Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:06

 

Tiens, les gamers étaient en manque d'os à ronger mais ils sont heureux, ils ont eu un nouveau jouet grâce à Arte. Ils peuvent à nouveau refaire leurs pleureuses. J'imagine qu'ils étaient en manque. Mais bon, ne même pas reconnaître qu'en général, on a des têtes d'abrutis devant un écran pour la simple et bonne raison qu'on est puissament concentré dessus, ça relève d'une très haute naïveté. Ils devraient se prendre plus souvent en photo quand ils sont à fond sur un truc devant leurs écrans. Je crois qu'ils réaliseraient un peu mieux que non, ils ne respirent pas l'intelligence dans ce cas-là. M'enfin bon, dès que des "élites" sont un peu taquines, le populisme de bon aloi sait toujours ressortir de terre pour défendre la pauvre dignité outragée de ces gamers. 'fin bref, parlons du festival ! \o/

 

 

 

Le festival est passé tellement vite que je n'ai pas pu voir le quart de ce que je voulais voir. Ma plus grande déception reste de ne pas avoir vu "Les Citronniers". J'espère avoir une occasion de le revoir.

 

Le festival est fini depuis... Plus d'une semaine sans doute et les résultats sont consultables ici.

 

 

 

Alors, qu'est-ce que j'ai vu dans tout ça :

 

 

 

99 francs :

Pas mal. J'ai bien aimé les différentes reprises de pub/musiques/autres.Le rythme du film est un peu déjanté ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas devant. Mais d'un autre côté, je comprendrais aussi que certains n'accrochent tant le film aborde un côté destructuré au niveau de sa narration. Mais plaisant. Et putain, se dire que 500 milliards partent dans la pub chaque année, ça a quelque chose de démoralisant Y_Y

 

 

La nouvelle vie de Monsieur Horten:

Mon souci pour ce film, c'est que j'ai dû en manquer 20 minutes. J'ai vu les 5 premières minutes et j'ai eu une absence de 15 minutes... Mais ceci dit, j'ai quand même trouvé qu'il y avait une agréable athmosphère qui se dégageait de ce film, mélange de burlesque, d'humour discret, d'expériences originales et de doux sentiments. On suit donc Odd Horten, cheminot depuis 40 ans qui mène une vie réglée comme du papier à musique et qui, le soir de son départ en retraite, dévie un petit peu de son habitude. Ce qui va bousculer sa petite vie habituelle. Le personnage ne va pourtant pas en sortir transformé, mais il réalisera des choses sur lui-même, fera des rencontres plus ou moins particulières. Un peu comme si ce jour de départ de retraite devenait une nuit de folie. Mais une nuit de folie pour un type de 60 ans, ce n'est pas la même chose qu'une nuit de folie d'un type de 20 ans :D

On se laisse aisément porter par cette histoire, qui a, finalement, un petit côté "Conte de Noël version Retraite"

Comme vous pouvez vous en douter, j'ai particulièrement bien aimé.

 

 

Valse avec Bachir:

J'en avais entendu du bien avant de le voir et, effectivement, je n'ai pas été déçu. Le film se présente comme un documentaire d'animation. Autobiographique, ce film a pour centre le massacre de Sabra et Chatila. En discutant avec un ami, le réalisateur réalise d'un coup qu'il a comme un trou noir sur toute la période qu'il a passé au Liban et que le seul souvenir qu'il en garde, est un rêve qui commence tout juste à le hanter. Il va donc partir sur les traces de son passé, retrouvant d'anciens militaires qui ont fait partie de son unité pour recroiser les souvenirs de chacun, rencontrant des psys qui vont lui expliquer pourquoi il a un tel trou noir et pourquoi ce rêve est le seul souvenir qu'il garde de cette guerre. Et petit à petit, sa mémoire va se recontruire et il va retrouver ce qu'il a oublié et surtout, pourquoi il l'a oublié. Ce film dresse donc un constat effarant sur la capacité du cerveau humain à faire le ménage dans ses souvenirs et sa capacité à bloquer ou libérer ses derniers. Cette histoire qui raconte la réelle reconquête d'un homme de ses souvenirs oubliés, a un côté envoûtant.

Au niveau du dessin, le cell-shading offre vraiment un bon rendu avec des visages magnifiquement détaillés, par contre l'incrustation du cell-shading dans l'univers 3D plus classique, n'est pas parfait, on a parfois l'impression que les personnages marchent un peu dans le vide. Dans le même registre, ils font parfois un peu rigides. Mais le côté plaisant du scénario fait rapidement oublier ces petits défauts.

A noter qu'au Liban, ce film fait par "l'ennemi" (le réalisateur est israëlien) a eu un certain succès en étant distribué sous le manteau. Les gens voulaient voir l'autre point de vue. Et globalement, il semble avoir été apprécié en tant que tel. Il laisse quand même un goût amer pour un nombre de personnes, car le film n'esquisse pas une once d'excuse envers ceux qui ont été massacrés. Il est vrai qu'il sonne un peu "Ben ouais, y'avait un génocide sous nos yeux, on n'a rien fait. Comme on se sentait coupable, notre mémoire a donc préféré nous faire oublier la chose. Voilà quoi."

Et ça s'arrête là. Vu les massacres que ça a été, je comprends que certains libanais leur en gardent rancoeur....

 

 

Un baiser s'il vous plaît : J'ai A-DO-RE ce film ! Le plot du film se base sur la conséquence que peut avoir un simple baiser, normalement sans conséquences sur un couple. Et c'est drôlement bien foutu. La BO est pleine de musiques classiques qui sont un délice à l'oreille, l'histoire est bien menée, j'ai GRAVE surkiffé. J'ai adoré les dialogues entre les deux personnages principaux qui parlent de leur relation de manière totalement distante et qui sont incapables de lutter contre elle, de la façon dont tout s'agence. J'ai adoré. Je ne trouve pas d'autres choses à dire, tout garde un petit côté tellement authentique et tellement décalé que j'ai aimé. Et la conclusion est tout simplement magnifique !

 

 

 

  Le silence de Lorna : Encore un film dont j'ai raté le début, mais ce coup-ci... Je me suis fait atrocement chier. Au point que je n'ai pu continuer plus de 30 minutes. C'est long, c'est mou. Je me suis totalement ennuyé. Mais affreusement.

 

 

 

 

Du côté des courts-métrages, je n'ai pu en voir que trois (on peut les voir jusqu'à samedi, profitez-en ! ) :

 

 E-Pigs : Mon préféré des trois, sans nulle doute. Un film dont on sent l'inspiration de la Cité des Enfants Perdus de Jeunet avec un beaaaaaau filtre jaune, et qui a sans aucun doute bénéficié d'un budget plus que conséquent. Avec des cochons qui m'ont fait penser au délire de Masamune dans les derniers tomes incompréhensibles de Ghost In The Shell, j'ai juste été totalement aux anges !

 

 Vasco : Court-métrage d'animation, ce dernier part un peu en live. Je n'ai pas cherché à comprendre toute l'histoire, mais j'ai bien aimé la technique d'animation, ou plus précisément ces dessins avec un crayon gras. J'y ai trouvé un petit charme assez irrésistible.

 

 The night I became a doll : En fait, ce film m'a fait penser à ce qu'aurait pu être une histoire paralèlle à Evangelion : Et si Asuka avait choisi de devenir la poupée de sa mère. Sans compter qu'en plus que les persos sont roux, c'est difficile de ne pas faire le lien. Après, l'histoire n'a pas grand chose à voir. Mais bon... Pour le reste, c'est... Particulier quand même. Ca se regarde, mais je pense que c'est celui qui m'a moins intéressé des trois. Après, certains à-côté rappellent aussi  aussi cette sinistre affaire....

 

Et pis voilà, rien d'autre à ajouter ^^

Je suis plutôt satisfait de ce que j'ai pu voir, mais j'aurai aimé pouvoir en voir plus. Tant pis !

 

La bonne blague du jour : j'ai mis 5 heures en voiture à faire un chemin que je fais habituellement en 30 minutes en moto. La neige, ça ne pardonne pas... Sans compter que j'ai découvert un PV qui date du 4 Avril en arrivant chez moi. On a connu plus glorieux comme journée...

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
commenter cet article
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 12:23

Plop !

 

Un ch'tit bilan des chroniques de Mangavoraces en Novembre :

 

- il y a eu une controverse sur Seven Day

 

- il y a eu 22 chroniques sur la dernière quinzaine. Personnellement, j'ai gave kiffé Chi, joli mélange réussi entre Yotsuba et Michael. Et je me dis que si j'avais été plus réveillé, il aurait sans doute eu un coup de coeur. Faut vraiment que je reprenne le temps de chroniquer pour Mangavoraces moi. Sinon, Dorohedoro reste toujours une valeur sûre. Et j'ai hâte de tester Moonlight Act même s'il semble avoir déçu.

 

- et pour la quinzaine précédente, 26 chroniques (c'est là que je me rends compte que les liens vont être faussés à partir de la prochaine livraison de chroniques.. C'te loose). Dans cette liste, je noterai que le nouveau manga de la maman de FMA déçoit pour l'instant et qu'Otaku Girl commence à faiblir. Par contre, Ippo et Ashita No Joe ravisse toujours autant leurs lecteurs !

 

 

Et sinon, la base de donnée a également reçu son lot de mise à jour. N'hésitez pas à la parcourir !

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Actualités
commenter cet article
3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 19:34

Petite surprise hier soir, j'ai découvert le dernier chapitre du manga Pysren. Je ne m'y attendais pas, mais j'ai trouvé que c'était plutôt une bonne nouvelle. Pas que le mhuanga soit mauvais, au contraire, maintenant, je suis sûr qu'il ne va pas le devenir :D

 

Psyren est donc composé de 16 volumes. Et vous savez quoi ? C'est juste parfait en terme d'équilibre pour la narration. Si l'histoire avait dû continuer, nulle doute qu'il y aurait eu un immense potentiel pour que ça devienne mauvais (comme Bleach quoi....). Là, l'auteur fait bien le tour de son histoire et apporte une conclusion cohérente par rapport à ses débuts ( SPOILER (surligner pour lire)et pourtant, les voyages dans le temps, c'est casse-gueule par définition ), il a suffisament d'idées pour illustrer les différents pouvoirs des personnages, les touches d'humour sont gentillettes, le fan service n'est pas trop abusé... Sans compter les bonnes idées qui parsèment l'oeuvre.

 

 

L'un des points les plus réussis de ce manga reste la manière dont l'auteur intègre petit à petit l'univers de Psyren dans le monde réel. Il faut reconnaître qu'au début de l'histoire, l'auteur arrive bien à nous attraper avec ce monde parallèle mystérieux dont on ne sait rien mais le point fort est qui'il n'y a pas de déception à l'explication de ce monde. Sa réalité est offerte de manière tangible et logique, et c'est agréable d'avoir quelque chose d'aussi bien construit, le raccourci utilisé ne fait pas trop facile vu qu'il est correctement amené.

 

 

Au niveau de l'histoire, ça reste du shônen, donc il faut s'attendre à ce qu'il y ait régulièrement du power-up de héros, mais ça reste dans le domaine du supportable. Mais comme l'histoire est relativement cohérente, le tout passe plutôt bien. En somme, Psyren est un vrai manga d'action qui se base sur un support solide auquel il s'y réfère ce qui lui évite de partir dans tous les sens. Pas comme dans Naruto par exemple. Concernant les pouvoirs, bah, ils appellent ça psy, mais c'est aussi psy que les X-Mens, donc bref, l'éventail est très varié même si l'auteur a posé trois types généraux de pouvoir que l'on détecte via... Une expérience avec une tasse de café, ce qui rappelle un peu le coup du verre d'eau et de la feuille de Hunter X Hunter. Même si l'auteur se restreint d'un certain point de vue, il fait suffisament joujou avec différents types de pouvoir.

On peut aussi noter quelques retournements de situation bien amenés et bien trouvés qui relancent régulièrement l'intérêt du lecteur. L'auteur maîtrise bien son récit. On n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer.

 

 

Le plus gros point faible de ce manga reste peut-être les personnages. Ils sont sympathiques, les relations entre eux sont bien décrites, mais au niveau de leur design et de leur caractère, je dirai que ça manque quand même d'un petit  quelchose. Disons qu'ils ne sont pas vraiment marquants et je doute que vous vous souveniez de la moitié d'entre eux après avoir refermé la dernière page du livre. Cette faiblesse est compensée par le fait que l'ensemble reste agréable car les relations entre les différents personnages se déroulent normalement. A défaut d'être magnifiquement réussis, ils n'en restent pas moins charmants. Et puis, d'un niveau graphique, on peut aussi noter que l'auteur a fait quelques progrès en 16 tomes et 145 chapitres. Ce qui est amusant, c'est qu'il n'y a pas fondamentalement de gros changements au niveau du design, c'est juste que les personnages font plus "grands'".

En passant outre la qualité des scans, on passe de ça :

 

psyren 1

 

 

à ça :

 

 

psyren 2

 

Donc voilà. Je n'ai pas grand chose à ajouter de plus. Si je devais résumer Psyren en deux mots, je dirais cohérence et fraîcheur. Car même s'il est possible de trouver des défauts, l'ensemble offre une bonne cohérence dûe au fait que l'histoire avance de manière constante sans trop en faire. Fraîcheur, car vu que la série ne fait que 16 volumes, on n'est pas donc lassé des personnages à la fin de l'histoire et de plus, c'est un manga qui ne prend pas trop la tête.Ca se lit donc tranquillement.

 

Notons d'ailleurs que la fin laisse une toute petite porte de sortie pour une suite, mais ce serait juste de mauvais goût. Par contre, je ne serai pas contre une ou deux histoires bonus, juste pour le plaisir. 

 

Pour finir, pas la peine de vous jeter sur les scans pour le lire. Vu sa qualité, il est fort probable qu'il finisse par sortir en France, le problème étant de savoir quand. Mais quand il pointera le bout de son nez, si vous êtes lassés des shônens à rallonge et que vous cherchez une petite série agréable qui ne va pas plomber votre bibliothèque, je vous conseille ce manga. Il ne mange pas de pain et est suffisament bien fait. Même s'il y a des raccourcis faciles qui sont utilisés parfois, le tout est compensé par le fait que narration et l'univers sont de qualités. Et même si je dois reconnaître que le graphisme m'avait plus que rebuté au début car je le trouvais quelconque, on finit par s'y faire au fur et à mesure du temps.

Donc oui, Psyren n'est pas un manga culte. Mais il est certainement dans le haut du panier de la catégorie shônen.

 

Merci à Torog de m'avoir lancé dessus ^^

Mais Toriko et Beelzebub, c'est quand même mieux :D

Trop classique Psyren comparé à eux. Mais c'est ce qui fait son charme, ce petit côté rétro !

 

Bon, la première série de l'auteur, Mieru Hito a fait 7 volumes.

La seconde, Psyren, a fait 16 volumes.

 

On prend le pari que la prochaine fera dans les 30 volumes ? ;)

(c'est aussi là que je me dis qu'un jour, un auteur sortira dont je ne verrais jamais la fin parce que je mourrai avant. Ca doit quand même être frustrant de mourir juste avant l'avant-dernier tome d'une série de 60 volumes... Un peu comme se dire qu'on ne verra pas les Marios et les Zeldas du futur. 'fin bon, ne soyons pas dépressifs, je suis théoriquement encore loin de mourir, je l'espère du moins :p )

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Manga-Anime-JVs
commenter cet article
30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 23:24

 

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/71/37/49/19132801.jpg

 

 

Trailer Park of Terror

 

Oh !

Un film de zombie ici !

Que c'est étrange !

Trailer Park of Terror vaut surtout  le détour pour son début et ses quelques scènes de flashback, bien trash. Avec du bon redneck dégénéré qui fait plaisir à voir. Ou pas d'ailleurs vu leur gueule.

Et puis Satan en cowboy qui se la pète, c'est sympa aussi. Sans compter la fusillade du début.

Le truc par contre, c'est que la partie zombie est un peu hachement moins bien. Bon, ça reste du zombie, donc j'aime bien, mais... Disons qu'il n'y a rien d'exceptionnel dedans. Toutefois, j'ai quand même eu quelques sourires devant. Avec le zombie rockeur et le zombie amoureux, y'a quelques passades fort agréables. Sans compter que l'héroïne joue bien son rôle de zombie nymphomane et parfaite hôte qui règne sur son petit village d'une main de maître. Une parfaite femme fatale.

Le souci, c'est ptêt ceux qui vont servir de plats aux zombies. Ils ne sont pas très intéressants. La seule chose amusante, c'est de les voir se faire découper (et encore, ça reste soft).

Au final, c'est donc un parfait film-sandwichs.

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/67/06/10/19419606.jpg

 

 

Prince of  Persia : les Sables du Temps

 

Je m'attendais à un film pourri et réalisé avec des pieds comme tout blockbuster américain qui se respecte et qui adapte un jeu vidéo,  le genre de films qu'on regarde en consommant bière sur bière et en faisant des commentaires toutes les 5 minutes sur la stupidité des scènes (genre comme pour G.I. JOE), mais finalement... J'ai retrouvé un point sympathique dans ce film : j'ai trouvé que les scènes de cascade collaient vraiment  à l'univers Prince Of Persia ; sur ce point, je n'ai pas été du tout déçu. On retrouve bien l'ambiance du jeu avec ses accrobaties et autres roulages, sans compter les attaques qui servent à se débarasser d'un adversaire (et qui occasionne un ralenti plus ou moins utile - quoique.... Notons que le ralenti est même utilisé parfois de manière très pertinente). Et l'acteur principal ressemble aussi au personnage originel, ce qui rend certaines scènes visuelles particulièrement attrayantes. Après, pour le reste...

Bah, ça se regarde, hein. Ca reste un blockbuster à la réalisation efficace. Mon plus gros reproche reste néammoins que le scénario du jeu vidéo offrait déjà suffisament de points d'accroche (oui bon, pas beaucoup vu que c'était un jeu d'action, mais quand même ! ) pour fournir un scénario plus proche du matériel originel et pas un truc aussi neuneu que ce film.

Encore un parfait film à regarder avec des bières et des pizzas.

 

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/05/63/affiche.jpg

 

 

La Cité de Dieu

 

Tiens, il était temps de remonter le niveau avec ce film. La Cité de Dieu se déroule dans les favelas brésiliennes. Vous savez, celles où la police descend actuellement faire un grand nettoyage pour préparer les JOs ou je ne sais quoi. Le film suit le parcours de trois enfants qui ont habité dans ces lieux des années 60 aux années 80.Et comment dire... Le film regorge de moments pas glop. D'ailleurs, on sent le film glisser petit à petit dans une ambiance plus morose. Au début, les couleurs sont chatoyantes. A la fin, elles sont froides. On suit trois gamins. L'un s'en sortira, les autres non. Et pendant même leur évolution, on voit la relève qui se pointe pour former un autre gang. Sauf que cette relève, elle a... 7 ans. Des gamins de 7 ans qui trouvent ça fun d'aller tuer des gens. Des gamins de 7 ans qu'on a envie de baffer et deux minutes plus tard, on éprouve de la tristesse pour eux, car le film nous rappelle brutalement que ce sont des gamins de 7 ans qui évoluent dans un milieu où la mort peut frapper de n'importe où. De même, l'évolution des trois 'héros' est particulièrement intéressante. Entre celui qui s'en sort, celui qui essaie de s'en sortir et celui qui se conforme parfaitement aux codes de ce monde qui se dessine devant lui. Le film n'est pas forcément facile à suivre car la réalisation est particulière et on ne reconnaît pas forcément facilement les persos au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Mais il n'empêche pas moins que son histoire reste accessible. En somme, la Cité des Dieux, c'est un film qui montre une réalité du monde de façon cru. C'est ni joyeux, ni triste, ça prend juste les tripes.

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
commenter cet article
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:26

Ha ha.

 

 

yotsuba_god.png

 

 

 

Une machine à sous avec Suikoden pour thème.

I hate you Konami, I hate you.

 

Et le pire, c'est que je serai capable de l'acheter si ça se vendait :|

 

Consolons-nous avec le JT de votre naissance !

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Jeux Vidéos
commenter cet article
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 21:48

 

http://www.manga-news.com/public/images/dvd/final_fantasy_unlimited_col.jpg

 

 

 

 

Les animes dérivés de la saga Final Fantasy ont quand même une sacrée poisse. Sauf quand ils restent parfaitement dans l'univers existant et ne font que remplir quelques cases, comme Advent Children et son compagnon Last Order, tous les autres ont été décriés. La faute à des fans trop jusqu'en boutisme qui attendent un produit sans surprises comme les deux pré-cités ? SquareSoft vise toujours quelque chose de trop différent, trop grand public ?

Ptêt ben que oui, ptêt ben que non.

 

Mais bon, Final Fantasy la légende des Cristaux a été décrié et pourtant, il restait assez basique et assez proche de Final Fantasy. Quand à Final Fantasy les Créatures de l'Esprit, n'en parlons pas (ceci dit, je l'aime bien ce ch'tit film).

 

Il reste encore Final Fantasy: Unlimited qui a reçu un accueil tellement cordial, que SquareSoft a décidé de ne pas produire la deuxième saison. De 51 épisodes, on est passé à 25. Quand même.

 

Mais bon, est-ce qu'il est si pourri que ça ?

 

Ben... Y'a du bon et du moins bon, comme tout anime qui se respecte.

 

Commençons par le synopsis :

Deux créatures géantes qui s'affrontent au-dessus de la baie de Tokyo. Un pilier obscur qui relie le monde réel à un monde imaginaire. Deux scientifiques partent l'explorer. Puis, ils y retournent. Et ne revinrent jamais. 12 ans plus tard, leurs enfants, Ai et Yu décident de partir à leur recherche. Ils vont chercher ce mystérieux métro qui va les emmener vers le "Monde Intérieur", porte d'entrée du Pays des Merveilles. Là, ils recontront Liza qui recherche un hommeet qui possède certains pouvoirs.. Et puis, dans le Pays des Merveilles, Kaze, un homme mystérieux qui a le pouvoir d'invoquer les mêmes créatures qui ont créé le pilier obscur. Aléatoirement accompagnés par Kaze, Ai, Yu et Liza, retrouveront-ils tous ce qu'ils cherchent ?

 

 

 

*vient de repérer un doujin hentaï sur cette série*

*le mate*

WHAT ??? Une loli futa ??? Taré de japs. Poubelle.

*reprend son article*

 

 

 

20101018PHOWWW00425.jpgUn cliché fait sans trucages

 

 

 

Une des choses que j'ai apprécié dans cette série, ce sont les nombreux clins à la saga Final Fantasy. Même si l'univers n'est pas construit de façon classique comme sur un Final Fantasy, on retrouve avec plaisir les chocobos, les invocations/espers/G-Forces/chimères (choississez votre version), ces enfoirés de Pampa/Cactuar/Cactrot, les moogles, le gros vaisseau qui bute tout, Cid, et quelques autres détails (d'ailleurs, on sait enfin comment les persos de Final Fantasy font pour transporter tant de matos avec eux, ils ont un Poche-Pocket) comme Oméga et autres.

 

Concernant le reste. Y'a rien de bien transcendant, c'est sympatoche, mais pas exceptionnel.

Prenons les personnages : les enfants font bien leur rôle d'enfants qui découvrent le monde, Liza est en quelque sorte leur chaperonne et prêtresse sur les bords, gentille comme il faut, Kaze est le bourrin mystérieux qui rase l'ennemi à coups d'invocation. Et Kaze est un mec mystérieux qui parle peu. Et qui est habillé en noir. Et qui a une cape abîmée. Kaze, c'est le mec qui a la classe. Kaze, c'est l'homme, le vrai. Sauf que bon... Il n'a rien de plus que ses 41534354 clones d'hommes mystérieux qui ont un lourd secret. Donc bon.

Les rôles secondaires gentils se disinguent un peu plus par leur côté barré. Entre la fille-louve folledingue de Kaze, Cid qui file des noms à toutes ses machines, le chef de la résistance qui a une belle moustache et qui fait régulièrement sourire, le reste est oubliable. Ah si, mention spéciale au chocobo qui est bien con comme un chocobo et qui évolue. Et qui m'a arraché un sourire de sympathie pour Ai quand le-dit chocobo passe son temps à mordre sa couette et à la traîner dans tous les sens. Ca doit faire mal. D'ailleurs, j'ai trouvé ça amusant que Ai change de fringues par deux fois. Ca a un côté upgrade d'armure assez amusant. :p

 

Du côté des méchants... Y'a en a bien deux qui se distinguent un peu du lot, le général-champi et le général de la flotte, pour le reste... Bof.Y'a pas chara-design qui bute.

 

Au niveau de l'histoire proprement dite, elle est correctement faite. Le Pays des Merveilles est divisé en différents mondes et le groupe passe de l'un à l'autre en prenant le métro. Ca permet de changer de lieu à chaque épisode et de découvrir un autre pan de ce pays magique. Le défaut, c'est que l'anime donne l'impression de n'être qu'une succession de stand-alones, ce qui ne rien pas la chose particulièrement passionnante quand on préfère les trucs avec un peu plus de fond.

Mais ça se consomme. Les mondes découverts sont variés et on ne s'ennuie pas trop même si le schéma reste : découverte du monde => un général se pointe => les enfants et Liza ont des ennuis => Kaze apparaît et détruit l'ennemi => Kaze disparaît

 

 

couple de vieux

Un autre cliché fait sans trucages. Ou pas.

 

 

 

Un des points qui me faisaient continuer à regarder l'anime était en fait l'apparition de Kaze. Pas pour le personnage en lui-même, mais pour savoir quels invocations il allait lancer et essayer de la reconnaître avant qu'il ne prononce son nom. En effet, Kaze a un gimmick dans chaque épisode pour invoquer chaque créature (à la fin, je commençais à apprécier le gimmick, mais au début, je trouvais ça surtout lourd et redondant), il charge trois "balles de terre" dans son arme et décrit chacune des balles. Quelque chose comme "La lumière qui perce les cieux. Jaune Ecarlate." ou "Celui qui est plus froid que le métail. Gris Acier." Quand il a chargé ses trois balles, il balance le nom de l'invocation et on a juste le temps de réfléchir à qui ça peut être. C'est presque un mini-jeu en somme. En tout cas, ils ont varié les noms et descriptions des balles, et ça, ça fait plaisir. De même, en 25 épisodes, on couvre à peu près toutes les invocations qui se faisaient à l'époque. Ce qui est plutôt sympa. C'est pour ça que je reste dubitatif de l'intérêt de 26 autres épisodes, car là, on aurait dû se taper plein de redondances sur les invocations et ça n'aurait pas été palpitant.

 

Concernant les invocations, elles sont toutes en image de synthèse ainsi que d'autres effets et d'autres détails. La qualité est... Potable dirons-nous. Grosso-modo, c'est ce que fait Gonzo actuellement en un peu moins bien. C'est pas mirobolant, mais pas dégueu. Un peu trop statique par contre. Le reste de la réalisation est consommable.

 

 

En somme, Final Fantasy: Unlimited est un anime consommable. Pas exceptionnel, on peut le consommer tranquillement en mangeant sa pizza et en appréciant les liens avec la série originelle. Ca casse pas trois pattes à un canard et il ne mérite pas d'avoir été aussi descendu, mais bon, les attentes des fans de la saga originelle visaient clairement plus haut, mais ce n'est un fail comme une erreur 404.

A noter que même si l'anime a été coupé à la moitié, il propose une fin correcte, même si elle ne répond pas à toutes les questions et laissent quand même le Pays des Merveilles avec un gros problème sur les bras. Ma plus grande frustration restera de ne pas avoir vu à quoi pouvait ressembler Oméga reconstitué. Mais j'y survivrais sans peine :)

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Manga-Anime-JVs
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:30

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Arte fait son premier festival de cinéma.

 

On peut voter et il y a des chats avec les réalisateurs après la diffusion des films.

 

Les films qui sont sélectionnés sont des films auxquels Arte a participé à la réalisation via des financements ou autres. On peut trouver ça un peu centré sur soi-même, mais dans un autre côté, Arte ne boxe pas trop dans les mêmes catégories que les autres chaînes et autres festivals. Et c'est aussi un moyen simple de montrer ce que fait cette toujours petite chaîne avec nos impôts.

 

Concernant les films, il n'y a pas que des longs-métrages, mais aussi une partie consacrée aux courts-métrages. Le tout est présenté par une actrice française qui est sans doute celle qui a le plus enchaîné les rôles les plus "douloureux" (youhou, La Pianiste ).

 

Bref, comme d'hab', je vous conseille de regarder, il y a sûrement de zolis petites perles dans le lot :)

 

Pour plus d'infos, je vous renvoie vers le site. Tout ce que je sais, c'est que le film de demain soir (ou ce soir suivat quand vous lisez cet article)  Valse avec Bachir, je le sens particulièrement bien. Et je ne savais même pas que c'était un film d'animation en plus. Joie quoi.

 

 

Bon allez, une vidéo à la con pour conclure cet article (la flemme d'aller chercher une image :p ) !

 

Et faut que j'aille demander à Arte s'ils vont sortir la deuxième saison des Invincibles moi !

 

EDIT : Oh, ça devrait arriver début Janvier, j'ai hâââââte !

 

Et faut que je me mate Breaking Bad, ça a l'air de déchirer ce truc aussi !

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 15:27

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/68/21/42/19215007.jpg

 

 

 

Disgrace

 

Hmmmmm...Comment dire... Je ne sais pas par où prendre ce film. Il y a un côté malsain qui traîne un peu tout au long de ce dernier, même s'il y a une sorte de rédemption sur la fin. Il est assez dérangeant. Le film se passe au début du post-apartheid en Afrique du Sud. Un prof d'université (John Malkovitch) est accusé de coucher avec ses élèves et décide de quitter quelques temps son travail. Il part retrouver sa fille dans la campagne qu'il n'avait pas vu depuis un bail. Elle a un employé noir (Morgan Freeman) qui s'installe petit à petit à côté de chez elle. Et... Il se passe des trucs pas cool, genre pas cool du tout.

D'un côté, Malkovitch incarne un type imbu de lui-même qui méprise encore un peu les noirs. Sa fille prend un peu tous les problèmes post-apartheid dans la gueule. Morgan Freeman profite un peu de la situation tout en essayant de limiter les vagues.

Le film démontre la chute du pouvoir des blancs pendant cette époque, où les rapports de force s'inversent drastiquement. Il évite quand même de sombrer dans complaisance sur "Oh, ces pauvres blancs martyrisés par des noirs".  Mais il reste lucide sur les conséquences de cette inversion de rapport de force. Si je trouve un côté malsain au film, c'est qu'il ne semble pas y avoir de justice ni de moral au final. Le monde change et le "héros" ne peut que le constater et faire avec. Le film est rempli de haine sous-latente qui laisse un goût amer dans la bouche. Même si je l'ai apprécié, je comprendrai qu'ils puissent être détesté, tant il possède un côté glauque. Le souci, c'est qu'il garde un côté réaliste et c'est peut-être ce point qui peut déranger le plus le spectateur. Par certains à-côté, il est trop réaliste.

Ce qui est sûr, c'est qu'il peut être facilement comparé à la lente perte de pouvoir que traverse le monde occidental au niveau mondial actuellement.

 

 

 

 

 

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/63/29/67/18685556.jpg

Dans la chaleur de la nuit

 

Ce film date de 1967 et si je l'ai regardé, c'est que Arte faisait un théma sur Sydney Poitier. J'aurai appris que Sidney Poitié est un personnage assez incontournable dans la cinématographie liée aux acteurs noirs. Nombre d'acteurs noirs le considérent comme celui qui a ouvert les portes d'Hollywood aux acteurs noirs et, de surcroît, il était lié aux mouvements civiques noirs. Bref, c'est un pilier dans l'avancement des mentalités, sans compter que le personnage a alimenté les polémiques et les critiques dans les mouvements de défense de noir, à cause de films comme "Devine qui vient dîner ce soir". Dans une Amérique en plein combat "racial" à cette époque, il a dû faire un numéro d'équilibriste assez délicat, même si visiblement, il a préféré à faire les choses à sa manière et tant pis pour les critiques.

Revenons au film. Dans une petite ville sudiste jusqu'au bout des ongles, pour qui les noirs ne devraient être qu'esclaves, un important homme d'affaire vient de se faire assassiner. Le coupable est tout trouvé, il y a un noir à la gare et il a plein d'argent. Hop, il est coupable. Souci, Virgil Tibbs (Sydney Poitier) est en fait un officier de police, enquêteur aux enquêtes criminelles de Philadelphie. Il est forcément relâché. Il n'a qu'une envie, se casser de cette ville raciste. Sauf que son supérieur souhaite qu'il reste sur place et résolve le meurtre. Ce qui est loin d'être une gageure, il va donc devoir prendre son mal en patience.

Le plot agréable de ce film est la confrontation continuelle entre le shériff raciste et Tibbs qui déteste les racistes forcément. Ils essayent vaguement de bosser ensemble, mais ils ne se font pas trop confiance. Ils ne vont pas jusqu'à se tirer dans les pattes, mais il y a une ambiance électrique entre les deux hommes qui ne cesse de tenir le tension du film. Ils ne peuvent pas se sacquer et n'essayent même pas de le faire. Tout juste se contentent-ils de faire avancer l'enquête ensemble.

En tout cas, c'est vraiment un film bien foutu avec plusieurs surprises au niveau de l'intrigue. Je conseille.

 

 

 

 

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/71/78/49/19212086.jpg

 

Legion, l'armée des anges

 

Bon, allez, un film tout pourri pour finir. :D

Là, ça envoie du pâté, attendez, voilà le synopsys : "Dieu en a marre de l'humanité et décide de la flinguer. Le seul espoir de survie pour cette dernière ? La naissance d'un enfant... Que l'ange Michael va protéger, s'opposant à Dieu"

L'histoire se déroule principalement dans un motel paumé au milieu du désert où l'enfant doit naître. En fait, j'ai plus eu l'impression de regarder un film de mort-vivants qu'autre chose, avec la troupe d'humains aidé d'un ange qui se barricade dans un môtel et flingue du mutant à tour de bras. Mais sinon... Bah, y'a pas grand chose à raconter. C'est rigolo (la scène avec la vieille est vraiment très drôle :D ), bourrin, la morale est pourrie, mais ça bouche bien une soirée avec des bières. C'est suffisament bien fait pour pas qu'on s'ennuie, mais après, c'est franchement dispensable comme film. Enfin, si y'a un intérêt, j'ai découvert Willa Holland qui est plutôt un très joli brin de fille (hmmm... ce plan de début au ras du sol alors qu'elle porte une mini-jupe *bave*. Ouais, le cinéma, c'est censé être de l'art. BEN VOYONS.).

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
commenter cet article
16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:49

Nyah, je suis dégoûté, à l'heure où je commence ce post, si la chance avait été avec moi, je serais en train de mater le dernier Ghibli. /me dég'.

Du coup, faisons un post à la réflexion bancale.

 

 

L'autre jour, je me suis rerereregardé Fruits Basket. La faute au fait qu'à remplir les descrpitions de cartes pour Animint No Sekai (un jour, je ferai un article dédié pour y crier tout mon amour), j'ai eu envie de m'y remettre, tout comme remplir les descriptions des Chevaliers d'Or m'a donné envie de regarder la partie Hadès et Lost Canvas des Chevaliers du Zodiaque. Mais passons.

 

Alors que j'étais tranquillement allongé sur mon lit à laisser ma gorge se rafraîchir au contact d'un breuvage éthanolisé, arriva l'épisode qui tournait autour du personnage nommé Kisa. Cette petite fille qui a une capacité non-négligeable à faire tourner la tête à n'importe quel lolicon, est devenu muette suite à de multiples brimades de ses camarades de classe qui se moquaient d'elle dès qu'elle parlait. Sans compter qu'en plus, elle s'est fait tabasser par son chef de famille. Ouip, dans le registre "gens malheureux", Fruits Basket envoie du lourd. A un moment dans l'épisode, un personnage lit la lettre d'un professeur qui se résume plus ou moins à ceci : "Pour que les autres t'aiment, tu dois d'abord commencer par t'aimer toi-même". Et là, mon esprit s'est dit : "Tiens, mais c'est un peu la conclusion de la série TV Envagelion en fait." 

Sauf que dans la foulée, le lecteur de la lettre caractérise la réflexion du professeur comme : "A gerber."

 

Oh... WAIT !

 

alart.jpg

 

 

 

Il est tout simplement en train de dire que Hideaki Anno a dit de la merde avec Evangelion. Et là, les personnages dévoilent leur vision du monde : "C'est que quand les autres nous disent qu'ils nous aiment, qu'on peut déjà commencer à s'aimer moi-même".

En somme, ils ne dénient pas le fait que, quand on s'aime soi-même, c'est sans doute plus simple pour être aimé les autres, par contre, il y a une nette opposition sur comment s'aimer soi-même. Dans un cas, c'est "Fais le boulot tout seul", dans l'autre, c'est "Les autres t'aident". La bonne question étant alors : Quelle vision est la plus juste ?

 

Bien sûr, dire qu'une vision est juste est trop manichéen comme approche. Disons, la vision qui est la plus proche de la réalité (réalité qui découle de sa vérité du monde selon Evangelion, ce qui fait que dès le début, on peut noter un biais dans mon approche. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas continuer à explorer un peu la chose).

 

Replaçons déjà un peu le contexte. D'un côté, on a Shinji Ikari, personnage plutôt très renfermé s'il en est, qui a ses 14 ans, de l'autre, on a Kisa Sôma qui tape dans les 12/13 ans. L'écart est peu, mais je pense qu'on peut le considérer comme suffisant, l'étape de l'adolescence a tendance à faire évoluer les gens rapidement. De ce fait, on peut aisément supposer que Ikari, bien plus en crise d'adolescence que Kisa, est bien moins réceptif aux compliments ou aux messages d'amour que peut lui prodiguer son entourage. Surtout que 90% de son entourage est constitué d'autiste comme lui, c'est pas top, il risque d'attendre longtemps les soutiens. On pourra quand même noter qu'il y en a quand même assez régulièrement tout au long de la série, principalement de Misato et parfois, de Rei. Et j'allais oublier Kaoru. D'ailleurs, on pourra noter que c'est lui qui arrive le plus à faire avancer Shinji. Si Shinji accepte aussi facilement les déclarations d'amour de Kaoru, dans le sens où, même si ça le gêne, il en apprécie la teneur, c'est tout simplement parce que Kaoru a le même âge que lui. C'est plus délicat de jouer l'adolescent boudeur/incompris dans ce genre de situation, comme Shinji le fait régulièrement avec Misato.

C'est un peu la même chose qui se passe avec Kisa, qui se fait consoler par des personnes plus proches de son âge, là où ses parents ont échoué.

 

...

 

Et c'est là, alors que je me disais que je tenais un truc intéressant, je me rappelle qu'au début de la conclusion finale d'Evangelion, Shinji passe aussi par une étape "Ah bon ? Vous ne détestez pas ? Vous m'aimez ?". Donc qu'en fait, là où je croyais voir une opposition intéressante dans la thématique d'acceptation, je réalise que les deux oeuvres délivrent le même message, mais en appuyant plus sur ce qui est le plus intéressant pour leur public.

En fait, aussi bien Natsuki Takaya que Hideaki Anno ont le même message de bout en bout. La première étape est d'accepter le fait que les autres nous aiment ou ne nous détestent pas par défaut, la seconde est d'utiliser ce fait pour commencer à s'apprécier soi-même.

 

La nuance ne se situe que dans la "mise en valeur" de chaque étape qui n'est finalement que la représentation du public-cible.

Dans Fruits Basket, qui vise d'abord un public féminin, la notion est la plus importante est de prouver qu'on est aimé et donc qu'on progresse principalement grâce aux autres, donc la première étape qui nous permet de nous apprécier nous-mêmes. On relève la tête avec l'aide des autres.

Dans Evangelion, qui vise plus un public masculin, le plus important est de pousser les gens à s'apprécier eux-mêmes par leurs propres moyens, que ce soit eux-mêmes qui fassent l'effort, on est plus dans la seconde étape.C'est bien connu, un homme, ça s'assume et ça préfère se dépatouiller seul, question de fierté masculine.

 

Ca peut paraître un peu cliché, mais c'est aussi un fait assez générique que les filles vont plus avoir tendance à pleurer entre elles et se faire des câlins pour se remonter, tandis que c'est moins courant que des mecs se fassent des câlins pour se remonter le moral. On entend plus souvent des filles se dire "Je t'aime ma copine" avec grosses embrassades à la clé, que voir des mecs le faire.

C'est étrange, car c'est un peu le stéréotype qui se mord sa propre queue. Car, de base, on pourrait croire que ses deux animes professent deux vérités différentes sur l'acceptation de soi (et j'ai couru dans le piège), alors qu'en fait, ils font uniquement la même chose, sauf qu'ils accordent une plus grosse importance à une étape différente pour répondre à la sensibilité.

 

...

 

Donc Evangelion et Fruits Basket ont finalement une vision de l'acceptation de soi totalement identique, mais formulé de manière légèrement différente pour des questions de public-cible.

 

Si on m'avait dit que j'aurai sorti ce genre de truc un jour, j'aurai pas cru. Finalement, Evangelion, c'est rien qu'un shôjo testostéroné si on pousse un peu la logique plus loin. Mais on va arrêter là, j'en ai déjà trop fait pour aujourd'hui.

 

...

 

Et je suis dég' de ne pas avoir pu aller voir Arriety. Et en plus, faut que je refoute la main sur mon CV que je n'ai plus.Et que je le refasse.

 

...

 

JE HAIS LES LUNDIS.

 

 

chiro

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Manga-Anime-JVs
commenter cet article
12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:01

Cette semaine, les liens se sont accumulés.

 

Comme ça.

 

Ca arrive parfois.

 

Donc, vidons, vidons :)

 

Aors, qu'il y a-t-il eu d'intéressant ces derniers temps ?

 

- les relations entre Facebook et Google doivent franchement amuser la Silicon Valley. C'est encore plus fort que Dallas, ce truc.

 

- ces derniers temps, on parle souvent de la guerre des monnaies. Mais...  C'est quoi au fait ?

 

- une publicité pour le contrôle parental plutôt...

 

- Attraction va ouvrir le 16 Novembre. Le pitch ? Et bien, ça va être un manga interactif commandé par un organisme de chez nous sur la cigarette. Ma foi, la bande-annonce est plutôt prometteuse. :)

 

- Vous vous ennuyez ? Un petit coup sur le debilitron et vous ne verrez plus jamais vos sites comme avant :D (dommage qu'il y ait des problèmes d'encodage qui traîne ceci dit :( )

 

- c'est quoi l'humour palestinien ?

 

- vous voulez être top-in ? Alors, ce miroir est fait pour vous !

 

- Oh... Le generator de couverture de Martine est ressorti ! ^^

 

- Jusqu'à quand la presse papier va-t-elle vivre ?

 

- Internet + culture + français = ???

 

- les Lego Star Wars, ça déchire toujours autant !

 

- la pub avec des lapins crétins. Parce qu'ils sont vraiment crétins :D

 

- Oh, et puis, la version longue du :

"The Horribly Slow Murderer with the Extremely Inefficient Weapon"

Et pour finir, Schopenhauer, c'est quand même un type fortiche, vu qu'il explique pourquoi le net est un lieu de débats sans fin :

 

 

"Pour s’extraire de ce comportement, il suffit de formuler un jugement correct : cela revient à dire qu’il faut réfléchir avant de parler. Mais la vanité innée est souvent accompagnée par la loquacité et une mauvaise foi innée. Ils parlent avant de réfléchir, et même lorsqu’ils se rendent compte plus tard que leur position est fausse, ils essaieront de faire en sorte de paraître que ce n’est pas le cas. L’intérêt dans la vérité qu’on aurait pu croire leur seul motif lorsqu’ils déclarèrent leur proposition vraie, doit céder le pas à l’intérêt de la vanité : la vérité est fausse et ce qui est faux paraît vrai.
Il est pourtant quelque chose qui peut être dit sur cette mauvaise foi, sur ce fait de persister à soutenir une thèse qui paraît fausse, même pour nous-mêmes : nous sommes souvent initialement convaincus de la validité de notre propos, mais les arguments de notre adversaire semblent les réfuter. Si nous abandonnons immédiatement notre position, nous pourrions nous rendre compte par la suite que finalement nous avions raison et que c’était la preuve adversaire qui était fausse. L’argument qui nous aurait sauvé ne nous est pas venu sur le moment. C’est donc de là que découle cette maxime que d’attaquer un contre argument quand bien même celui-ci nous paraît criant de vérité, en espérant que celle-ci n’est que superficielle et qu’au cours du débat un autre argument nous viendra qui pourra endommager la thèse adverse ou confirmer la validité de la notre : nous sommes ainsi comme presque forcés à être de mauvaise foi, ou du moins fortement enclins à l’être. La faiblesse de l’intellect et la perversion de la volonté se soutiennent mutuellement. De là, ces joutes n’ont pas pour objectif la vérité mais une thèse, comme s’il s’agissait d’une bataille pro aris et focis poursuivie per fas et nefas. Comme expliqué plus haut, il ne peut en être autrement."

 

 

Et une image pour finir qui montre que mal utiliser facebook, ça fout la honte quand même :

 

facebook

Repost 0
Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans F.A.L.
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir
  • Le blog de Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir
  • : Hmmm... Des dessins pourris et des critiques de ce qui me tombe sous la main
  • Contact

Recherche

Catégories