les retours que j'ai eu sont plutôt négatifs, donc je ne le conseillerais pas. Il faut bien dire que la fin de PSME est vraiment bien, proche de la perfection, donc la suite paraît d'office un peu inutile. On n'a juste pas envie de la découvrir car on est pleinement satisfait de PSME en tant que tel. C'est assez rare pour que je le mentionne.

 

Pis sinon, je vais finir par en vouloir à Tata ! Elle vient tout juste de pondre un article sur la série ! Et quand je pensais sortir un article sur Natsuki Sumeragi, elle en a sorti un, ce qui a eu pour effet de reporter le mien à sine die pour que ça ne fasse pas trop doublon ! Mais ce coup-ci, j'avais trop envie de parler de PSME donc voilà quoi ! ^___^

Ou alors, on est télépathe. Ou pas. Mais quelle méchante de me voler la primeur des sujets !

 

 

Changeons totalement de registre maintenant.

Comme certains le savent, j'aime particulièrement Dorohedoro. Vu que chopper les volumes n'est pas forcément une sinécure et comme un nouveau volume va bientôt arriver dans nos contrées à ma grande joie, je vous propose de découvrir ce qu'a fait l'auteur sur un autre projet : Maken X. Attention, on quitte le domaine du shôjo pour du gros trash des familles ! 

A la base, c'est basé sur un jeu vidéo de baston. La série est finie et fait trois tomes, ce qui permet de donner rapidement un aperçu de ce que fait l'auteur (comprendre : un dessin sombre avec un scénario barré). Après, il est clair que ça ne va pas plaîre à tout le monde :)

Vous pouvez allez lire ce manga (si vous vous prenez une erreur 403, enlevez la fin de l'URL pour laisser que le titre du site et faites la recherche du titre... D'ailleurs, vous pourrez y trouver nombre de titres intéressants comme Beelzebub, Toriko et Psyren (enfin, Psyren n'a pas encore un Corti approval total de ma part, j'atttends de voir comment les choses vont évoluer. Si on approche vraiment de la fin du manga, ça ira, sinon... Faudra voir. Par contre, Toriko est juste parfait IMHO. L'un des rares shônens à rallonge que je suis avec plaisir ! Pour le définir, c'est très simple, je vais reprendre la définition d'un graaaaaaaaaand monsieur, c'est en fait l'histoire des Hunters Gourmets de Hunter x Hunter ! Par contre, si vous ne connaissez pas Hunter x Hunter, je ne peux plus rien pour vous ! \o/).

 

Voili, voiloù, c'est tout pour aujourd'hui. Et plus que 20 h et je serai en vacances. Râh, lovely !!!!

 

Mais c'est quand même n'importe quoi ce blog où je parle de Maken X et de PSME dans le même article. Bof, OSEF après tout.

 

C'est peut-être... Ironique ?

 

haruhiIronymotivator

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Manga-Anime-JVs
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commentaires

Tata 13/09/2010 13:28



Mouhahahaha, je suis la reine démone machiavélique qui lit dans les esprits des otaques (enfin presque, j'ai pas envie de me flinguer le cerveau.)!


A la lecture de l'article, j'ai envie de crier "AH BAH ENFIN" vu que tu reprends le flambeau de ma croisade pour hurler au monde que PSME, c'est BIEN. Je me sens moins seule du coup, je
commençais à désespérer d'être la seule à connaître et faire partager mon amour pour cette série qui est ma préférée et un exemple représentatif des perles oubliées, voire méprisées du
shojo. Par contre j'ai pas parlé de l'histoire, non par flemme cette fois-ci mais plutôt pour éviter de me vautrer dans le spoil gratos sur cette série qui mérite des analyses poussées en
long, en large et en travers. Y'en avait d'ailleurs eu une il y a quelques années sur un mag aujourd'hui disparu qui valait le coup, faudrait que je la relise : elle parlait de rite de passage à
l'âge adulte (en parlant de Ring), déterminisme, la fonction du rêve comme guide de vie, toussa.


Sinon, pour parler un peu du manga, je pense que le personnage "traître" est la plus belle réussite de l'auteur, qui analyse en creux une personnalité effacée d'homme ordinaire, capable du
pire (et franchement ce qu'il a fait est atroce). A côté de ça, l'histoire du leader de la base est anecdotique, même si il a des choses à se reprocher. Et puis, j'ai adoré l'histoire de Mokuren,
car Mokuren, c'est moi

Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 14/09/2010 01:07



Oui, la traîtrise est vraiment bien foutue, juste le coup de pute qu'il fallait au moment où il fallait. Par contre, il le paye quand même assez cher dans sa nouvelle vie ^^


 


Et vi, je suis d'accord, tes chevilles vont exploser XD


Bon, faut quand même que je fasse un article sur Natsuki Sumeragi moi ^^



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