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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 15:09

http://fr.web.img5.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/06/18/17/17/049080.jpg

 

Hop, hop, hop, cette critique étant demandée à corps et à cris par les personnes m'ayant offert la place de cinéma, il était temps de l'écrire.

 

Donc The Raid 2.

 

Ce qui implique qu'il y a un 1. Oui, oui, mon esprit est capable de telles déductions. Parfois.

Je garde un bon souvenir du 1. Assez violent dans le style (le sang coule et quand un os est cassé, ça fait mal à son petit corps à soi), le film offrait un rythme assez trépidant qui n'était pas désagréable.

Bon par contre, ne me demandez pas l'histoire, j'ai tout oublié, c'est quand même un truc d'action non-stop (dans mon souvenir du moins).

Ce qui est un peu ennuyant, car le 2 fait directement suite au 1 en fait. On n'est pas complètement perdu, mais ça aide à remettre les choses dans leur contexte.

 

Que dire du 2 ?

 

Ben, contrairement au 1 qui nous jetait au coeur de l'action dès le début, là, on se tourne un peu les pouces dans les premières minutes en fait. Le souci, c'est que l'histoire s'est étoffée comparée au premier. Alors qu'avant, c'était : "les swat prennent d'assaut un immeuble tenu par un gang", ici, on a du "un flic doit infiltrer la pègre", ce qui nécessite de construire un peu plus une histoire.

Et l'histoire en elle-même, comment dire....

Y'a pas une once d'originalité dedans et le jeu des acteurs n'est pas fabuleux, malheureusement. Bon, ça se consomme gentiment, mais ça reste guère passionnant non plus. Bref, du total passable.

Ce qui fait que ça peut être un peu longuet au début. Surtout que la réalisation essaie des trucs sans grand succès, avec des grands plans inutiles et quelques ralentis je crois....

Mais dès que le premier combat prend place... ALORS LA, ON SE RAPPELLE POURQUOI LE PREMIER ETAIT SYMPA !!!!!!!

Cette bataille dans la boue, mmmmmhhhhhh... Et pourtant, y'a même pas une fille dans ce bain de boue, que des prisonniers.

En scène de fight, la caméra devient plus agréable et active - bien qu'un poil trop tremblotante à mon goût, m'enfin on est loin de Michael Bay l'épileptique - ce qui donne une dynamique happante à tout ce merdier sanglant. Et puis, la bande-son se paye même le luxe d'être totalement magistrale sur le dernier combat, montant en puissance de manière jouissive !!!

 

Mais bon, arrêtons de tâcher le siège du voisin qui n'a rien demandé avec notre petit plaisir personnel et revenons au film.

 

Grosso-modo, il doit y avoir autant de combat dans le premier que le deuxième, sauf que le deuxième dure 50 minutes de plus. Le tout est comblé par une histoire peu folichonne... Mais qui a le mérite de ne pas desservir le film en lui permettant de mettre sa dose de scène de combat. Combats qui envoient du gros lourd qui tâche et qui sont magnifiquement chorégraphiés. Les amateurs en auront pour leur argent.

 

Les combats sont bien. Je ne vois pas ce que je peux en dire d'autre en fait. Il faut dire que quand on se retrouve à avoir mal pour un random méchant qui vient de se prendre une méchante prise, c'est que c'est bien fait. Sinon, on n'aurait pas mal pour un total no-name (haha, et dire que les américains sont en train d'en faire un remake de The Raid... Ca va être bien pourri, aucune chance qu'ils réussissent à me faire mal de la même manière :p  - je me rends compte que ça fait un peu sado-maso ce que je dis... passons...- ).

Bref, réussite !

 

Ceci-dit, je maintiens que quelque chose d'un peu plus exaltant au niveau du scénario, aurait permis au film de gagner de multiples galons. On peut quand même souligner le fait que le film a tenté de faire un scénario - ce qui n'est pas toujours évident dans un film exclusivement tourné vers la baston -  et qu'il s'en sort honorablement. C'est déjà pas mal après tout. Même si le début est quand même bien raté avec utilisation de flashbacks à outrance et effets de style qui perdent juste le spectateur...

 

Donc au final, malgré quelques petites longueurs au début, une fois que le film trouve son rythme de croisière (la prison et sa fameuse baston dans la boue pour moi), on rentre rapidement dans cet hymne aux combats violents entrecoupés d'une histoire d'agent de police infiltré dans la pègre. Et la mayonnaise prend forme, devenant alors savoureuse et onctueuse. A condition d'aimer les films d'action "humains" (comprendre sans grorobots en effets spéciaux) et "sanglants" (comprendre : pas à la censure américaine sur les films d'action où tout est policé), of course.

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:12

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Aaaaaaahhhhh.... Jappeloup.

Un petit cheval qui a mis la misère aux grands. En tant qu'ancien cavalier, j'attendais ce film avec curiosité et une légère impatience.

Et je n'ai pas été déçu de ce côté-là. Il y a vraiment une authenticité et un réalisme qui se dégage pour toute la partie "petit club d'équitation". J'ai retrouvé les mêmes choses que j'ai pu utiliser lors de mes compétitions comme la fameuse malle en métal que tout cavalier a l'habitude de se traîner. Ou le moniteur d'équitation qui clope comme un pompier. La mère qui s'affole quand le gamin tombe au cross et qui ne veut pas qu'il remonte. Bref, de ce côté, le film est incontestablement une réussite.

De même, les scènes de compétition sont elles aussi parfaitement retranscrites (TOUT cavalier qui a fait de la compétition se rate une fois sur la clochette ou la ligne de départ).

 

Autre point que j'ai apprécié, c'est que les chevaux sont vraiment présents dans le film. On est bien loin de "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" et son histoire d'amour qui bouffe 90% du film et qui fait passer les chevaux en second plan. Là, ils sont présents et il y a des cadrages particulièrement réussis. Le fait que Guillaume Canet soit un ancien cavalier y joue certainement beaucoup, le film pouvant éviter des montages grossiers (du genre avec l'acteur qui fait semblant de monter avec un décor qui défile derrière, le truc moche par définition) ou l'utilisation des doublures, ce qui lui donne une meilleure cohérence au film.

 

Et l'histoire alors ?

Et bien... Même si je n'ai pas vu le film passer, j'ai toujours l'impression qu'il manque un léger "truc" pour en faire un très bon film. Je ne sais pas trop à quoi c'est dû. Peut-être ma frustration de ne plus monter à cheval depuis longtemps a joué sur la chose. Mais je reste persuadé qu'il manque un petit truc. J'en sais rien, un petit souffle d'épique qui donnerait de grandes lettres de noblesse au film. Comme s'il lui manquait un petit grain de folie. Peut-être est-ce dû au fait que j'aurais aimé avoir un peu plus de temps consacré à l'évolution de la relation entre Jappeloup et son cavalier. Le souci, c'est que l'on ne voit pas vraiment d'évolution à proprement parler durant tout le film. Certes, on nous râbache que Jappeloup est un cheval compliqué, mais en quoi, pourquoi ? Ca manque un peu de lissage sur cette partie.

Après bon, le CSO, ça n'est pas mon épreuve de concours préféré aussi. Rien ne vaut le CCE ! Ouep, en fait, je suis en manque d'un galop à fond le train. Même sur la plage, ils ne laissent pas vraiment les chevaux galoper. Mais bon, c'est contrebalancer par certaines scènes agréables, comme quand Jappeloup fait un peu le foufou dans la carrière ou quand il suit Guillaume pas à pas.

Concernant le film en lui-même, je ne sais pas comment il peut plaîre à un public plus large. Les anciens cavaliers et cavaliers actuels auront certainement pleiiiiiiiin de plaisir à le regarder, mais je ne sais si l'alchimie pourra marcher tout aussi bien sur les gens "normaux" (non, parce que pour galoper sur les terrains de cross ou sauter des obstacles de plus d'1m, faut pas être normal).

 

J'ai aussi apprécié la présence des deux guest stars (un français et un américain) dans le film aussi. Ce sont toujours des têtes plaisantes à voir.

 

En somme, j'ai vraiment passé un excellement moment sur ce film. Mon plus gros regret au final, c'est de ne pas avoir pris le numéro de la fille avec qui je suis sorti à la fin du film et avec qui j'aurais pu causer équitation. Mais ce dernier point n'a pas grand chose à voir avec le film. :D

 

Les 2h10 du film sont bien remplis, il y a vraiment des images magnifiques et même si la relation entre Jappeloup et Pierre Durand n'est pas assez approfondi à mon goût, pour le reste, j'ai eu un sourire collé sur le visage pendant toute la scéance, tant je retrouvais dans ce film ce que j'ai pu vivre dans ce monde.

 

Et là, je me sens atrocement frustré de ne pas avoir mon petit Ever For Ever à remonter. Si ça se trouve, il doit être à la retraite ce bougre d'abruti. Pas juste.

 

 

Bon, et puis comme on cause cheval, une image en rapport avec l'actu :

mamienovafraisemure.jpg

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 17:57

 

 

http://img1.maimage.com/Maimage____r_67911010980.jpg

 

 

 

Hmmm………

 

Je ressors mitigé après le visionnage de ce film. Disons qu'il y a des bonnes idées, mais qu'elles sont flinguées derrière par des choix scénaristiques pourris.

 

Reprenons.

 

Ce film est un road-movie où les héros tentent de gagner le Canada, nouvel éden de la planète. Ben ouais, le reste du monde est envahi par des vampires qui bouffent de l'humain, c'est donc pas la joie. Mais le Canada a une arme ultime : ça caille chez eux. Et les vampires, ils ne sont pas adeptes du froid. Donc Canada = Éden. Simple.

 

Durant ce voyage, un jeunot va être pris sous l'aile d'un vieux baroudeur qui arrive à buter des vampires. Et chemin faisant, ils vont rencontrer des gens qui survivent. Alliés ou ennemis, ça dépendra.

 

Le film se veut plutôt sérieux et essaye d'instaurer une ambiance post-apocalyptique réussie, ne le nions pas. On va qu'il cherche à instaurer quelque chose, un rythme de vie qui colle à la réalité. Mais à côté de ça, y'a du fail.

 

Car, il y a des poncifs scénaristiques absolument affreux. Si je vous dis qu'il y a un noir dans le film, devinez ce qui va lui arriver (non mais le mec va pisser dehors en pleine nuit, paye ton boulet) ? Et oh, il y a un humain très méchant laissé en sacrifice aux vampires au milieu du film, mais que va-t-il lui arriver ???

 

Bref. Et alors que d'un côté, il y a un souci d'être un peu réaliste (oui, maitenant, vous ne verrez plus les balles de pokemons de la même manière…), de l'autre côté, on aligne poncifs sur poncifs à en vomir sans compter des scènes un peu nainwak. Et le film commence àlors à être un peu longuet, même si certains passages restert réussis (j'ai pas arrêté de bondir dans mon siège, mais je mets ça sur la fatigue que j'avais et le fait que le volume des cris des monstres est méchamment poussé…). C'est dommage.

 

Pis bon… Les vampires… Ils ressemblent plus à des zombies qui courent qu'à autre chose (effet Twilight ?).

 

Bref, en somme, c'est un film qui a des bonnes idées, mais qui les plombent avec des choix scénaristiques dépassés. Ce serait fait comme Priest, je dis pas, mais là… Le côté premier degré du truc est aussi positif que négatif au final. Ce film aura du mal à s'imposer face à la conccurrence en tout cas.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 21:45

Après le Yamato, j'ai eu l'occasion de voir deux autres films récents tirés de mangas : Priest et Gantz.

 

 

 

Commençons donc par Priest :

 

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Concernant le manga, j'en avais parlé un peu par ici. Vu que c'est un film américain réalisé par un type qui fait principalement des effets spéciaux  à la base, j'étais un peu sceptique. Mais finalement, ça tient plutôt bien la route.

 

Le film commence par le biais d'une introduction animée qui en jette pas mal. Elle propose un design bâtard entre celui de l'auteur et le comic. C'est correct, sans plus. Ce qui va résumer un peu tout le film en fait.

 

Priest n'a pas grand chose à voir avec le scénario originel. Certains éléments sont repris ici et là (le côté far-west, le héros qui renie sa foi,…) mais dans sa globalité, il n'y a pas vraiment de liens entre les deux. À croire que le scénariste n'a lu que les deux premiers tomes.

 

Comme il fallait s'y attendre, ce film est orienté action. Et, à partir du moment où on est amateur du genre, il n'y a pas de quoi être déçu. On a entre les mains un produit américain parfaitement calibré, sans grandes surprises, mais bien réalisé. Les effets spéciaux sont globalement bien foutus, comme par exemple la ville sur l'affiche qui a un côté sombre et glauque bien rendu. La ville a vraiment un côté "crade" bien que l'ordre (n'empêche, voir Poutine aligner ce genre de prestations, ça a un côté étrange quand même… Au moins, on ne peut pas dire qu'il n'est pas partout. J'en connais qui devrait pique sa com' pour 2012 s'ils veulent gagner les présidentielles… Pas que je cautionne ce genre d'attitude, mais c'est clairement vendeur),  par le biais de l'Église, soit parfaitement établi. Mais on ne reste pas longtemps dans cette dernière et notre héros va partir dans de vastes déserts plats (le côté far-west) pour retrouver sa nièce. Et latter du vampire en passant, ce qui permettra de mettre quelques scènes trashounettes.

 

Il n'y a pas grand chose à ajouter. Ça se consomme gentiment, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ce n'est pas désagréable. Ceux qui attendent un trip sur la religion comme dans le manhua peuvent passer leur chemin, car finalement, les liens entre les deux oeuvres sont assez ténues. Les autres peuvent rester et consommer un film qui est à la hauteur de ses ambitions. En tout cas, je préfère largement avoir ce type qu'un truc comme KOF.

 

Passons au suivant :

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/85/22/31/19779801.jpg

 

Gantz, lui, a pris le pari opposé : coller au cul du scénario originel comme une moule sur un rocher. Avec, bien sûr, quelques aménagements pour que ça tienne en un film. Mais d'entrée de jeu se pose : Gantz, c'est quand même du gros bourrinage qui tâche avec des morts horribles à la pelle (la norme étant le démembrage et la décapitation, avec aussi des corps qui explosent en mille morceaux), le tout couplé avec des filles aux gros seins. Sauf que le film a été produit de manière à ne recevoir qu'une interdiction aux moins de 12 ans. Le message est clair : le film va être bien plus propret que le manga. Même si ça meurt en pagaille, ça reste gentillet. Il n'y a vraiment qu'une scène vraiment trash dans le lot et qui ait un côté gantzien.

 

Pour le reste, le lecteur de Gantz ne sera pas dépaysé. Le film suit l'histoire des premiers volumes et montre les premiers pas de Keï en tant que Gantzeur. Ou comment un type quelconque développe un instinct de survie de malade quand il fait face à la mort. Enfin, là, le film n'a guère le temps de s'attarder sur ça, mais l'acteur principal tire bien son épingle du jeu. Le film alterne donc gentiment entre vie de tous les jours et baston épique. Là aussi, les scènes de bataille et les effets spéciaux sont plutôt réussies et on ne s'ennuie pas trop devant. C'est un peu comme Priest en fait. Ce film a eu les moyens de ces ambitions et a le même résultat : un divertissement sympatoche, à consommer avec une bonne bière bien fraîche. 

 

Les deux films se rejoignent sur la fin : ils restent suffisamment ouverts pour une suite (celle de Gantz vient d'ailleurs de sortir) en laissant quelques questions sans réponses, mais à l'opposé, ils sont suffisants en eux-mêmes. Avoir ou ne pas avoir de suite, nous laisse un peu de marbre.

 

 

 

Au final ?

Bien qu'ayant eu une approche différente par rapport au matériau de base, les deux films parviennent au même résultat : des divertissements sympatoches qui ne resteront pas dans les annales mais qui remplissent leur contrat, nous amuser à peu de frais. Tant qu'on peut faire abstraction de leur matériau originel en tout cas. En tout cas, comparé aux nombres de bouses infâmes tirés des mangas et des jeux vidéos, on peut déjà être heureux d'avoir des choses un minimum qualitative. La prochaine étape, ce sera de se hisser au niveau des blockbusters américains réalisés à partir des comics. Chose qui devrait arriver dans une décennie ou deux.

 

 

Et pour finir tout en restant dans le cinéma :

- un gif débile

- les jungles pub pour la nouvelle chaîne allociné qui déchire

- nanarland a enfin sorti son trésor perdu. Plus d'infos ici

- les sushis, c'est une histoire de rêve

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 21:23

Tout le monde en parle. Même le Figaro, cest dire. Quelle déchéance pour ce journal qui aime pourtant les faits-divers glauques à l'occasion.

 

Enfin soit. L'ayant vu, il fallait bien que je mette mon grain de sel.

 

Je ne vais pas revenir sur la série originelle, j'en ai déjà parlé ici (bon, on ne va pas se refuser un petit coup de l'opening quand même).

 

Et donc, ça donne quoi ce film ?

Et bien, j'en ressors avec une impression mitigée. Y'a du bon comme du mauvais.Commençons un peu par trier ces points :

 

Du côté du bien :

- le film respecte plutôt bien l'histoire originelle

- les références sont bien placées

- les effets spéciaux extérieurs sont réussis

- le jeu des acteurs sonne plutôt juste

- l'évolution du héros est bien transcrite

 

 

Du côté du mal :

- les ennemis sont ratés

- l'intérieur du vaisseau est  laid

- ça traîne un peu toussa

- la fin est un peu too much

 

 

Maintenant que c'est posé, développons, développons.

Une chose que j'ai donc particulièrement appréciée dans ce film, ce sont tous les clins d'oeil, les références à la série originelle, et le fait que l'histoire respecte bien la thématique de base. Surtout que toutes ces rappels sont faits discrètement, soit par le biais d'une mise en scène, soit par les personnages (haha, une docteuresse alcoolique) ou autres procédés. Du coup, ce n'est absolument pas lourd à l'écran, ça passe comme une lettre à la poste. Et comme les choses sont faites subtilement, ceux qui ne connaissent pas la série, ne se sentiront pas perdus ou déphasés. C'est juste qu'ils ne les remarqueront pas, sans que ça en gêne pour autant l'histoire. Sur ce point, je leur tire d'ailleurs mon chapeau pour avoir aussi bien réussi ce mélange : puristes comme profanes ne seront pas déçus. Ajoutez à ça le fait que le jeu des acteurs n'est pas surjoué comme savent le faire parfois les japs, que les effets spéciaux extérieurs sont particulièrement réussis, du BattleStar Galactica en mieux, il y a de quoi prendre son pied en matant ce film. Surtout que c'est agréable d'avoir un personnage principal qui se "déniaise" au fur et à mesure que l'histoire avance, qui prend conscience de ce que ça implique de commander, alors qu'il est totalement rebelle à l'autorité au début du film. Ça change des héros américains de blockbusters qui paraissent bien trop monolithiques à côté. Surtout que ici, le réalisateur s'est attaché à montrer l'évolution de sonn personnage. Et il a réussi à bien doser l'alchimie entre grosses scènes et l'intimité.

 

Mais… Car il y a un mais. Le sale puriste que je suis est obligé de protester un peu sur l'histoire quand même. J'ai trouvé la gestion des ennemis est un peu raté à mes yeux. Pas à cause de leur design, mais à cause du fait que leurs motivations sont un peu balancées à la barbare sur la fin, et je ne suis pas sûr qu'elles soient vraiment claires pour les spectateurs quii visionnent la chose la première fois. C'est dommage, car les raisons qui poussent l'ennemi à s'attaquer à la terre auraient mérité qu'on leur consacre plus de temps, ou qu'on les dévoile petit à petit, pour bien montrer le côté horrible de la situation. Surtour que les possibilités sont là, sachant que l'ennemi peut parler aux humains sans soucis.

Mais bon, soyons positifs, au moins elles ont été respectées.

 

Et pourtant, il y avait moyen de mieux insérer ces ennemis (oui j'insiste), car même si le mélange action/émotion est réussi, ça traîne un peu quand même par moments quand on est à l'intérieur du Yamato. Pas beaucoup. Mais un peu. Et là, on regarde les décors. Et là, on pleure un petit peu. Car bon, il faut dire ce qui est : l'intérieur du Yamato est affreusement kitschissime. Mais en mal. Je veux dire, les intérieurs de BatteStar Galactica étaient quand même plus réussis. Et là… Bon OK, c'était peut-être pour donner un style. Sauf que l'effet est un peu raté. En fait, je ne sais pourquoi, mais j'ai l'impression que je reste bloqué sur une scène dans la prison avec SA PUTAIN DE LOUPIOTTE ROUGE en fond. Et cette loupiotte m'a perturbé dans le registre : mais pourquoi il y a une loupiotte rouge juste là. Elle sert à quoi ? À rien, elle est là parce que quelqu'un trouvait cool qu'elle soit là. Et à partir de ce moment, je suis resté bloqué sur la déco du vaisseau à base de loupiottes inutiles. Oui, je le reconnais, c'est idiot. Sauf que je ne pouvais plus me retirer de la tête l'idée que ces loupiottes ne servaient à rien et ne faisaient que de la décoration de mauvais goût. C'est ballot. Mais c'est ainsi. Forcément, ça casse un peu tous les moments émotion du film quelque part (sauf quand c'est dans le poste de pilotage, là, ça allait mieux).

Mais bon… Il y a moyen de passer outre. C'est vraiment une idée à la con qui a squatté désagréablement mon cerveau pendant que je regardais le film.

 

Un autre point qui m'a gêné, c'est que, même si elles sont belles, j'ai trouvé les séquences extérieures trop courtes. Par exemple, j'ai l'impression que les grosses tourelles du Yamato n'ont servi à rien, alors qu'elles sont super-utiles à la base. En même temps, le réalisateur a fait le choix de montrer la plus grosse force de frappe du Yamato dès le début (ie son grooooooooooos canon). Ce qui est un peu idiot quand on sait que l'ennemi s'adapte à la puissance adverse au fur et à mesure du temps. Il aurait plus logique de commencer avec de simples tourelles. Car du coup, il n'y a pas vraiment de montée de puissance de feu dans le film et c'est un peu dommage…

Les derniers reproches que je ferais à ce film, c'est que j'ai trouvé le traitement du commandant Okita un peu léger, j'aurais préféré que son évolution soit plus lente. Et j'ai trouvé ça dommage de ne pas avoir de robot bourré, mais bon, il a quand même une courte heure de gloire. Ma plus grosse déception reste définitivement la fin trop asiatique à mon goût. Mais bon…

 

Ceci-dit, globalement, Space BattleShip Yamato reste un divertissement bien complet, intéressant et qui permet de découvrir en partie un mythe fondateur de l'animation nippone. Du haut de ses 2h17, il y a de quoi passer son temps agréablement, malgré quelques légères longueurs. Ça reste donc un film que je conseille, en premier lieu aux amateurs de space-opera certes, mais aussi à toutes les personnes qui aiment les films tout simplement. Il ne révolutionnera certes pas le cinéma, possède quelques faiblesses, mais il tire quand même son épingle du jeu.

 

Bon, maintenant, il n'y a plus qu'à voir ce que va donner le film Albator ^^

Ou le Tekken en plus près. Y'a pas à dire, les films en CGI pour adapter les Jeux Vidéos/Animes semblent plus que prometteurs. Même s'il faut reconnaître que Yamato ne démérite pas, il y a tellement de fails dans ce domaine à côté de lui que bon… Ça donne plus envie de se tourner vers les films en synthèse… Bon, faut aussi dire que les films live sont faits par des américains à la recherche de pognon (celui qui vient de penser au dernier film des Schtroumpfs à New York  ou Dragon Ball Evolution a gagné) ou des réalisateurs juste mauvais (celui qui a pensé Uwe Boll gagne un poing dans sa gueule de sa part), tandis que les films de synthèse sont faits par des asiats biberonnés aux nouvelles technologies et aux jeux vidéos. Ça veut sans doute tout dire.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 11:54

Faisons comme tout le monde, et parlons du nouvel épisode de Pirates des Caraïbes qui vient de sortir.

 

J’ai plutôt été satisfait du film même si globalement, je l’ai trouvé trop « sage », que ce soit au niveau de la réalisation ou du jeu de Johnny Depp. C’est dommage, car on était enfin débarassé du couple Bloom/Swan un peu gnan-gnan qui trustait quand même beaucoup l’écran, et donc, il y avait de quoi laisser la toute-folie du Capitaine Jack Sparrow nous envahir et nous emmener vers l’infini et l’au-delà. Et malheureusement, il reste un peu trop sobre.

 

Ceci dit, le film reste un excellent divertissement et on ne s’ennuie pas devant. Quelques répliques de Jack Sparow font particulièrement mouche, tirant des sourires agréables.

On pourra quand même regretter que les pirates passent quand même beaucoup de temps dans la jungle et qu’on ait même pas une petite bataille navale à nous mettre sous la dent. Déjà que le bataille finale du troisième film m’avait déçu (ben, y’a des centaines de bateau et finalement, le combat final se résume à deux bateaux qui se tirent la bourre dans un tourbillon), là, ça m’a un peu manqué.

 

Concernant les scènes d’action, elles sont globalement lisibles. Enfin, c’est difficile de juger quand on se trouve au premier rang, mais il y a juste eu quelques moments pendant les combats à l’épée où j’avais du mal à suivre. Et la 3D n’aide pas dans ce cas, vu que les lunettes rendent tout plus sombre. D’ailleurs, concernant la 3D, je la considère comme dispensable. Comme pour tous les films où je l’ai vu en fait. L’effet est vraiment sympathique les 10 premières minutes, mais après… Une fois habitué, on y prête plus attention et l’intérêt de la chose disparaît. Ne reste que les inconvénients d’avoir une moins bonne luminosité de l’écran et des lunettes qui serrent le crâne. Finalement, la 3D, c’est vraiment dans le cadre de la réalité augmentée que c’est intéressant. Pour le reste….

 

Concernant les nouveaux personnages, le pouvoir de Barbe-Noire est plutôt sympathique et c’est plaisant d’avoir un méchant encore plus méchant que Hector Barbossa. :D

Sans compter qu’il est dur de rester insensible au charme latin de Pénélope Cruz, c’est donc assez agréable d’avoir de nouveaux personnages dans la saga pour la redynamiser un peu.

 

Que dire de plus ?

 

C’est dans la lignée de la saga, c’est ni mieux ni pire que les précédents. Du coup, il n’est pas improbable que certains aient une sensation de réchauffé. Les autres se laisseront porter par cette quête de la jeunesse éternelle...

 

....

 

 

Et j'ai quand même un peu honte de cet article facile qui surfe sur l'actu ^^'

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 19:50

Vu que j'ai vu ces deux films pour "Geeks" coup sur coup, je me dis que c'est pas plus mal de parler d'eux en même temps.

 

Nous avons donc deux combattants en lice.

 

A ma gauche, Scott Pilgrim vs the World, réalisé par Edgarj Wright, un homme qui a déjà fait ses preuves niveau humour vu qu'il a réalisé Shaun of the Dead.

Scott Pilgrim vs the World raconte l'histoire d'un jeune homme qui va affronter les  7 ex-maléfiques de sa nouvelle petite amie.

 

A ma droite, se présente un prétendant de poids, Sucker Punch, réalisé par Zack Snyder qui a aussi déjà titillé du zombie avec l'Armée des Morts. Mais il s'est surtout fait connaître en réalisant 300, allégorie des hommes puissants avec de bô abdos.

Sucker Punch raconte l'histoire d'une fille qui veut s'échapper dans l'asile psychiatrique où elle a été enfermée.

 

Avoir deux réalisateurs ayant déjà fait des films de zombie dans des registres différents, c'est un bon point d'entrée pour geek.

 

Mais il est temps de rentrer dans le vif du sujet et de papotter de la chose. Lequel va gagner ce combat fratricide, enchaîner les multi-hits combos, contrer les combo-breakers et enfin, aligner une FATALITY  !!!

 

star-wars-flowchart.jpeg

Réalisation :

 

Scott Pilgrim vs the World ( que je vais abréger en SPvsW) a eu un budget de 60 millions de dollars tandis que Sucker Punch a hérité de 82 millions de dollar.

Des budgets qui n'auront clairement pas été utilisés de la même manière même si l'optique finale est de caresser la génération Y dans le sens du poil.

Dans le cas de Sucker Punch, on lui filera une splendide mise en scène avec des décors magnifiques avec moults et moults scène de ralentis pour mettre en valeur les guerrières en mini-jupes qui vont foutre des branlées à des samouraïs géants ou autre nazis-zombies-robotisés, nous faisant baver d'envie devant ces mondes pléthoriques.

Scott Pilgrim va jouer la carte un poil plus intimiste, mais titllant sans nul doute l'enfant (gamer) que nous sommes et avons été, jouant avec plaisir sur la fibre nostalgique de notre passé, passé qui nous revient en mémoire quand nous entendons des bruits absolument moches. Sans compter des effets lumineux que n'aurait pas renier les frères Wachowsky dans Speed Racer. Ou l'ajout des vagues de son sur l'écran. Quand ce n'est pas l'affichage d'onomatopée ou plus prosaïquement, d'une simple barre de chargement.

 

L'un des réalisateurs va donc abuser des plans verts, tandis que l'autre va faire bouger les pans d'un couloir avec des roulettes.

 

Les deux ont donc une réalisation un peu aux antipodes, l'un proposant une photographie absolument magnifique d'un photo-réalisme saississant, tandis que l'autre va nous filer du kitsch à outrance, avec délire sous acide en option.

 

Cette différence se perçoit durant les premières secondes des films : Sucker Punch commence via un clip musical (je ne vois pas comment mieux définir cette partie) de haute qualité, tandis que Scott Pilgrim commence avec un graphisme pixellisé et une bande-son en chiptune.

 

Bilan : Jeu égal.

L'un propose de la beauté et de la puissance à l'état brut de façon semi-réaliste, l'autre joue sur les références des téléspectateurs pour lui faire plaisir. Et les deux ont des passages particulièrement dynamiques (même si Zack Snyder en fait un peu trop à la fin, dans le dernier rêve).

 

Bande-son :

 

Mieux vaut aimer les remixs, les deux en ont abusé. Mais, dans les deux cas, elle est parfaitement réussie.

 

Bilan : Jeu égal.

Les deux films ont eu un passage musical qui m'a fait vibrer à un instant. En dehors de ce passage, j'ai tout oublié. Connaissant mon intérêt pour la musique habituellement (je dois l'un des rares types de la planète qui laisse systématiquement la musique des jeux et ce, pour tous les jeux), ça veut tout dire.


 

Scénario :

Pour l'instant, ces deux films sont toujours au coude à coude. Mais soyons rassurés, il va y avoir enfin un décalage entre les deux à partir de maintenant.

D'un côté, nous avons une plongée dans la psyché humaine avec deux niveaux de rêve où des filles combattent des allégories démoniaques de leurs ennemis réels pour atteindre leur liberté.

De l'autre, nous avons un gentil looser qui est amoureux d'une certaine demoiselle et qui doit se bastonner contre les ex-maléfiques de cette dernière pour pouvoir sortir avec elle tranquillement.

 

Devinez quel scénario va un peu se casser la gueule ? Ben oui, le premier.

Par opposition, Scott Pilgrim fait dans la simplicité de bout en bout. Il reste fidèle à son matériau de départ et l'exploite parfaitement. Ce film a été fait pour les joueurs de jeu-vidéo (+ quelques références geeks par-ci et par-là), et il ne se sépare jamais de cette idée. Ce qui fait que même si le scénario est simpliste, il est parfaitement mis en valeur pour moults et moults détails. Restant follement amusant du début à la fin, bourré d'idées intelligentes, on ne peut que l'apprécier si on a une culture video-ludique.

 

Sucker Punch, euh... Le souci majeur, c'est qu'on finit par s'ennuyer. Certes, le plot de départ est plutôt bien trouvé : s'échapper du réel via les rêves. Ca a même de quoi titiller beaucoup de monde, surtout quand ces rêves se passent dans des archétypes d'onirisme. Sauf qu'une fois qu'on a passé l'enchantement du premier rêve, chaque rêve suivant devient de moins intéressant que son précédent. Alors que les ex-maléfiques de Scott Pilgrim arrivent à monter en puissance, les rêves de Sucker Punch deviennent de plus en plus soporifiques. Pour une raison toute simple : on n'en a rien à foutre des persos et de ce qui se passe à l'écran et vu que les univers sont tout simplement vides d'histoire vu que vouer à une existence éphémère, ces univers n'ont plus rien d'attrayant. C'est ce qui manque le plus finalement : un manque cruel d'enjeu dans les rêves. Ils sont censés être l'aboutissement d'une action du réel et au final... Bah, OSEF quoi. Du coup, la caméra de Znyder qui se sent d'humeur virevoletante dans le dernier rêve, devient juste saoûlante. Sans compter que l'idée même des rêves reliés à des univers part un peu en live, car bon, qu'elles ramènent des flingues dans de l'héroïc-fantasy, je veux bien, mais... Un avion ? Et de même, pourquoi se limiter à un hélicoptère tout droit sorti du VietNam quand elles sont dans le futur ? Il n'y a guère que le mecha de la seconde guerre mondiale qui ait un soupçon d'intérêt. L'avion et l'hélico, ils sont juste là pour que l'asiat' ait un truc à piloter, et ça fait un peu tiep au final.

Après, certes, le scénario a plus d'un tour dans son sac (ATTENTION : le lien précédent est bllindé de spoilers !) .Sauf qu'en fait.. On passe facilement totalement en travers de toute cette thématique. Ben ouais, on nous vend le film à coups de filles en mini-jupe armés de gros flingues qui se tapent du gros streumon. Faut pas s'attendre à ce qu'on essaye de fouiller la bête pour comprendre le pourquoi du comment. Surtout que comme je l'ai précédemment, on s'en fout un peu en fait, vu que les filles ne semblent pas briller par leur lucidité (et plus par leur plastique). La partie dans le cabaret est juste chiante et ne sert strictement à rien, alors qu'elle devrait être importante, vu que c'est la zone tampon entre le rêve et la (plus ou moins) réalité.

 

Ce qui fait que je me trouve avec un paradoxe : j'aurai aimé que ce film m'offfre plus de scènes de baston alors que pourtant, la dernière scène de baston me lassait. C'est étrange comme sentiment.

 

En fait le problème, c'est que Zack et moi, n'avons pas la même notion de rêve. J'aime avoir des rêves un tant soit peu cohérents et qu'ils aient un minimum de substance. Du coup, je m'attendais à ce que les rêves d'action durent un peu plus longtemps et offrent quelque chose de "plus". Sauf que Zack en a fait des rêves bruts. Et que le rêve construit, cohérent et tout (le cabaret), je m'en fous complètement en fait. Du coup, pas étonnant que ce film m'ait déçu.

 

Par contre, Scott Pilgrim... Youhou, ce fut la fête du slip ! 1-UP POWA !!!! o/

 

Bilan : Scott Pilgrim WINS !

 

Conclusion :

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Scott Pilgrim remporte donc ce duel à l'arraché dans la dernière ligne droite. Sucker Punch ne démérite pas, même si j'ai pu donner l'impression d'être un peu dur avec lui précédemment. Mais disons qu'il n'a clairement pas rempli son contrat à mes yeux. D'où une déception. C'est un peu le même problème que j'ai eu avec Slumdog Millionary d'ailleurs, où j'ai eu des attentes supérieures au résultat.

Et c'est d'ailleurs pour ça que Scott Pilgrim m'a autant plu, vu que j'étais juste curieux de voir ce qu'il en était, vu le tintamarre qui entourait son existence.

Finalement, si Sucker Punch perd son combat contre Scott Pilgrim, c'est sûrement parce que ce premier est trop prétentieux par rapport à ce qu'il aurait pu être. On m'a vendu "des filles en jupe qui lattent plein de gros streumons différents" et je me retrouve avec "une reflexion sur la porosité entre rêve et réalité ce qui nécessite une réflexion sur la réalité des personnages dans le film". Notons que ça peut être marrant et plus agréable de regarder le film sous cet angle (même si, à mon avis, il manquera encore d'un certain rythme), mais, moi, je considère avoir eu de la publicité mensongère. Et, rien que pour ça, je suis tout desu.

 

 

Et ce qui me rend encore plus desu, c'est cette nouvelle....

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 23:23

300

Y'a pas à dire.

 

Je kiffe ce film.

 

Ne serait-ce que pour le plaisir de voir autant de tablettes de chocolat frétiller sous nos yeux de buveurs de bières/mateurs d'anime de plus de 30 ans. 'Men sana in corpore sano' comme on dit.

 

Non mais sérieux. Ce défilé de types qui se baladent en culotte courte et qui foutent des branlées à l'envahisseur à coups de stratégies et surtout, de techniques rodés sur comment se battre, c'est culte.

 

C'est une pure apologie de la droiture, de l'HOMME dans tous ses excès. Un corps parfait, une droiture exemplaire, ça poutre. Ca n'est guère étonnant que ça satisfasse des ambitions nauséabondes du style fasciste. Ouais, clairement. 'Men sana un corpore sano'. 'Homme sain dans un corps sain". La perfection de l'eugénisme en quelques mots. Mais...

 

Pourquoi ce précepte devrait-il se résumer à l'eugénisme ?

 

Après tout, la notion d'un homme sain dans un corps sain, renvoie plus à une théorie plus globale à mes yeux. Un peu comme... 'Être bien dans ses baskets'. Un type bien dans ses baskets n'a pas besoin d'avoir un tablette de chocolat en guise d'abdomen. Non, ça renvoie plus à une idée globale de bien-être. Certes, le culte du corps renvoie l'idée qu'un bon corps, est un corps avec des tablettes de chocolat. Sauf...

 

Que c'est une vue purement occidentale de bien-être. Tenez, si je vous disais qu'en Asie, un type bien est un type gras dont le bedon dégouline au-dessus de la ceinture. Vous en penseriez quoi ? Que c'est une mauvaise blague ? Si mes sources d'il y a 10 ans sont toujours aussi fiables, ce n'est pas le cas. Car le bedon qui dégouline du ventre n'est rien d'autre qu'un symbole de richesse. Et de fait, un symbole d'un type bien nourri et qui peut alimenter ceux qui travaillent pour lui. C'est une étrange vision par rapport à nous occidentaux, qui culpabilisons quand nos poignées d'amour commencent à dégouliner par les côtés.

 

Mais c'est aussi juste un exemple pour montrer que, même si le théorème 'Men sana in corpore sano' est vrai, il ne faut pas forcément le prendre dans l'idée basique du type qui a une bonne tablette de chocolat en guise de ventre. Et donc...

 

Chers compatriotes et lecteurs qui ont le ventre qui commence à déborder sur le côté du jean, ne dites qu'une chose à votre conjointe qui vous réclame un régime !

 

Et cette chose, c'est ceci : "Ma douce, je comprends les remontrances que tu m'adresses concernant mon état ventreux, mais le fait que j'ai un gros bide, ça veut aussi dire une chose : je suis bien nourri. N'est-ce point la chose la plus merveilleuse en ce bas-monde que de savoir que l'être que tu aimes ne manque point de nourriture ?"

 

C'est un simple fait, vraiment tout simple. Et pourtant, il manque cruellement à une très grosse minorité de la planète (aussi bien mentalement que physiquement). Oh, bien sûr, il ne faut point abuser des débordements de notre ventre. Mais bon... Un petit peu, ça ne puit faire de mal. Ca prouve au moins qu'on vit un minimum bien, même si on n'a point conscience à chaque instant de cet avantage dans notre vie.

 

C'est pour ça que 300 est un film qui bute. Car ce qui compte, ce n'est pas qu'on ait un corps parfait. Mais juste... Le plaisir de la vie et la volonté d'être mà, qu'on existe.

 

What's else ?

 

On s'emmerde à trouver des raisons pour vivre. Quelle perte de temps. Avoir du bedon, même si ça ne plaît pas forcément, c'est un signe que l'on vit. Plutôt bien. En dehors du cas de l'obésité, of course. Mais la limite qui permet de définir que l'on est obèse est encore flou. Autant en profiter dans la joie et la bonne humeur.

 

Non mais sérieux. Le charme de 300, c'est sa photographie merveilleuse, à la fois réussie et mauvaise parfois. Sauf que c'est si bien orchestré, que même si les spartitates se trimballaient avec des ventres en forme de ballon de basket, je suis sûr que je kifferai autant ce film.

 

J'aime les combats perdus d'avance (si j'étais capable de retrouver la belle citation que SnakeBZH sort à l'occasion pour ce genre de cas, j'en serais joie, mais non...), tout simplement parce qu'ils symbolisent l'inanité de la bataille. Et pourtant, la bataille a lieu ou eu lieu. Ca résume la question. Ce sont comme des marques du passé qui nous guide. Fort Alamo est sans doute bien plus connu que les victoires de Napoléon. Et pourtant, il reste l'histoire d'une défaite. Un simple film américain permet-il cette connaissance et ce respect ? J'en doute.

Finalement, ce sont les défaites FOR GREAT JUSTICE qui marque le plus notre monde. C'est idiot. Mais c'est ça qui rend charmant le film 300. Des experts, des fougueux qui finissent par sombrer sous le nombre alors que leur combat paraît juste (non, car bon, si on fouille l'histoire, Sparte est hachement moins cool qu'il nous la présente dans le film).

 

Que dire d'autre ?

 

300 est un hymne à la vie et à la liberté très chère aux américains, qui n'ont toujours pas compris que la liberté totale signifiera la fin de l'humanité. Ce film est juste un ôde aux valeurs, qui se font respecter de manière sanglante. c'est d'ailleurs un point amusant. Si le côté gore fonctionne aussi bien dans ce film, c'est tout simplement parce que la société, bien que s'enfonçant dans le trash, s'aseptise petit à petit.

 

Mais vous savez quoi ? OSEF (on s'en fout pour ceux qui ne le sauraient pas (vivi, y'en a qui lisent ce blog et qui ne le savent pas) ). Ce film n'est qu'une question de valeurs, c'est tout. Ceux qui y voient une apologie de l'eugénisme sont juste des idiots.

Avec mon ventre gras, je pense que j'aurai plaisir à combattre avec les guerriers de 300, même si je ne suis qu'un sale douillet incapable de me battre. Et pourtant n'importe quel imbécile est capable de mettre sa vie en jeu. Tout ce qui compte, c'est de savoir pourquoi on la met en jeu.

 

 

....

 

 

 

C'était le post bordélique du lund soir ! \o/

Mais ouais, 300, même s'il y a un abus des ralentis, que le film a des effets spéciaux d'une qualité hasardeuse, je kiffe ce film, parce qu'il est CLASSE, tout simplement.

 

Bon, je ne vais point me relire, j'ai peur des stupidités que j'ai pu écrire o/

 

Et pourquoi j'ai écrit cet article ?

 

Parce que je voulais juste linker cette vidéo (à voir après avoir vu le film, of course ^^ ). La vie, c'est définitivement rigolo :o

 

(en passant, "V for Vendetta" est sympa aussi :)  )

 

Et dans le genre encore plus crétin, y'a ça aussi.

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 20:38

Les vacances de Noël, c'est une bonne période pour mater des films pour gn'enfants. Y'en a partout, ça pullule à foison, et il suffit de laisser son doigt parcourir au hasard les boutons de la télécommande pour trouver son bonheur.

 

Avec le froid qui traîne, j'avoue que je n'ai pas l'envie de faire un truc complet, donc ça va être des critiques super-succincts digne d'un skyblog. Vite et mal donc :D

(pis bon, film pour enfants pendant Nöel, on ne peut en demander trop en même temps ^^ )

 

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Alvin et les Chipmunks : Un peu sceptique au début, je dois reconnaître que c'est un bon film de Noël. Il y a des zolies reprises musicales par-ci et par-là, mais la voix des Chipmunks est assez horrible, étant un affreux mix du pire de René La Taupe et du pire de Vocaloïd. Quelques passages prêtent vraiment à sourire et on se laisse porter par l'histoire facilement. C'est bien évidemment cousu de bout blanc certes, mais bon... C'est Nowel !!!!

Et donc film de noël. Pas besoin d'en dire plus. Et pis les Chipmunks sont plutôt bien faits.

 

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A la croisée des mondes : la boussole d'or : Autant je trouve que Nicole Kidman est parfaite pour jouer le rôle de la méchante et correspond parfaitement à l'image que je m'en faisais, autant pour le reste... Je suis juste déçu. C'est mou, MOU, MOUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!!!!!!!!!!!!!!

La faute à l'actice principale, je pense.

Grosse déception que ce film... Alors que les romans sont vraiment bien. A par pour voir des ours polaires  en armure se tabasser (et encore, autant l'oublier). Ch'suis triste, maintenant, j'ai même pas une bonne excuse pour taper sur les fondamentalistes cathos qui ne sont pas allés voir ce film parce qu'il critique la religion (encore que, y'a rien eu pour l'instant, c'est après que ça envoit du lourd). Trop dégoûtéééééééééééé :(

Méchant Noël... :(

 

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L'Apprenti Sorcier : Dans la série, "Je le sens pas trop ce film", il était dans le haut du panier. Ah bah putain ! J'ai pas été déçu, il est VRAIMENT BOF. JUSTE BOF. Le seul intérêt du film, c'est la fille. Et pis, c'est tout. Vraiment. Le héros a une sale tête, et, comme c'est à la mode depuis Spiderman, on lui a filé un petit côté Geek ( il est super doué en physique ). Ca change rien au fait qu'il a une tête de neuneu. Que le film n'a quasiment pas d'originalité. Franchement à éviter, y'a mieux dans le même style ( j'irai même vous conseiller Narnia, c'est dire :D )

 

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L'extraordinaire voyage de Sammy : Sympa sans plus. Pis c'est tout.

 

 

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Shrek 4 : Bah du Shrek, what'else ? Le plot de départ est vraiment très, très, très bien trouvé. Je me demandais comment ils allaient se renouveler, et bien, c'est réussi. C'est con comme du Shrek, c'est drôle comme du Shrek, c'est nainwak comme du Shrek. Bref, c'est un excellent opus pour conclure la saga. Et pour une fois, on a dépassé la trilogie et personne ne semble regretter ce fait :)

 

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Toy Story 3 : J'ignore pourquoi, mais il y a des à côtés graphiques qui m'ont rebuté au début du film. Bon, c'est quelque chose qui me titille au début de chaque film d'animation, donc bon, c'est sans doute liée à une évolution de mes standarts plus qu'autre chose (ou le côté jouet en plastique). Mais ce léger rebut graphique se fait rapidement oublier une fois que l'animation est proprement lancée. Et ce Toy Story contient de magnifiques perles. Ne serait-ce que les scènes anthologiques entre Barbie et Ken, mais surtout, SURTOUT la salsa de Buzz. On ne s'y attend pas du tout et ce passage est absolument dantesque :D

 

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Le drôle de noël de monsieur Scrooge : Même si les effets spéciaux ne sont pas parfaits (un côté plastique par moment, ou le fait qu'il y ait encore des problèmes de poids), je préfère ce genre de films à Avatar. Tout simplement parce que pour ce genre de films, Zemeckis maîtrise mieux la caméra que Cameron. Tout simplement parce que les mouvements de caméra de Zemeckis me font encore tourner la tête. Certes, si je dois comparer au Pôle Express, il ne se renouvelle pas tant que ça. Il y a parfois des cadrages qu'il reprend presque à l'identique. Mais il y a une jolie âme dans ces mouvements. Et dans la suite du film, ça se ressent aussi que Zemeckis essaie de pousser la liberté que lui ces nouvelles technologies. Bref, il trippe. Il se fait plaisir. Il teste. Je pense que je pourrais m'intéresser au prochain film Avatar si Cameron bosse avec Zemeckis. Tout simplement parce que ce dernier cherche, titille, profite, tente, change les possibilités qui lui sont offertes. Bon, on va ptêt arrêter là le réquisitoire anti-Avatar, mais quand je voie ce film... Ben voilà quoi. Là, j'ai de l'imaginaire, de l'originalité, des tripes ! \o/ Pas une vieille resucée de déjà-vu (un peu parfois quand même, mais OSEF ! :p ) !

Ceci dit, je ne sais pas vraiment si c'est un film pour les enfants même si ça se termine bien, Noël oblige. Mais... A mort les films gentillets de Disney ! (oups, c'est un film à Disney). On retrouve finalement la vraie puissance des contes et c'est ce qui fait le charme du film. Il fera peur aux enfants, sans nul doute. C'est bien pour ça qu'il faut les foutre devant ce film ^^

Vais pas reprendre le débat que j'ai pu faire sur fanfictions.fr à ce sujet, mais il faut être honnête : ce qui nous choque et que nous avons du mal à accepter, les enfants sont bien plus capable de le faire. Tout simplement parce que les enfants ont leur esprit en court de formatage alors que le nôtre est déjà formaté. Présumer que ce genre de films moins gentillet que la moyenne Disney ne leur provoquera que du mal, n'est rien qu'une projection de nos propres peurs enfantines sur eux. Braif, faisons leur confiance. On a bien surmonté nos terreurs enfantines après tout :)

(Tiens, je n'avais pas fait de HS jusqu'ici. Exploit. )

 

 

 

 

Je ne sais pas si on peut considérer ces trois-là comme des films pour enfants, mais bon... On va dire que si :D

 

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Avatar le dernier maître de l'air : Film descendu par la critique, je me disais que ce film allait  être chiant. Surtout que je n'aime pas Nuit Shyamalan. Sixième sens ? Je me suis endormi devant. Le Village ? Pareil.  Incassable ? Bah, je me suis fait les ongles de pied pour passer le temps. J'y peux rien. Y'a quelques moments de tension dans la réalisation, mais après, ça traîne, ça traîîîîîîîîîne...

Et forcément, vous vous en doutez, là... J'ai aimé ce film ^^"

Alors que je partais pourtant avec un à-priori négatif.

Mais voilà, en dehors du fait que le gamin ait une tête à claque, j'ai bien accroché. J'ai eu aussi l'impression qu'on ne devait pas être si éloigné que ça de l'histoire de la série. Bon, on sent qu'ils accélèrent certains passages parfois, mais les idées sont là (parfois, c'est un peu abusé quand même. Genre la vitesse où la Princesse de l'Eau écarte les jambes devant un second couteau du film, 'fin, je suppose que vous avez compris ce que je voulais dire ^^

Mais bon, on va dire que c'est compensé par les effets spéciaux plutôt magnifiques.

En tout cas, vu comment le film a marché, ça crainte pour la suite vu qu'il ne couvre que la première saison et il y en a... Quatre :o

Bah, au moins, j'aurai appris que les films de Shyamalan que je peux apprécier sont ceux qui ont le moins les faveurs du public.

 

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Alice au pays des merveilles: Gna. Un Burton. Tout est dit. Certains trouveront que Burton ne se renouvelle pas et que le film est un peu expéditif et qu'à force de faire des films estampillés "Enfants", il perd de sa force.  M'en fout. Je kiffe Burton. Et pis y'a un joli Dragon, alors forcément, je suis corrompu d'office (d'ailleurs, y'en a un aussi dans Avatar, ceci explique ptêt celà :o )

 

 

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Les frères Grimm : J'ai beaucoup aimé les références aux divers contes. L'histoire elle aussi est bien trouvée, n'hésitant pas à reprendre à rebrousse-poil certaines parties des contes ou s'amusant à insérer différentes références un peu partout. Ca part un peu dans tous les sens, mais j'ai passé un bon moment. Je conseille. Pis, bon, qui dit Terry Gilliam, dit Monty Pythons, dit... Français. Ca va, on s'en sort bien, enfin mieux que dans Sacré Graal. Ou pas :p

 

 

N'empêche... C'est là que je me dis que je claque beaucoup de pognon en VOD quand même ^^". Ca ne me dérangerait pas trop si les prix ne cessaient de monter de manière honteuse -_-'  Tout est bon pour justifier l'augmentation des coûts, la 3D, la HD, même quand on ne consomme ni l'un ni l'autre, ça augmente quand même. Foutage de gueule :'(

 

Sinon, y'a des trucs marrants qui apparaissent parfois sur la page d'accueil d'overblog. Pis, on se revoit l'année prochaine sinon :)

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:06

 

Tiens, les gamers étaient en manque d'os à ronger mais ils sont heureux, ils ont eu un nouveau jouet grâce à Arte. Ils peuvent à nouveau refaire leurs pleureuses. J'imagine qu'ils étaient en manque. Mais bon, ne même pas reconnaître qu'en général, on a des têtes d'abrutis devant un écran pour la simple et bonne raison qu'on est puissament concentré dessus, ça relève d'une très haute naïveté. Ils devraient se prendre plus souvent en photo quand ils sont à fond sur un truc devant leurs écrans. Je crois qu'ils réaliseraient un peu mieux que non, ils ne respirent pas l'intelligence dans ce cas-là. M'enfin bon, dès que des "élites" sont un peu taquines, le populisme de bon aloi sait toujours ressortir de terre pour défendre la pauvre dignité outragée de ces gamers. 'fin bref, parlons du festival ! \o/

 

 

 

Le festival est passé tellement vite que je n'ai pas pu voir le quart de ce que je voulais voir. Ma plus grande déception reste de ne pas avoir vu "Les Citronniers". J'espère avoir une occasion de le revoir.

 

Le festival est fini depuis... Plus d'une semaine sans doute et les résultats sont consultables ici.

 

 

 

Alors, qu'est-ce que j'ai vu dans tout ça :

 

 

 

99 francs :

Pas mal. J'ai bien aimé les différentes reprises de pub/musiques/autres.Le rythme du film est un peu déjanté ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas devant. Mais d'un autre côté, je comprendrais aussi que certains n'accrochent tant le film aborde un côté destructuré au niveau de sa narration. Mais plaisant. Et putain, se dire que 500 milliards partent dans la pub chaque année, ça a quelque chose de démoralisant Y_Y

 

 

La nouvelle vie de Monsieur Horten:

Mon souci pour ce film, c'est que j'ai dû en manquer 20 minutes. J'ai vu les 5 premières minutes et j'ai eu une absence de 15 minutes... Mais ceci dit, j'ai quand même trouvé qu'il y avait une agréable athmosphère qui se dégageait de ce film, mélange de burlesque, d'humour discret, d'expériences originales et de doux sentiments. On suit donc Odd Horten, cheminot depuis 40 ans qui mène une vie réglée comme du papier à musique et qui, le soir de son départ en retraite, dévie un petit peu de son habitude. Ce qui va bousculer sa petite vie habituelle. Le personnage ne va pourtant pas en sortir transformé, mais il réalisera des choses sur lui-même, fera des rencontres plus ou moins particulières. Un peu comme si ce jour de départ de retraite devenait une nuit de folie. Mais une nuit de folie pour un type de 60 ans, ce n'est pas la même chose qu'une nuit de folie d'un type de 20 ans :D

On se laisse aisément porter par cette histoire, qui a, finalement, un petit côté "Conte de Noël version Retraite"

Comme vous pouvez vous en douter, j'ai particulièrement bien aimé.

 

 

Valse avec Bachir:

J'en avais entendu du bien avant de le voir et, effectivement, je n'ai pas été déçu. Le film se présente comme un documentaire d'animation. Autobiographique, ce film a pour centre le massacre de Sabra et Chatila. En discutant avec un ami, le réalisateur réalise d'un coup qu'il a comme un trou noir sur toute la période qu'il a passé au Liban et que le seul souvenir qu'il en garde, est un rêve qui commence tout juste à le hanter. Il va donc partir sur les traces de son passé, retrouvant d'anciens militaires qui ont fait partie de son unité pour recroiser les souvenirs de chacun, rencontrant des psys qui vont lui expliquer pourquoi il a un tel trou noir et pourquoi ce rêve est le seul souvenir qu'il garde de cette guerre. Et petit à petit, sa mémoire va se recontruire et il va retrouver ce qu'il a oublié et surtout, pourquoi il l'a oublié. Ce film dresse donc un constat effarant sur la capacité du cerveau humain à faire le ménage dans ses souvenirs et sa capacité à bloquer ou libérer ses derniers. Cette histoire qui raconte la réelle reconquête d'un homme de ses souvenirs oubliés, a un côté envoûtant.

Au niveau du dessin, le cell-shading offre vraiment un bon rendu avec des visages magnifiquement détaillés, par contre l'incrustation du cell-shading dans l'univers 3D plus classique, n'est pas parfait, on a parfois l'impression que les personnages marchent un peu dans le vide. Dans le même registre, ils font parfois un peu rigides. Mais le côté plaisant du scénario fait rapidement oublier ces petits défauts.

A noter qu'au Liban, ce film fait par "l'ennemi" (le réalisateur est israëlien) a eu un certain succès en étant distribué sous le manteau. Les gens voulaient voir l'autre point de vue. Et globalement, il semble avoir été apprécié en tant que tel. Il laisse quand même un goût amer pour un nombre de personnes, car le film n'esquisse pas une once d'excuse envers ceux qui ont été massacrés. Il est vrai qu'il sonne un peu "Ben ouais, y'avait un génocide sous nos yeux, on n'a rien fait. Comme on se sentait coupable, notre mémoire a donc préféré nous faire oublier la chose. Voilà quoi."

Et ça s'arrête là. Vu les massacres que ça a été, je comprends que certains libanais leur en gardent rancoeur....

 

 

Un baiser s'il vous plaît : J'ai A-DO-RE ce film ! Le plot du film se base sur la conséquence que peut avoir un simple baiser, normalement sans conséquences sur un couple. Et c'est drôlement bien foutu. La BO est pleine de musiques classiques qui sont un délice à l'oreille, l'histoire est bien menée, j'ai GRAVE surkiffé. J'ai adoré les dialogues entre les deux personnages principaux qui parlent de leur relation de manière totalement distante et qui sont incapables de lutter contre elle, de la façon dont tout s'agence. J'ai adoré. Je ne trouve pas d'autres choses à dire, tout garde un petit côté tellement authentique et tellement décalé que j'ai aimé. Et la conclusion est tout simplement magnifique !

 

 

 

  Le silence de Lorna : Encore un film dont j'ai raté le début, mais ce coup-ci... Je me suis fait atrocement chier. Au point que je n'ai pu continuer plus de 30 minutes. C'est long, c'est mou. Je me suis totalement ennuyé. Mais affreusement.

 

 

 

 

Du côté des courts-métrages, je n'ai pu en voir que trois (on peut les voir jusqu'à samedi, profitez-en ! ) :

 

 E-Pigs : Mon préféré des trois, sans nulle doute. Un film dont on sent l'inspiration de la Cité des Enfants Perdus de Jeunet avec un beaaaaaau filtre jaune, et qui a sans aucun doute bénéficié d'un budget plus que conséquent. Avec des cochons qui m'ont fait penser au délire de Masamune dans les derniers tomes incompréhensibles de Ghost In The Shell, j'ai juste été totalement aux anges !

 

 Vasco : Court-métrage d'animation, ce dernier part un peu en live. Je n'ai pas cherché à comprendre toute l'histoire, mais j'ai bien aimé la technique d'animation, ou plus précisément ces dessins avec un crayon gras. J'y ai trouvé un petit charme assez irrésistible.

 

 The night I became a doll : En fait, ce film m'a fait penser à ce qu'aurait pu être une histoire paralèlle à Evangelion : Et si Asuka avait choisi de devenir la poupée de sa mère. Sans compter qu'en plus que les persos sont roux, c'est difficile de ne pas faire le lien. Après, l'histoire n'a pas grand chose à voir. Mais bon... Pour le reste, c'est... Particulier quand même. Ca se regarde, mais je pense que c'est celui qui m'a moins intéressé des trois. Après, certains à-côté rappellent aussi  aussi cette sinistre affaire....

 

Et pis voilà, rien d'autre à ajouter ^^

Je suis plutôt satisfait de ce que j'ai pu voir, mais j'aurai aimé pouvoir en voir plus. Tant pis !

 

La bonne blague du jour : j'ai mis 5 heures en voiture à faire un chemin que je fais habituellement en 30 minutes en moto. La neige, ça ne pardonne pas... Sans compter que j'ai découvert un PV qui date du 4 Avril en arrivant chez moi. On a connu plus glorieux comme journée...

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Published by Corti Zone ou l'art d'être puceau sans le vouloir - dans Cinéma
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