Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 20:26

Et hop, après les films avec de vraies personnes, voici les films avec des personnes pas vraies (car bon, on va être bientôt fiché comme bloggueur dépressifs ou non-dépressifs, faut faire gaffe :p ).

 

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/51/09/19159799.jpg

 

 

 

Astroboy : Un peu mitigé après le visionnage. Autant le début est ma foi très sympa, assez respectueux du matériau de base (Miam, quel plaisir de voir Tenma sombrer dans la folie), autant par la suite...
La révolte des robots qui était un thème fondateur dans Astro Boy (ou plutôt dans le dernier remake de la série que j'ai vu, me souviens plus des séries d'avant) est remplacé par trois robots qui sont censés faire office de running-gag. Censé car :
- ils ne sont pas drôles
- ils reviennent trop peu souvent pour qu'on puisse qualifier leur apparition de ruuning-gag
- ils servent définitivement à rien

Plutôt que d'essayer de faire passer la révolte des robots pour une bouffonerie, le réalisateur aurait mieux fait de complètement se dispenser d'y faire référence. En fait, autant la première moitié du film est agréable, autant la seconde moitié est décevante. Si on passe outre l'histoire originelle, on se retrouve avec un petit film sympatoche. Si on pense au matériau de base, on ne peut que être abattu par la tonne de manichéisme qui débarque dans cette deuxième moitié. Rendez-nous le Tenma sadique !!!!

 

De même, je ne trouve que l'utilisation des images de synthèse franchement dispensable. Ou alors, il faut y mettre de la couleur comme Michel Ocelot pour que ça claque mieux. Car là, c'est terne...

 

Ca reste donc quelque chose de visionnable si on oublie rapidement les thématiques du manga originel. Après l'américanisme primaire a fait son travail (et je pense que pour celui-là, ça va être gratiné aussi... Ne serait-ce que par le simple fait qu'ils ont mis l'action à New York -_- ), donc voilà. C'est là que je me dis que les amerloques, au lieu d'adapter les oeuvres des autres personnes devraient plutôt se concentrer sur des oeuvres originales, comme celle qui vient après.

 

 
http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/38/96/19133443.jpg
 

Tempête de boulettes géantes : Car oui, les américains sont capables de faire des trucs bien foutus quand ils évitent de pomper/remaker/autres les trucs déjà existants. La tempête de boulettes géantes en est l'exemple même. Ce coup-ci, le héros est un génie qui fabrique des trucs avec plus ou moins de réussites. On a affaire à un jeune adulte qui vit dans une ville ruinée avec un père pêcheur qui n'y comprend rien aux expériences de son fils. Ce dernier va finalement créer un truc intéressant pour la communauté : des nuages qui font pleuvoir de la bouffe ^^

Forcément, vous vous doutez que les choses ne vont pas rester éternellement aussi simples. L'humour fait souvent mouche dans l'anime, et côté émotion, ce fils qui recherche la reconnaissance paternelle alors que son père ne sait pas comment faire pour la manifester vu qu'il peine à comprendre les centres d'intérêt de son fils, a un côté assez touchant. Un bon moment, sans nul doute. Il y a un zoli équilibre entre humour, émotion.

 
http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/37/00/19214494.jpg
 

Planète 51 : Une autre réussite que celle-là. Mais là, ça vise quand même le très, très con. J'étais sceptique avant le visionnage, finalement, je n'ai pas été déçu.

En somme, un humain arrive sur la planète 51, planète censée être désertique mais au final, qui est habitée par des humanoïdes verts qui vivent encore dans les 60's en quelque sorte. On a donc un retournement de situation par rapport au cliché habituel (ie : enfant humain qui trouve un pauvre petit extraterrestre sans défense et qu'il aide, comme dans ET par exemple).

Si au début, ça semble un peu "facile", la mayonnaise prend bien et finalement, le fait que ce soit l'humain qui soit l'extraterrestre offre un plus non-négligeable à cette histoire. Sans compter que l'humain est...

Particulier, on va dire. Un vrai héros américain quoi ! :D  

A noter que ce film est blindé de références intelligemment placés. Ca n'arrête pas, c'est impressionnant. Un régal pour les amateurs.

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/69/63/19063333.jpg 

Ponyo : Aaaaahhhh, Miyazaki. Ponyo a reçu pas mal de critiques négatives. Moi, j'ai été charmé, comme toujours, par le talent de Miyazaki. Je n'ai rien à redire, c'est juste doux et agréable. Miyazaki, c'est le bien.

 

 http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/52/37/18654088.jpg

 

Azur et Asmar : Tiens, un petit Michel Ocelot pour finir. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'anime, je n'étais pas particulièrement fan de la techique utilisée sur les personnages qui leur donnent un côté photo-réaliste au niveau du visage. Mais bon, c'est la première fois qu'Ocelot utilise plus sérieusement les images de synthèse, il faut bien un peu de temps pour qu'il retrouve ses marques. En tout cas, en dehors de ce détail, tout le reste respire le Ocelot. Il arrive toujours aussi bien à instiller un côté féérique à ses oeuvres. Ocelot sait parfaitement imprimer l'idée de conte quand on regarde ce qu'il fait.

Car en résumé, Azur et Asmar, c'est un conte animé. Deux frères non liés par le sang qui se font conccurrence, une fée à libérer et à épouser, des monstres à combattre... Mais là, où 99% des films, quelqu'ils soient, se sentent obligés de mettre du combat lourd, Ocelot applique la logique des contes.
Les monstres ne se combattent pas à l'aide d'une caméra à la réalisation épileptique et nerveuse, mais simplement en donnant au monstre ce qu'il attend. Et quelque part, c'est frais.
Car on évite les clichés du "monstre = méchant = BASTON !!!" et c'est reposant. Savoir qu'il n'y a pas que la violence pour aller délivrer une princesse, c'est bon de le signaler aux enfants de temps en temps. Oh, il y a quand même bien un peu d'action, mais c'est de l'action utile, qui n'est pas là juste pour donner du rythme. Azur et Asmar trouve parfaitement son rythme avec très peu d'action au final.

Et le summum, c'est que Michel Ocelot nous offre de jolies surprises scénaristiques plus ou moins inattendues tout au long de l'histoire, ce qui fait qu'il est capable de dépasser les contes dont il s'est nourri pour au final... Créer un nouveau conte. Et rien que pour ça, je lui tire mon chapeau, surtout qu'il nous fait une fin particulièrement réussie, à mon humble avis.


Et pis, la princesse est terrible ! \o/



 

Ceci dit, je vais vraiment finir par croire que je suis trop bon public moi, j'ai quasiment tout aimé ^^"

Ou alors, je pioche que chez les doués, ou je sais d'avance ce que je vais avoir défaut et j'apprécie toutes les surprises qui sont des fois du registre du détail que les réalisateurs mettent pour capter l'attention des téléspectateurs. Enfin bref.

 

 

Bon, allez en bonus :

- un film amateur Megaman (très amateur)

Partager cet article

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Manga-Anime-JVs
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir
  • Le blog de Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir
  • : Hmmm... Des dessins pourris et des critiques de ce qui me tombe sous la main
  • Contact

Recherche

Catégories