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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 21:23

Tout le monde en parle. Même le Figaro, cest dire. Quelle déchéance pour ce journal qui aime pourtant les faits-divers glauques à l'occasion.

 

Enfin soit. L'ayant vu, il fallait bien que je mette mon grain de sel.

 

Je ne vais pas revenir sur la série originelle, j'en ai déjà parlé ici (bon, on ne va pas se refuser un petit coup de l'opening quand même).

 

Et donc, ça donne quoi ce film ?

Et bien, j'en ressors avec une impression mitigée. Y'a du bon comme du mauvais.Commençons un peu par trier ces points :

 

Du côté du bien :

- le film respecte plutôt bien l'histoire originelle

- les références sont bien placées

- les effets spéciaux extérieurs sont réussis

- le jeu des acteurs sonne plutôt juste

- l'évolution du héros est bien transcrite

 

 

Du côté du mal :

- les ennemis sont ratés

- l'intérieur du vaisseau est  laid

- ça traîne un peu toussa

- la fin est un peu too much

 

 

Maintenant que c'est posé, développons, développons.

Une chose que j'ai donc particulièrement appréciée dans ce film, ce sont tous les clins d'oeil, les références à la série originelle, et le fait que l'histoire respecte bien la thématique de base. Surtout que toutes ces rappels sont faits discrètement, soit par le biais d'une mise en scène, soit par les personnages (haha, une docteuresse alcoolique) ou autres procédés. Du coup, ce n'est absolument pas lourd à l'écran, ça passe comme une lettre à la poste. Et comme les choses sont faites subtilement, ceux qui ne connaissent pas la série, ne se sentiront pas perdus ou déphasés. C'est juste qu'ils ne les remarqueront pas, sans que ça en gêne pour autant l'histoire. Sur ce point, je leur tire d'ailleurs mon chapeau pour avoir aussi bien réussi ce mélange : puristes comme profanes ne seront pas déçus. Ajoutez à ça le fait que le jeu des acteurs n'est pas surjoué comme savent le faire parfois les japs, que les effets spéciaux extérieurs sont particulièrement réussis, du BattleStar Galactica en mieux, il y a de quoi prendre son pied en matant ce film. Surtout que c'est agréable d'avoir un personnage principal qui se "déniaise" au fur et à mesure que l'histoire avance, qui prend conscience de ce que ça implique de commander, alors qu'il est totalement rebelle à l'autorité au début du film. Ça change des héros américains de blockbusters qui paraissent bien trop monolithiques à côté. Surtout que ici, le réalisateur s'est attaché à montrer l'évolution de sonn personnage. Et il a réussi à bien doser l'alchimie entre grosses scènes et l'intimité.

 

Mais… Car il y a un mais. Le sale puriste que je suis est obligé de protester un peu sur l'histoire quand même. J'ai trouvé la gestion des ennemis est un peu raté à mes yeux. Pas à cause de leur design, mais à cause du fait que leurs motivations sont un peu balancées à la barbare sur la fin, et je ne suis pas sûr qu'elles soient vraiment claires pour les spectateurs quii visionnent la chose la première fois. C'est dommage, car les raisons qui poussent l'ennemi à s'attaquer à la terre auraient mérité qu'on leur consacre plus de temps, ou qu'on les dévoile petit à petit, pour bien montrer le côté horrible de la situation. Surtour que les possibilités sont là, sachant que l'ennemi peut parler aux humains sans soucis.

Mais bon, soyons positifs, au moins elles ont été respectées.

 

Et pourtant, il y avait moyen de mieux insérer ces ennemis (oui j'insiste), car même si le mélange action/émotion est réussi, ça traîne un peu quand même par moments quand on est à l'intérieur du Yamato. Pas beaucoup. Mais un peu. Et là, on regarde les décors. Et là, on pleure un petit peu. Car bon, il faut dire ce qui est : l'intérieur du Yamato est affreusement kitschissime. Mais en mal. Je veux dire, les intérieurs de BatteStar Galactica étaient quand même plus réussis. Et là… Bon OK, c'était peut-être pour donner un style. Sauf que l'effet est un peu raté. En fait, je ne sais pourquoi, mais j'ai l'impression que je reste bloqué sur une scène dans la prison avec SA PUTAIN DE LOUPIOTTE ROUGE en fond. Et cette loupiotte m'a perturbé dans le registre : mais pourquoi il y a une loupiotte rouge juste là. Elle sert à quoi ? À rien, elle est là parce que quelqu'un trouvait cool qu'elle soit là. Et à partir de ce moment, je suis resté bloqué sur la déco du vaisseau à base de loupiottes inutiles. Oui, je le reconnais, c'est idiot. Sauf que je ne pouvais plus me retirer de la tête l'idée que ces loupiottes ne servaient à rien et ne faisaient que de la décoration de mauvais goût. C'est ballot. Mais c'est ainsi. Forcément, ça casse un peu tous les moments émotion du film quelque part (sauf quand c'est dans le poste de pilotage, là, ça allait mieux).

Mais bon… Il y a moyen de passer outre. C'est vraiment une idée à la con qui a squatté désagréablement mon cerveau pendant que je regardais le film.

 

Un autre point qui m'a gêné, c'est que, même si elles sont belles, j'ai trouvé les séquences extérieures trop courtes. Par exemple, j'ai l'impression que les grosses tourelles du Yamato n'ont servi à rien, alors qu'elles sont super-utiles à la base. En même temps, le réalisateur a fait le choix de montrer la plus grosse force de frappe du Yamato dès le début (ie son grooooooooooos canon). Ce qui est un peu idiot quand on sait que l'ennemi s'adapte à la puissance adverse au fur et à mesure du temps. Il aurait plus logique de commencer avec de simples tourelles. Car du coup, il n'y a pas vraiment de montée de puissance de feu dans le film et c'est un peu dommage…

Les derniers reproches que je ferais à ce film, c'est que j'ai trouvé le traitement du commandant Okita un peu léger, j'aurais préféré que son évolution soit plus lente. Et j'ai trouvé ça dommage de ne pas avoir de robot bourré, mais bon, il a quand même une courte heure de gloire. Ma plus grosse déception reste définitivement la fin trop asiatique à mon goût. Mais bon…

 

Ceci-dit, globalement, Space BattleShip Yamato reste un divertissement bien complet, intéressant et qui permet de découvrir en partie un mythe fondateur de l'animation nippone. Du haut de ses 2h17, il y a de quoi passer son temps agréablement, malgré quelques légères longueurs. Ça reste donc un film que je conseille, en premier lieu aux amateurs de space-opera certes, mais aussi à toutes les personnes qui aiment les films tout simplement. Il ne révolutionnera certes pas le cinéma, possède quelques faiblesses, mais il tire quand même son épingle du jeu.

 

Bon, maintenant, il n'y a plus qu'à voir ce que va donner le film Albator ^^

Ou le Tekken en plus près. Y'a pas à dire, les films en CGI pour adapter les Jeux Vidéos/Animes semblent plus que prometteurs. Même s'il faut reconnaître que Yamato ne démérite pas, il y a tellement de fails dans ce domaine à côté de lui que bon… Ça donne plus envie de se tourner vers les films en synthèse… Bon, faut aussi dire que les films live sont faits par des américains à la recherche de pognon (celui qui vient de penser au dernier film des Schtroumpfs à New York  ou Dragon Ball Evolution a gagné) ou des réalisateurs juste mauvais (celui qui a pensé Uwe Boll gagne un poing dans sa gueule de sa part), tandis que les films de synthèse sont faits par des asiats biberonnés aux nouvelles technologies et aux jeux vidéos. Ça veut sans doute tout dire.

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
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AuBe 22/08/2011 15:01



Moi aussi, j'attends de voir ce que va donner le film d'Albator ^^


En revanche, je n'ai pas été gênée plus que ça par le côté kitch de l'intérieur du Yamato (ni par la loupiote rouge - va falloir que je revisionne pour la voir). Probablement parce que je suis
fan de Star Trek TOS et que, comparé aux décors de l'Enterprise original, le Yamato aparaît franchement moderne...



Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir 23/08/2011 14:03



Ah vi, mais là, tu vas chercher des trucs bien vieux quand même ! :p



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