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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 19:50

Vu que j'ai vu ces deux films pour "Geeks" coup sur coup, je me dis que c'est pas plus mal de parler d'eux en même temps.

 

Nous avons donc deux combattants en lice.

 

A ma gauche, Scott Pilgrim vs the World, réalisé par Edgarj Wright, un homme qui a déjà fait ses preuves niveau humour vu qu'il a réalisé Shaun of the Dead.

Scott Pilgrim vs the World raconte l'histoire d'un jeune homme qui va affronter les  7 ex-maléfiques de sa nouvelle petite amie.

 

A ma droite, se présente un prétendant de poids, Sucker Punch, réalisé par Zack Snyder qui a aussi déjà titillé du zombie avec l'Armée des Morts. Mais il s'est surtout fait connaître en réalisant 300, allégorie des hommes puissants avec de bô abdos.

Sucker Punch raconte l'histoire d'une fille qui veut s'échapper dans l'asile psychiatrique où elle a été enfermée.

 

Avoir deux réalisateurs ayant déjà fait des films de zombie dans des registres différents, c'est un bon point d'entrée pour geek.

 

Mais il est temps de rentrer dans le vif du sujet et de papotter de la chose. Lequel va gagner ce combat fratricide, enchaîner les multi-hits combos, contrer les combo-breakers et enfin, aligner une FATALITY  !!!

 

star-wars-flowchart.jpeg

Réalisation :

 

Scott Pilgrim vs the World ( que je vais abréger en SPvsW) a eu un budget de 60 millions de dollars tandis que Sucker Punch a hérité de 82 millions de dollar.

Des budgets qui n'auront clairement pas été utilisés de la même manière même si l'optique finale est de caresser la génération Y dans le sens du poil.

Dans le cas de Sucker Punch, on lui filera une splendide mise en scène avec des décors magnifiques avec moults et moults scène de ralentis pour mettre en valeur les guerrières en mini-jupes qui vont foutre des branlées à des samouraïs géants ou autre nazis-zombies-robotisés, nous faisant baver d'envie devant ces mondes pléthoriques.

Scott Pilgrim va jouer la carte un poil plus intimiste, mais titllant sans nul doute l'enfant (gamer) que nous sommes et avons été, jouant avec plaisir sur la fibre nostalgique de notre passé, passé qui nous revient en mémoire quand nous entendons des bruits absolument moches. Sans compter des effets lumineux que n'aurait pas renier les frères Wachowsky dans Speed Racer. Ou l'ajout des vagues de son sur l'écran. Quand ce n'est pas l'affichage d'onomatopée ou plus prosaïquement, d'une simple barre de chargement.

 

L'un des réalisateurs va donc abuser des plans verts, tandis que l'autre va faire bouger les pans d'un couloir avec des roulettes.

 

Les deux ont donc une réalisation un peu aux antipodes, l'un proposant une photographie absolument magnifique d'un photo-réalisme saississant, tandis que l'autre va nous filer du kitsch à outrance, avec délire sous acide en option.

 

Cette différence se perçoit durant les premières secondes des films : Sucker Punch commence via un clip musical (je ne vois pas comment mieux définir cette partie) de haute qualité, tandis que Scott Pilgrim commence avec un graphisme pixellisé et une bande-son en chiptune.

 

Bilan : Jeu égal.

L'un propose de la beauté et de la puissance à l'état brut de façon semi-réaliste, l'autre joue sur les références des téléspectateurs pour lui faire plaisir. Et les deux ont des passages particulièrement dynamiques (même si Zack Snyder en fait un peu trop à la fin, dans le dernier rêve).

 

Bande-son :

 

Mieux vaut aimer les remixs, les deux en ont abusé. Mais, dans les deux cas, elle est parfaitement réussie.

 

Bilan : Jeu égal.

Les deux films ont eu un passage musical qui m'a fait vibrer à un instant. En dehors de ce passage, j'ai tout oublié. Connaissant mon intérêt pour la musique habituellement (je dois l'un des rares types de la planète qui laisse systématiquement la musique des jeux et ce, pour tous les jeux), ça veut tout dire.


 

Scénario :

Pour l'instant, ces deux films sont toujours au coude à coude. Mais soyons rassurés, il va y avoir enfin un décalage entre les deux à partir de maintenant.

D'un côté, nous avons une plongée dans la psyché humaine avec deux niveaux de rêve où des filles combattent des allégories démoniaques de leurs ennemis réels pour atteindre leur liberté.

De l'autre, nous avons un gentil looser qui est amoureux d'une certaine demoiselle et qui doit se bastonner contre les ex-maléfiques de cette dernière pour pouvoir sortir avec elle tranquillement.

 

Devinez quel scénario va un peu se casser la gueule ? Ben oui, le premier.

Par opposition, Scott Pilgrim fait dans la simplicité de bout en bout. Il reste fidèle à son matériau de départ et l'exploite parfaitement. Ce film a été fait pour les joueurs de jeu-vidéo (+ quelques références geeks par-ci et par-là), et il ne se sépare jamais de cette idée. Ce qui fait que même si le scénario est simpliste, il est parfaitement mis en valeur pour moults et moults détails. Restant follement amusant du début à la fin, bourré d'idées intelligentes, on ne peut que l'apprécier si on a une culture video-ludique.

 

Sucker Punch, euh... Le souci majeur, c'est qu'on finit par s'ennuyer. Certes, le plot de départ est plutôt bien trouvé : s'échapper du réel via les rêves. Ca a même de quoi titiller beaucoup de monde, surtout quand ces rêves se passent dans des archétypes d'onirisme. Sauf qu'une fois qu'on a passé l'enchantement du premier rêve, chaque rêve suivant devient de moins intéressant que son précédent. Alors que les ex-maléfiques de Scott Pilgrim arrivent à monter en puissance, les rêves de Sucker Punch deviennent de plus en plus soporifiques. Pour une raison toute simple : on n'en a rien à foutre des persos et de ce qui se passe à l'écran et vu que les univers sont tout simplement vides d'histoire vu que vouer à une existence éphémère, ces univers n'ont plus rien d'attrayant. C'est ce qui manque le plus finalement : un manque cruel d'enjeu dans les rêves. Ils sont censés être l'aboutissement d'une action du réel et au final... Bah, OSEF quoi. Du coup, la caméra de Znyder qui se sent d'humeur virevoletante dans le dernier rêve, devient juste saoûlante. Sans compter que l'idée même des rêves reliés à des univers part un peu en live, car bon, qu'elles ramènent des flingues dans de l'héroïc-fantasy, je veux bien, mais... Un avion ? Et de même, pourquoi se limiter à un hélicoptère tout droit sorti du VietNam quand elles sont dans le futur ? Il n'y a guère que le mecha de la seconde guerre mondiale qui ait un soupçon d'intérêt. L'avion et l'hélico, ils sont juste là pour que l'asiat' ait un truc à piloter, et ça fait un peu tiep au final.

Après, certes, le scénario a plus d'un tour dans son sac (ATTENTION : le lien précédent est bllindé de spoilers !) .Sauf qu'en fait.. On passe facilement totalement en travers de toute cette thématique. Ben ouais, on nous vend le film à coups de filles en mini-jupe armés de gros flingues qui se tapent du gros streumon. Faut pas s'attendre à ce qu'on essaye de fouiller la bête pour comprendre le pourquoi du comment. Surtout que comme je l'ai précédemment, on s'en fout un peu en fait, vu que les filles ne semblent pas briller par leur lucidité (et plus par leur plastique). La partie dans le cabaret est juste chiante et ne sert strictement à rien, alors qu'elle devrait être importante, vu que c'est la zone tampon entre le rêve et la (plus ou moins) réalité.

 

Ce qui fait que je me trouve avec un paradoxe : j'aurai aimé que ce film m'offfre plus de scènes de baston alors que pourtant, la dernière scène de baston me lassait. C'est étrange comme sentiment.

 

En fait le problème, c'est que Zack et moi, n'avons pas la même notion de rêve. J'aime avoir des rêves un tant soit peu cohérents et qu'ils aient un minimum de substance. Du coup, je m'attendais à ce que les rêves d'action durent un peu plus longtemps et offrent quelque chose de "plus". Sauf que Zack en a fait des rêves bruts. Et que le rêve construit, cohérent et tout (le cabaret), je m'en fous complètement en fait. Du coup, pas étonnant que ce film m'ait déçu.

 

Par contre, Scott Pilgrim... Youhou, ce fut la fête du slip ! 1-UP POWA !!!! o/

 

Bilan : Scott Pilgrim WINS !

 

Conclusion :

r-sum--de-la-vie.jpg


Scott Pilgrim remporte donc ce duel à l'arraché dans la dernière ligne droite. Sucker Punch ne démérite pas, même si j'ai pu donner l'impression d'être un peu dur avec lui précédemment. Mais disons qu'il n'a clairement pas rempli son contrat à mes yeux. D'où une déception. C'est un peu le même problème que j'ai eu avec Slumdog Millionary d'ailleurs, où j'ai eu des attentes supérieures au résultat.

Et c'est d'ailleurs pour ça que Scott Pilgrim m'a autant plu, vu que j'étais juste curieux de voir ce qu'il en était, vu le tintamarre qui entourait son existence.

Finalement, si Sucker Punch perd son combat contre Scott Pilgrim, c'est sûrement parce que ce premier est trop prétentieux par rapport à ce qu'il aurait pu être. On m'a vendu "des filles en jupe qui lattent plein de gros streumons différents" et je me retrouve avec "une reflexion sur la porosité entre rêve et réalité ce qui nécessite une réflexion sur la réalité des personnages dans le film". Notons que ça peut être marrant et plus agréable de regarder le film sous cet angle (même si, à mon avis, il manquera encore d'un certain rythme), mais, moi, je considère avoir eu de la publicité mensongère. Et, rien que pour ça, je suis tout desu.

 

 

Et ce qui me rend encore plus desu, c'est cette nouvelle....

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
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commentaires

Julien 22/04/2011 15:02



(je viens de rire comme un débile avec la boutique LDLC xD)



Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 23/04/2011 12:20



Yep, un des meilleurs poissons d'avril de l'année ^^



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