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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:48

Il n’y a pas à dire, la Chine médiévale, c’est une base valable pour les auteurs de light novel. Entre la taille du pays, sa structure hiérarchique, son lot de légendes, un auteur se retrouve en possession d'un certain nombre d’éléments qui lui permettent de créer un monde nouveau à tendance réaliste. Mais ce même réalisme n'empêche pas d'alimenter ce même monde avec de la magie ou autres créatures étranges, tout en offrant un panel d'exploration agrééable, le monde ne dévoilant ses règles que petit à petit.

 

C’était le cas dans les 12 Royaumes, anime que j’ai affectionné particulièrement et dont j’achète les light novels quand ils arrivent par chez nous. C’est aussi le cas de cet anime tiré lui aussi d’un light novel : Saiunkoku Monogatari.

 

 

Bonjour, je suis une crucheOui, là, comme ça, ça ne donne pas envie…

 

Baignant dans le modèle impérial chinois, on y suit Shuuren, gente demoiselle avec son petit caractère, qui vient d’entrer dans le harem impérial à la demande de l’un des trois grands conseillers du royaume. Son travail : pousser l’Empereur qui est couronné depuis 6 mois à se mettre au travail. Ce dernier, en effet, se montre totalement désintéressé par sa tâche et ne semble avoir qu'une envie : glander (chose que je comprends totalement ceci dit). Bien sûr, et contrairement à moi, cela n'est pas dû qu'au fait que ce n'est rien qu'un sale fumiste. Il a ses raisons propres que l'on découvrira pendant le premier arc de la série, arc qui est parfois considéré comme le plus mauvais, car trop shôjoesque avec son histoire d'amour.

 

Toutefois, une fois que l'on a passé les 7 premiers épisodes, l'anime a le bon goût d'éviter de nous gaver avec cette histoire et de plonger directement dans les méandres du monde. Il faut savoir que Shuuren a un voeu : devenir fonctionnaire. Un travail interdit aux femmes. L'Empereur, amoureux transi, va donc faire le forcing pour ouvrir ce travail aux femmes. Mais n'étant pas omnipotent, il ne peut pas faire tout ce qu'il veut et doit donc composer. Mais la cour n'acceptera pas pour autant sa volonté, ce qui va entraîner de nombreuses inimitiés à son égard parmi ses ministres et autres gouverneurs. Sachant qu'il n'était pas forcément apprécié à la base… C'est alors assez facile de comprendre que son influence limitée ne lui permette pas de protéger Shuuren. Cette dernière est en effet la première femme à passer le concours de fonctionnaire, les brimades vont donc être monnaie courante à son égard. Et surtout, elle va être identifiée comme point faible de l'Empereur et les comploteurs vont donc tenter de se servir d'elle pour arriver à leurs fins.


D'où le plaisir de l'anime de regarder cet anime qu se repose sur un mélange tranche de vie/complots, le deuxième prenant le devant de la scène lors de la fin des arcs scénaristisques, mais restant tojours en tâche de fond. Avec un ennemi parfois clairement défini, d'autres fois non.

La cerise sur le gâteau étant les passages homouristiques réussis et les quelques zestes d'action présents qui dynamisent le tout. Car oui, l'action se passant majoritairement en coulisse, il n'y aura pas de scènes de bataille. Mais la tension saura être présente pour maintenir notre attention.

 

No time for jokeLà, c'est déjà mieux…

 

 

On pourrait donc croire au premier abord que cet anime va être une pure romance à l’eau de rose entre l’empereur et l’héroïne. Et certes, il y aura de la romance. Mais ce ne sera pas une romance avec moults et moults larmes ou une histoire d’amour impossible parce que leur statut est trop différent ou le destin qui va s’opposer à leur union.

 

Non, ici, l’héroïne a déjà ses propres ambitions et l’amour n’en fait pas tout simplement pas partie. Elle est là pour servir l’Empereur, pour le faire devenir un bon empereur. Et elle ne considère pas qu’elle pourra le faire en étant son épouse, elle a ses propres ambitions. En somme, elle a mieux à faire que de tomber amoureuse et accomplir cette amour. Elle a ses convictions et elle ne les lâche pas à cause de l'amour. 

 

C'est ce côté qui m'a séduit chez l'héroïne. Bon, d'un autre côté, il faut bien reconnaître qu'elle est un peu trop parfaite. Elle est atteinte de Marysuisme léger, ce qui peut parfois agacer. Ce défaut est un peu atténué par le fait qu'elle ne fait pas n'importe quoi, n'importe comment. Ce qui a pour effet de montrer une certaine dichotomie intéressante dans le personnage. En effet, bien qu'elle soit hargneuse et ne respecte aucune convention dans le domaine privé, l'héroïne se plie totalement aux conventions en public. En somme, elle reste à sa place et n'essaye pas d'y déroger (sauf cas de force majeure). Ces deux facettes de sa personnalité en font un personnage assez complet et pas monolithique.

 

De toute façon, si ce personnage ne vous plaît pas… Sachez que l'on est dans un anime harem inversé. Ce qui se traduit par : une héroïne et plein de bôôôôôôôôôôôôôôôs gosses. Et là, on a une galerie de personnages plutôt agréables.

 

Voyez plutôt, vous avez (oups, j'y ai mis aussi les filles, tant pis) : 

le rustre sensé, le génie excentrique, le superviseur "Ryôga Hibiki" ( en somme, qui n’a pas le sens de l’orientation), le gardien fidèle, le vieux barbu, le vieux fourbe, le vieux bourrin, le jeune génie, la servante dévouée, la beauté masquée, la beauté aguichante, l’assassin adouci, l’artiste fier, le sadique assumé, l’empereur hésitant, le versatile guerrier, la princesse guerrière, la kunoichi possédée, le barbare triste, l’enfant froid, le sadique gamin, le pleutre amoureux, l’amoureuse inflexible, la vieille hargneuse, l’enfant courageuse, le fonctionnaire efficace, le fonctionnaire egocentré, le fonctionnaire rancunier et nombre d’autres personnages…

 

 

Je voulais mettre une belle image avec pleins de gens, mais je n'entrouve pas et je n'ai pas le courage de faire une compil' de l'opening. Vous pouvez en découvrir par ici, mais ce n'est pas exhaustif et attention aux spoils…

 


Ça paraît beaucoup ? Sachez que l'anime fait 78 épisodes… Ce qui laisse largement de quoi développer tous les personnages pré-cités. De les faire partir, de les faire revenir, de les découvrir, de les aimer et de les détester. Certains sont vraiment réussis, d'autres moins, c'est vrai. Mais sachant que chaque personnage appartient à un clan plus ou moins intéressé par le pouvoir, que chaque clan a un statut particulier et est plus ou moins relaté à l'Empereur, tous les personnages se retrouvent avec un background solide qui explique sainement leurs motivations.

Découlant de ce fait, les "méchants" ne sont pas ratés, certains réussissant à pousser l'héroïne dans ses derniers retranchements, la forçant à accepter une autre réalité du monde que la sienne. De ce point de vue là, c'est du pur bonheur.

 

No time for joke 2YOU WANNA FIGHT  ME ? I WILL KILL YOU, BASTARD !

J'aime cette évolution :]

 

En conclusion, si les longs animes complets ne vous rebutent pas, que vous aimez les univers médiévaux et découvrir ces derniers petit à petit, que vous aimez les atmosphères de complot aussi bien que la tranche de vie, Saiunkoku Monogatari est fait pour vous. Certes, il ne fait pas aussi bien que les Douze Royaumes ou que Erin, Dompteuse de Bêtes, mais il s'en tire la tête haute. Et comme on a peu d'anime de ce genre, ce serait idiot de cracher dans la soupe (zut, j'ai encore zappé de m'acheter  le Chant des Rêves moi). Certes, il n'est pas parfait. L'animation, le graphisme et de chara-design sont agréables à l'oeil sans être transcendants, la deuxième saison abuse un peu sur les épisodes récapitulatifs… Le pire étant que la fin reste assez ouverte… Et pour avoir la suite… À part attendre que le manga qui est en train de sortir en Amérique avance, on peut se brosser. Je ne crois pas qu'il y ait des projets amateurs qui travaillent sur la traduction des light novels. Et si je ne me trompe pas, 12 des light novels ont été adaptés en anime. Et il y en a actuellement 18. QUAND MÊME ! Ceci dit la fin n'est pas désagréable. Mais disons que si on pouvait avoir la suite un jour, ce serait KEWL. Quoiqu'il en soit, Saiunkoku Monogatari est un anime tellement plaisant malgré ses imperfections, que si on me demandait de rempiler pour 39 nouvels épisodes, je le ferai sans hésiter.

 

 

Et soyons honnête, je ne comprendrais jamais comment ils font pour marcher sans marcher sur leurs habits et se gauffrer. Non mais sérieux quoi ! Quand ils marchent, soient on ne voit pas leurs pieds, soit ils sortent un petit peu et ils ne marchent pas sur le tissu. C'est magique.

 

piedBah non, pas d'accord. Comment tu fais pour pas te vautreeeeeeeerrrrrrrrrrrrrrrrr ????

Oui, il est en train de marcher là.


 

Et sinon, Katua en a parlé aussi.

 

 

Et l'info bonus de l'article :

 

Il va y avoir un reboot de la série Hunter X Hunter en anime, fait par MadHouse. Voilà le staff :


Program Producer: Nakatani Toshio ("Death Note", "Nana", "Kaiji")

Director: Kohjina Hiroshi (Rainbow - Nisha Rokubō no Shichinin, Neuro - Supernatural Detective) Series Composition: Maekawa Atsushi ("Prince of Tennis", "Bakugan" series)

Character Design: Yoshimatsu Takahiro ("Something Yoshimatsu" of Cyber Formula, Slayers) Scripts : Jun Maekawa (Dragon Ball Z, Fresh Precure!)


Ça peut être intéressant ça…

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Manga-Anime-JVs
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Alake 02/08/2011 19:05



Ca a l'air sympa cette histoire ! Je m'y pencherai... un jour. Quand j'aurai le temps. (ouin.) Pis j'aime bien les harems inversés, d'abeurre. Sinon :


 


Et soyons honnête, je ne comprendrais jamais comment ils
font pour marcher sans marcher sur leurs habits et se gauffrer. Non mais sérieux quoi !


 


Ils ont pris des cours avec Saga. (comment ça, "monomaniaque" ? XD)



Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 02/08/2011 23:28



Prévoie effectivement du temps, elle est longue cette série ^^



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