Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 15:27

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/21/42/19215007.jpg

 

 

 

Disgrace

 

Hmmmmm...Comment dire... Je ne sais pas par où prendre ce film. Il y a un côté malsain qui traîne un peu tout au long de ce dernier, même s'il y a une sorte de rédemption sur la fin. Il est assez dérangeant. Le film se passe au début du post-apartheid en Afrique du Sud. Un prof d'université (John Malkovitch) est accusé de coucher avec ses élèves et décide de quitter quelques temps son travail. Il part retrouver sa fille dans la campagne qu'il n'avait pas vu depuis un bail. Elle a un employé noir (Morgan Freeman) qui s'installe petit à petit à côté de chez elle. Et... Il se passe des trucs pas cool, genre pas cool du tout.

D'un côté, Malkovitch incarne un type imbu de lui-même qui méprise encore un peu les noirs. Sa fille prend un peu tous les problèmes post-apartheid dans la gueule. Morgan Freeman profite un peu de la situation tout en essayant de limiter les vagues.

Le film démontre la chute du pouvoir des blancs pendant cette époque, où les rapports de force s'inversent drastiquement. Il évite quand même de sombrer dans complaisance sur "Oh, ces pauvres blancs martyrisés par des noirs".  Mais il reste lucide sur les conséquences de cette inversion de rapport de force. Si je trouve un côté malsain au film, c'est qu'il ne semble pas y avoir de justice ni de moral au final. Le monde change et le "héros" ne peut que le constater et faire avec. Le film est rempli de haine sous-latente qui laisse un goût amer dans la bouche. Même si je l'ai apprécié, je comprendrai qu'ils puissent être détesté, tant il possède un côté glauque. Le souci, c'est qu'il garde un côté réaliste et c'est peut-être ce point qui peut déranger le plus le spectateur. Par certains à-côté, il est trop réaliste.

Ce qui est sûr, c'est qu'il peut être facilement comparé à la lente perte de pouvoir que traverse le monde occidental au niveau mondial actuellement.

 

 

 

 

 

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/63/29/67/18685556.jpg

Dans la chaleur de la nuit

 

Ce film date de 1967 et si je l'ai regardé, c'est que Arte faisait un théma sur Sydney Poitier. J'aurai appris que Sidney Poitié est un personnage assez incontournable dans la cinématographie liée aux acteurs noirs. Nombre d'acteurs noirs le considérent comme celui qui a ouvert les portes d'Hollywood aux acteurs noirs et, de surcroît, il était lié aux mouvements civiques noirs. Bref, c'est un pilier dans l'avancement des mentalités, sans compter que le personnage a alimenté les polémiques et les critiques dans les mouvements de défense de noir, à cause de films comme "Devine qui vient dîner ce soir". Dans une Amérique en plein combat "racial" à cette époque, il a dû faire un numéro d'équilibriste assez délicat, même si visiblement, il a préféré à faire les choses à sa manière et tant pis pour les critiques.

Revenons au film. Dans une petite ville sudiste jusqu'au bout des ongles, pour qui les noirs ne devraient être qu'esclaves, un important homme d'affaire vient de se faire assassiner. Le coupable est tout trouvé, il y a un noir à la gare et il a plein d'argent. Hop, il est coupable. Souci, Virgil Tibbs (Sydney Poitier) est en fait un officier de police, enquêteur aux enquêtes criminelles de Philadelphie. Il est forcément relâché. Il n'a qu'une envie, se casser de cette ville raciste. Sauf que son supérieur souhaite qu'il reste sur place et résolve le meurtre. Ce qui est loin d'être une gageure, il va donc devoir prendre son mal en patience.

Le plot agréable de ce film est la confrontation continuelle entre le shériff raciste et Tibbs qui déteste les racistes forcément. Ils essayent vaguement de bosser ensemble, mais ils ne se font pas trop confiance. Ils ne vont pas jusqu'à se tirer dans les pattes, mais il y a une ambiance électrique entre les deux hommes qui ne cesse de tenir le tension du film. Ils ne peuvent pas se sacquer et n'essayent même pas de le faire. Tout juste se contentent-ils de faire avancer l'enquête ensemble.

En tout cas, c'est vraiment un film bien foutu avec plusieurs surprises au niveau de l'intrigue. Je conseille.

 

 

 

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/71/78/49/19212086.jpg

 

Legion, l'armée des anges

 

Bon, allez, un film tout pourri pour finir. :D

Là, ça envoie du pâté, attendez, voilà le synopsys : "Dieu en a marre de l'humanité et décide de la flinguer. Le seul espoir de survie pour cette dernière ? La naissance d'un enfant... Que l'ange Michael va protéger, s'opposant à Dieu"

L'histoire se déroule principalement dans un motel paumé au milieu du désert où l'enfant doit naître. En fait, j'ai plus eu l'impression de regarder un film de mort-vivants qu'autre chose, avec la troupe d'humains aidé d'un ange qui se barricade dans un môtel et flingue du mutant à tour de bras. Mais sinon... Bah, y'a pas grand chose à raconter. C'est rigolo (la scène avec la vieille est vraiment très drôle :D ), bourrin, la morale est pourrie, mais ça bouche bien une soirée avec des bières. C'est suffisament bien fait pour pas qu'on s'ennuie, mais après, c'est franchement dispensable comme film. Enfin, si y'a un intérêt, j'ai découvert Willa Holland qui est plutôt un très joli brin de fille (hmmm... ce plan de début au ras du sol alors qu'elle porte une mini-jupe *bave*. Ouais, le cinéma, c'est censé être de l'art. BEN VOYONS.).

Partager cet article

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
commenter cet article

commentaires

Gemini 21/11/2010 20:55



J'me disais aussi... J'aurais mieux fait de vérifier avant de reprendre la même orthographe ^^'



Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 22/11/2010 23:00



Au fait, à propos de ton premier commentaire, ce qui est bien dans la Chaleur de la nuit, c'est qu'il n'est justement pas complètement polissé comme il peut l'être dans "Devine qui vient dîner ce
soir". Enfin, il reste correct, mais on sent la hargne. Il tape un blanc quand même, pour l'époque, WOUAH !



Mackie le newbie 21/11/2010 20:18



Sidney POITIER ! avec un "R".


Excellent film il est vrai, et puis une fabuleuse musique.



Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 21/11/2010 20:53



Oups, honte sur moi, je corrige de ce pas !



Gemini 21/11/2010 16:25



Le "problème" avec Sidney Poitié, c'est qu'il était trop lisse, trop policé. De nombreux Afro-Américains lui reprochaient de jouer le "bon noir" de service, bien loin des réalités sociales. De
plus, il a longtemps été un des très rares acteurs noirs du cinéma US. Finalement, c'est ce qui a donné naissance à la blaxploitation, comme par opposition à Sidney Poitié : du cinéma pour les
afro-américains, par des afro-américains, avec des putes et de la drogue.



Présentation

  • : Le blog de Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir
  • Le blog de Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir
  • : Hmmm... Des dessins pourris et des critiques de ce qui me tombe sous la main
  • Contact

Recherche

Catégories