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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 01:35

La vie, c'est étrange parfois. Là, aujourd'hui, je me suis tapé une gastro. Et là, quelques heures plus tard, je me dis que ma vie a pris une composante shônen. Ou que le shônen a quand même bien influencé ma vie pour être plus précis.

Lien de cause à effet ? Aucun. Enfin, à priori. Mais allez zou, ça faisait longtemps, il est temps de faire un article qui parle de ma vie à moi. Après tout, je suis sur mon blog, c'est fait pour.

 

 

Alors,  pour rappel, un shônen, c'est le manga pour les ados mâles de 15 ans. Et sa composante majeure est le principe du parcours initiatique. Je n'ai pas trouvé de scénario vraiment détaillé pour les mangas donc pour compléter la chose on peut se tourner vers le Voyage du Héros (ou celui-là). Je vais au final faire quelque chose à ma sauce.

 

Si cette idée m'est venue, c'est qu'une amie se demandait comment je faisais pour remonter la pente aussi vite quand je déprimais. Pour elle, c'est que je ne devais pas être si déprimé que ça. Ce que j'ai désapprouvé, car quand je déprime, je ne fais pas les choses à moitié en général. Au contraire. Et la seule réponse que j'ai trouvé, c'est la question d'univers. Elle, elle a vécu dans la réalité standard. Moi, j'ai passé 10 ans à vivre dans la virtualité et dans le rêve avec moults et moults héros comme compagnons de chambrée. Et je ne pensais pas que cela aurait pu m'influencer autant en fait. Mais là, j'en ai la preuve.

 

Mais recommençons depuis le début. Tranche d'ego-blog incomiiiiiinnnnnnnnng (oui, à cause de ce jeu, pour moi, "incoming" = Star Fox) (et comparé au jeu original, joli boulot abattu par le réalisateur de la vidéo) !

 

1) Mon monde à moi avant l'appel de l'aventure

Il faut savoir une chose sur mon cas, j'ai quasiment vécu reclus pendant 10 ans. Enfin, j'exagère un peu, mais dans l'idée, je voyais rarement du monde et il est clair que j'avais développé une certaine phobie du monde extérieur et des gens. En somme, j'étais presque un hikkimori léger sauf que j'assurais le minimum pour qu'on me foute la paix (allez en cours ou au travail entre autres). Avec le recul, je me dis que je comprends mieux pourquoi ma famille a pu parfois s'inquiéter sur mon cas (pardon pour toutes les inquiétudes que j'ai pu te causer maman). Mais d'un autre côté, je n'étais pas malheureux de mon état. Non, je l'aimais bien même. Et d'ailleurs, je n'ai aucun regret d'avoir été un pur no-life car j'ai fait plein de rencontres agréables sur le net et je me suis éclaté comme pas parmi à jouer à la console, lire des mangas et consommer des animes. J'ai apprécié la chose. La seule chose qui pouvait dénoter d'un mal-être, était une consommation d'alcool un peu violente par moments. Mais elle n'était pas si grande que ça. C'était présent sans être monstrueux. Bref tolérable. Mais là, il faut que je vous avoue mon petit secret : j'avais une femme imaginaire ^____^

Alors non, je ne lui parlais pas dans le vide, je ne lui mettais pas un couvert et tout ça, c'était bien plus modéré et bien plus discret. Ça doit être dans ma nature, mais finalement tout avait un côté modéré chez moi (bon, je pense que jugulais pas mal mes émotions, ceci explique cela). Mais voilà, elle était là et elle m'a apporté une stabilité dont j'avais besoin. Pour les connaisseurs, elle avait certaines ressemblances avec Sailor Mercury.

Voilà ma vie avant…

 

2) L'appel de l'aventure

Car bon,arrivé à 30 ans, je me suis dit que quand même, il était temps de revenir à la vie réelle. Parce que bon, voilà quoi. C'est quand même dans le monde réel que l'on est censé vivre et pas que par la procuration du plaisir provoqué par le monde virtuel bien sécurisant. La première étape a été donc de "tuer" ma femme imaginaire. Ça c'est fait presque facilement (bon en même temps vu le nombre de fois où je l'ai ressuscitée et inversement (bah ouais, dans mes rêves, on se battait contre des méchants pô bô et on a perdu plus d'une fois), ptêt que j'y étais habituée quelque part). D'un autre côté, bien que ça puisse paraître étrange, je pense que c'est un peu la figure du mentor que j'ai fait disparaître par la même occasion. Parce que bon, elle était aussi la première à me dire de vivre dans le monde réel et pas que imaginaire. Bien raisonnable cette fille (et prise de tête parfois aussi). C'est assez rigolo de voir que l'on avait totalement conscience des limites de notre relation. Enfin, je dis "on", mais c'est théoriquement, c'est plutôt "je" que je devrais dire. Mais bon, c'est un petit plaisir personnel que de la considérer comme une existence entière en tant que telle. Entre ça ou croire aux esprits, franchement, je ne sais pas ce qui est le pire donc bon (et en plus l'avantage, c'est que si les esprits existent, ça veut dire qu'elle existe aussi et que les esprits méchants ne pourront jamais rien me faire parce qu'elle pourra me protéger des esprits sans que j'en sache jamais rien. La classe. Mais je m'égare là. Manquerait plus que les gens prennent au sérieux les dernières lignes).

 

Et donc, après cette séparation, vint le temps des…

 

3) Des gamelles Des épreuves

Forcément, la suite n'a pas été des plus évidentes. Car finalement, je goûtais maintenant à la vraie solitude. Alors certes, je n'étais pas tout seul dans la vie. J'ai toujours eu des amis chers et une famille qui pouvait me soutenir, ce qui est un allié de poids dans ce genre d'aventure. Mais entre le savoir et en avoir pleinement conscience, il y a une légère mais fondamentale différence. À l'époque, je le savais. C'est tout. Quoiqu'il en soit la première gamelle est arrivée. Ce fut l'alcool. J'ai commencé à devenir vraiment alcoolique. À cause de la solitude et du fait que je n'arrivais pas à changer sans doute. J'ai sans doute pris une décision intelligente à ce moment-là : aller en parler à mon médecin. Tout connement. Bah ouais, je pars du principe qu'il est là pour ça après tout. Si on ne lui parle pas de ce genre de chose à qui en parler ? C'est comme quand on suit une psychothérapie, il ne faut pas hésiter à lâcher le plus gros, ils sont là pour ça. Bon, ce n'est pas toujours évident certes. Mais c'est mon côté héros de shônen borné et naïf : quand j'ai fait le premier pas, j'y vais, j'y reste et je balance. Le plus dur est certes le premier pas. Mais à côté de ça, à mes yeux, je n'avais rien à gagner à rester dans la situation actuelle au contraire. Donc, dans ce cas-là, accepter de réaliser mon état, mettre un mouchoir sur mon ego et aller admettre mes faiblesses a été quelque chose qui m'a semblé parfaitement logique. Et j'ai été surpris que des gens me disent qu'ils ont trouvé ça impressionnant de pouvoir faire ça tout seul. Ça m'a semblé logique moi. Quel intérêt à continuer à se faire du mal quand on a conscience que l'on se fait du mal ? C'est honteux d'avouer une faiblesse ? Bah non, c'est parfaitement NORMAL. Bon, j'ai quand même mis un peu de temps pour prendre conscience de la chose. J'ai quand même dû me retrouver au fond du gouffre pour me mettre à réagir. Et j'en ai bavé. Surtout au travail. Car entre les absences dûes à des gueules de bois et de la perte de motivation totale pour son travail, ça n'aide pas à être en odeur de sainteté auprès de ses collègues. Ils peuvent même t'aider à couler encore plus rapidement sans même se rendre compte. Et encore, je travaille dans une boîte plutôt cool. Je n'ose même pas imaginer ce qui aurait pu se passer ailleurs. Faut croire que j'ai quand même une bonne étoile qui veille sur moi (ou plutôt que je me suis démerdé inconsciemment pour être le moins emmerdé possible dès le début). Enfin bref… Rencontre avec une  alcoologue, groupe de paroles,… Progrès, chute, rechute… Etc… Impression de ne faire aucun progrès, re-gamelle et j'en passe. On cherche des réponses pour réussir à s'améliorer. Je me souviens d'un site web que j'avais bien apprécié (je suis triste de ne pas retrouver le lien, c'etait un ancien professeur qui s'était reconverti dans l'épanouissement personnel) qui expliquait basiquement : vous voulez changer ? Vous voulez faire des choses ? Et bien, vous allez vous planter ! Et c'est cool ! 

Je n'étais pas d'accord avec tout ce qu'il disait mais là-dessus, je dois reconnaître qu'il avait raison. L'échec en France reste perçu comme une défaite personnelle, comme la fin du fin, comme un truc minable. Mais en fait, pour mieux vivre, il faut tout simplement considérer l'échec comme une prise d'expérience. Et ça change tout. Plutôt que de pleurer sur son échec, il faut en profiter pour considérer l'expérience prise au cours de la réalisation. Ce n'est pas toujours évident, certes. Mais ça facilite ÉNORMÉMENT les choses. On fait. On se rate. Tant pis. On réessaye. C'est là où j'ai vraiment pu commencer à décrocher petit à petit de l'alcool. Car je ne culpabilisais plus de ne pas réussir à m'arrêter de boire. Et c'est sans doute ainsi que j'ai pu commencer à progresser. Ce qui m'a pris un an quand même à la louche. Mais le jeu en valait la chandelle.

 

Et puis…

 

4) Rencontre avec une succube ou une héroïne, je ne sais pas trop encore

Et oui, le temps passait, ça allait un peu mieux et j'ai rencontré une fille. Ben ouais, en tant que fan d'héroïc-fantasy, je considère que la quête du héros doit comporter une princesse ou assimilée (bon, ne rêvons pas, je sais que les hautes elfes comme Deedlit ça n'existe pas dans la vraie vie :'(  (mais quand même Deedlit quoi ! Ses oreilles ! Rien que pour ça, elle écrase toute conccurrence, Liv Tyler comprise ).

Et on s'est séparé. GAMELLE ! Et plus d'une gamelle d'ailleurs, car ce fut (et ça reste vu que l'on est encore en contact) compliqué. Mais bon… Ouaip, c'était pas la bonne (bon, en même temps, elle cumule yandere/tsundere/coodere, c'est fort (et si, ça peut)).

Toutefois, ça m'a aussi permis de comprendre quelque chose. 'fin, c'est la psy qui a pointé la chose et qui m'a fait réalisé un truc totalement évident : j'ai besoin d'avoir quelqu'un à aimer et qui m'aime. Ouais, c'est con comme truc hein ! Mais des fois, ce sont les trucs les plus évidents que l'on est incapable de voir. Et du coup, j'ai un véritable but dans mon aventure dont je suis le héros, dans ma quête du bonheur : trouver une femme à aimer et qui m'aime. Et c'est vraiment sur ça que j'ai activé le mode shônen. Vous voyez Naruto qui se relève toujours parce qu'il veut devenir Hokage ? Ou Luffy parce qu'il veut devenir le Seigneur des Pirates ? Ou Seiya qui se relève toujours parce qu'il veut niquer sauver Athéna ? Et bien, sur ce point, je suis pareil. Je me prends encore plein de gamelles et je sais que je vais m'en prendre d'autres. Mais vous savez quoi ? OSEEEEEEEEEEEEEEFFFFFFFFFFFF !!!!!!!!!!!!! J'ai trouvé ce que je voulais dans cette vie et je m'en fous que des personnes peuvent me trouver désespéré de m'inscrire sur des sites de rencontre (d'ailleurs, j'ai de nouvelles histoirettes à raconter à cause de ces derniers, faut que je m'y mette). Je la trouverais ptêt demain, dans 5 ans, dans 10 ans, ou ptêt jamais. Mais c'est pas grave. Tant que je me bats pour ça, je n'aurais pas de regrets. J'avancerais. Le reste, On S'En Fout. Parce que maintenant, même une partie de ma timidité a sauté parce que j'en ai envie plus que tout. On y va, on y est, on fonce. Et tant pis pour les dommages collatéraux. Et tant pis pour les gamelles. Elles resteront toujours des prises d'expérience. Testons, prenons des risques et avançons. Et j'ai parfois du mal à me relever, je sais que d'autres m'aideront à le faire (et ouaip, comme dans les shônens, l'union fait aussi la force). Chaque fois que je tombe, je sais que je vais me relever. Parce que j'en ai envie et que je le dois si je veux réaliser mon rêve. Après, on verra comment le futur tournera. Après tout, je suis juste au début de ma quête et nombre d'épreuves m'attendent encore. Pour le reste, on verra. Du genre…

 

5) Le retour à la maison

Ben, il n'est prévu pour tout de suite, j'ai encore pleiiiiiiiiiiiin de choses à faire ! ^o^

 

6) Le Mal absolu…

Et bah oui, il faut bien un grand méchant pour meubler tout ça. Comme dans toute série qui va bien. Un mal méchant, destructeur, une Némésis que je vais devoir affronter sans relâche pour bloquer ses plans. Alors, ce ne sera pas un jumeau maléfique. Pas plus que mon père, mon frère ou je ne sais quel membre caché de ma famille. Non, ma Némésis, elle est plus simple que ça.

C'est tout simplement… Moi-même. Je suis à la fois mon meilleur allié et mon pire ennemi. La preuve, il y a peu, j'avais bien pris garde à un piège qui risquait de me faire déprimer dans le futur. Ben, vous savez quoi ? Je suis tombé dedans. Les boules. Je le savais, je le connaissais, je pensais l'avoir évité et… Je suis quand même tombé dedans. Quel crétin je peux être parfois. M'enfin bon, je suis mon meilleur allié aussi, ça compense.

6) Et l'amélioration du monde que le héros est censé ramener ?

Je me serais déjà amélioré, c'est déjà pas mal. Et puis bon, mon destin théoriquement, ça serait de devenir écrivain (rien qu'avec mon passif de nolife, je suis sûr qu'il y a moyen de faire un truc sympa : "j'ai été un no-life et je m'en suis tiré", c'est clairement dans l'air de temps en plus… Un truc pour tous les parents qui s'inquiètent que leur progéniture… Mmmmhhhh, faudrait ptêt que je m'y mette déjà) ou Président de la République (rêve de gamin à la con. À l'époque, je me disais que ça devait trop cool comme boulot. Maintenant, à part la bouffe et les voyages, je me dis que c'est surtout un boulot à emmerdes). Ou si je gagne au loto, édieur de mangas absolument géniaux mais qui ne se vendent pas dans le pays. Mais ça, ce n'est pas pour tout de suite. Y'a le temps de venir voir. Je ne suis pas pressé et j'ai plus important à faire pour le moment ;)

 

 

Mais malgré les galères rencontrées, c'est quand même plutôt très cool d'être acteur de sa vie. Après, il faut savoir s'accrocher. Mais ce n'est pas si dur que ça. Le plus dur, c'est que ça peut être long de pouvoir en reprendre la maîtrise. Et encore, je pense que je n'ai pas mis trop de temps à avancer.

La règle de départ, c'est d'accepter ses faiblesses. Et d'être capable d'entendre ce que l'on dit autour de vous. Et qu'être borné comme un héros de shônen pour avancer dans sa vie, c'est cool aussi. Il faut juste trouver la chose dont on a le plus envie. Donc se gaver de mangas, d'animes et de jeux vidéos, c'est utile si ça peut servir à avancer après. Car bon, ça reste des héros de pacotille quelque part (un ninja qui s'habille en orange ! un pirate qui coule s'il tombe dans l'eau ! Youhou ! ), ça me ferait quand même au cul de ne pas pouvoir faire aussi bien qu'eux. Et être un héros de pacotille, ça me va très bien. Sûrement mon côté modéré ça. :)

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Ecrits Sans Sens
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